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L’abjecte cérémonie d’inauguration du Gothard – Une insulte aux chrétiens de Suisse et à leur Dieu.

Note de La Lumière

Le 1er juin 2016, eut lieu la cérémonie d’inauguration du tunnel ferroviaire du Saint-Gothard, en Suisse, qui traverse le massif alpin sur 57 kilomètres. Il s’agit du plus long et du plus profond tunnel au monde. Un événement officiel auquel assistèrent des personnalités politiques : Angela Merkel (chancelière allemande), François Hollande (président de la République française), Matteo Renzi (alors président du Conseil des ministres d’Italie), et Johann Schneider-Ammann, président de la confédération helvétique.

Cette cérémonie d’inauguration aurait pu être un simple événement officiel tout à fait banal, mais il n’en fut rien. Le spectacle fut chargé de symboles occultes et des rituels satanistes furent, en fait, mimés, en réel…
L’on retrouve dans ce spectacle un nombre incroyable de symboles sataniques :
Hommes-esclaves (ouvriers) – « Illuminés » (en blanc) – Antichrist (androgyne ailé à tête de bébé) – Satan (bouc) – Esprits démoniaques (boules de paille vaudou) – Folie, soumission, sacrifice, orgie – Cataclysme (météorite) – 3 jours de ténèbres (3 fantômes blancs) – Mutation et renaissance des « Illuminés » (3 scarabées égyptiens) – Prostituée de l’Apocalypse (femme écarlate) – Fin des temps (horloge qui tourne à l’envers), etc.

Cette cérémonie d’inauguration aux allures clairement satanistes n’eut que très peu d’échos dans les médias et passa largement inaperçue des observateurs chrétiens ou n’attira pas beaucoup leur intérêt. Pourtant, à travers cette cérémonie publique chargée de connotations spirituelles, un puissant message retentissait : l’élite occulte mondialiste se dévoilait et manifestait désormais de manière visible l’allégeance des nations européennes à Satan ; cette élite entendait désormais inaugurer un Nouvel Ordre Mondial en Europe. La prise en compte de cette inauguration symbolique permet de comprendre la trajectoire spirituelle et politique de l’Europe entre 2016 et aujourd’hui, allant dans le sens contraire des Etats-Unis d’Amérique qui, depuis l’accession au pouvoir de Donald en janvier 2017, reviennent à Jésus-Christ : accélération de l’antichristianisme, avancement rapide de l’agenda progressiste transhumaniste, mise en place forcée d’une police de la pensée censurant les voix dissidentes (en particulier conservatrices), généralisation du mensonge dans les médias, imposition de lois morales et éthiques iniques, privation des libertés individuelles et instauration d’une économie et d’une société marxistes.



Par Niklaus Natacha

14 novembre 2020

Ce qu’il s’est passé en Suisse le 1er juin 2016 n’était pas l’anodine cérémonie d’ouverture d’un tunnel de base, mais un outrage envers les chrétiens de notre pays et envers notre Dieudémonstration d’une orientation très grave prise par nos autorités, sur le plan spirituel, qui ne pourra qu’attirer la colère de Dieu.

Parce qu’il s’agit d’un évènement important pour notre nation et pour nous en tant que chrétiens, nous vous proposons ci-après une étude détaillée du sujet, dont nous vous recommandons vivement une lecture attentive. Si vous en saisissez l’enjeu, VOUS POUVEZ DIRECTEMENT PASSER A L’ARTICLE PLUS BAS.

Si vous ne percevez pas l’importance de ce sujet, informez-vous au minimum par ce résumé :

  • La fête incluait une cérémonie officielle avec bénédiction œcuménique incluant l’islam, alors qu’il avait d’abord été omis d’y inviter un représentant protestant, et un énorme spectacle pétri d’impudicité et d’occultisme.
  • A part glorifier l’exploit technologique et le rabibochage que permettrait le tunnel entre la Suisse et l’Union européenne après un certain 9 février, la presse helvétique et les médias chrétiens n’ont rien dit sur la cérémonie d’ouverture. Nous dénonçons ce silence coupablesurtout de la part des chrétiens d’obédience évangélique, que l’immoralité et la prostitution spirituelle de cet évènement auraient dû faire réagir ! Seuls certains médias catholiques et séculiers étrangers ont osé se positionner clairement. Cette situation nous interpelle et nous fait honte. Elle nous fait craindre un jugement de Dieu sur notre pays.
  • Pour mieux comprendre les dessous de cet évènement, découvrez les origines historiques et mythologiques du Gothard : la légende du pont du Diable, enjambant les impétueuses gorges des Schöllenen, la vie de saint Gothard de Hildesheim et la raison pour laquelle l’on a donné son nom au fameux col suisse, le culte de sainte Barbe, toujours pratiqué sur les chantiers des tunnels aujourd’hui, les messes célébrées en son honneur durant les travaux du Gothard…
  • Vous apprendrez aussi qui sont les représentants conviés à la bénédiction œcuménique, ce qu’ils ont déclaré ou «prié» en substance, ainsi que l’illogisme statistique total de la représentation des confessions, révélateur d’une orientation spirituelle très précise de notre gouvernement.
  • Nous vous proposons, pour terminer, une analyse du spectacle d’inauguration du point de vue biblique, ainsi qu’une présentation de son auteurVolker Hesse, et de son arrière-plan culturel et artistique, pour tenter de mieux le cerner.

Avertissements et informations préalables

Au vu de la teneur du sujet abordé, nous recommandons aux jeunes lecteurs de lire cet article accompagnés de leurs parents. La majorité des scènes du spectacle en question peuvent être éprouvantes à regarder pour un chrétien authentique. Nous avons cependant perçu que nous devions prendre position face à cet évènement assurément plus important qu’il n’y paraît pour le peuple de Dieu et pour notre pays. Certains éléments étant tellement choquants, et afin que tous ceux qui le souhaitent puissent vérifier les informations citées ou pousser plus loin leurs recherches, nous avons indiqué toutes nos sources en fin de page. Ignorez simplement les appels de notes si des précisions ne vous intéressent pas. Tous les liens indiqués ont été consultés entre le 23 juin et le 8 juillet 2016. Nous ne nous identifions pas nécessairement avec tous les contenus et sites mis en lien dans cet article. 

Introduction

Sous-médiatisation

Après de nombreuses recherches, je suis frappée par la sous-médiatisation du spectacle d’inauguration en Suisse et par l’absence de réactions des médias chrétiens – en particulier francophones et romands. Il est déplorable de constater la démission du christianisme «évangélico-pentecôtiste» sur le sujet. D’une manière générale, l’on semble avoir passé sur cet immonde spectacle comme chat sur braises. Les «trous d’Emmental» dans la tenue de Doris Leuthard ou l’entorse de Didier Burkhalter[1] ont presque fait couler plus d’encre que la cérémonie à 8 millions de francs suisses… Symptomatique de notre monde contemporain qui monte en épingle les détails les plus insignifiants et fait preuve de la pire cécité face à des évènements gros comme des montagnes.

L’évènement

Le 1er juin et le week-end des 4 et 5 juin 2016, la Suisse a célébré l’ouverture du tunnel ferroviaire de base du Gothard. Avec ses 57 kilomètres, il est actuellement le plus long au monde. La fête incluait notamment une cérémonie officielle avec bénédiction œcuménique – voire inique, avec la présence de l’islam – de l’ouvrage, des traversées du tunnel et un énorme spectacle réunissant six-cents artistes. Invités parmi d’autres personnalités notables : le président français François Hollande, le premier ministre italien Matteo Renzi et la chancelière allemande Angela Merkel[2].

Pourquoi cet article

Au vu de l’absence d’analyses sérieuses et approfondies dans la presse, il n’est pas facile d’aborder un tel sujet. Mais en tant que chrétiens, nous percevons que cet évènement est très important pour notre pays sur le plan spirituel. C’est donc sans prétention, mais avec le souci de nous approcher au plus près de la vérité que nous avons entrepris ces quelques recherches. Tout apport complémentaire ou correction sont donc les bienvenus, pourvu qu’ils soient étayés. 

Appréciation des diverses réactions

Le silence de la presse helvétique

Dans la majorité des comptes rendus de l’inauguration de la presse suisse, la cérémonie d’ouverture est à peine mentionnée ; tout le poids est mis sur le succès de la réalisation technologique et surtout sur le «bien» que fera ce tunnel à la Suisse, dans ses relations avec l’Union européenne, après qu’elle a «si mal voté» un certain 9 février…[3] En lisant la presse du mois de juin, l’on a le désagréable sentiment d’une censure généralisée : «Surtout pas de vagues avec ce spectacle, il ne s’agit pas de perdre une miette des bénéfices financiers et politiques que ce tunnel nous a acquis.» Au mieux, l’on renvoie par lien au principal média ayant pris une position tranchée sur cette production, la BBC, en se moquant ouvertement de ses «moments les plus bizarres», reconnaissant avoir essayé d’expliquer ce qui s’y déroulait autant que faire se peut, sans que ce soit toujours possible[4].  

Absence d’analyse et incompréhension 

Puisqu’il n’y a eu aucune analyse sérieuse et approfondie de cette «superproduction» dans la presse de Suisse romande – omerta, incompétence ou acquiescement coupable ? – les interprétations tous azimuts ont forcément foisonné. A l’opposé, d’autres, préférant admettre qu’ils n’avaient pas les clés de décryptage d’un tel fatras de symboles et de messages codés, n’y ont vu que de l’absurde et de la démence et ont opté pour la dérision ou la satire, avec un goût parfois aussi douteux que l’original… En gros, quasi personne n’y a rien compris, et des évènements médiatiques d’importance effaçant rapidement les précédents (Euro de foot, référendum sur le Brexit, etc.), la majorité a donc choisi de rapidement tourner la page…

Monde politique suisse

Certains politiciens n’ont pas répondu à l’invitation, soit pour se consacrer à d’autres priorités, soit pour prendre position contre certains aspects de la cérémonie. Le conseiller national Jean-Luc Addor (UDC/VS) a boycotté l’évènement «en raison de la présence lors de la bénédiction de l’imam Bekim Alimi, qu’il estime trop proche de l’islamisme radical. Il s’en est plaint jusqu’à la conseillère fédérale Doris Leuthard»[5]. Une conseillère nationale UDC, Madame Sylvia Flückiger, a osé interpeller le Conseil fédéral sur le rapport entre nos valeurs fondamentales suisses et ce qu’elle a cru reconnaître comme des derviches tourneurs (confrérie musulmane soufie). L’on lui a répondu qu’il s’agissait de culture alpine : des «meules de foin dansantes»[6], ce qui lui a valu plusieurs réactions moqueuses ou ironiques[7].

Concernant ces bottes de paille, nous verrons plus loin de quoi il s’agit plus probablement. Mais la conseillère nationale faisait en réalité référence à cet extrait de vidéo sur grand écran. Dans tous les cas, nous saluons son courage, dans ce quasi-désert de prises de position de personnalités publiques et politiques. La NZZ traite le sujet de façon plus équilibrée et mentionne le déguisement «à cornes rouges» de la conseillère fédérale Doris Leuthard lors de sa récente participation au concert hard rock d’AC/DC. Soit dit en passant, ces «singeries» d’un membre de notre gouvernement ont suscité moins de polémiques que l’intervention tout à fait légitime et sensée de Madame Flückiger. 

Ecran géant installé lors de la cérémonie d’inauguration du tunnel de Gothard

Médias chrétiens

Comme dit plus haut, le silence des médias chrétiens d’obédience protestante-évangélique-pentecôtiste face à ce spectacle – particulièrement en Suisse, puisque l’évènement s’est produit en Suisse – est non seulement préoccupant, mais totalement inacceptable. Bien entendu, certaines personnes ont réagi à titre individuel, ici ou là, sur les réseaux sociaux, dans les commentaires liés à un article critique, ou par un entrefilet de quelque presse locale. Quant au nombre de vues élevé de certaines vidéos désapprouvant le show, l’examen global des réactions me fait fortement douter que la proportion de visionnements par des chrétiens soit supérieure. Et en tous les cas, bien que certaines prises de position aient pu nous échapper, ce ne sont de loin pas les réactions de médias chrétiens suisses et francophones qui ont été prédominantes sur ce sujet qui aurait dû créer un tollé dans le monde évangélique. Mon but n’est pas de leur jeter la pierre, mais j’ai été frappée de ne trouver aucune information à ce sujet sur ces sites cités en note[8]

Médias catholiques

En raison du caractère obscène et démoniaque évident de la production, quelques médias catholiques[9] ont réagi – ce que nous saluons – en contraste avec le lâche silence du monde protestant évangélique. En principe, nous ne devrions pas être moins outrés par l’immoralité et l’occultisme que les catholiques ; bien au contraire ! Et pourtant, les faits sont là. Y a-t-il une tragique interpellation à en tirer ? La plupart n’ont cependant pas proposé d’analyse ni de prise de position poussées, et il va sans dire que leurs tribunes ne concernaient pour la plupart que le spectacle, et non la cérémonie d’inauguration œcuménique à dominance catholique qui n’avait bien entendu aucune raison d’importuner la majorité d’entre eux. 

Un site[10] un peu plus pointu se réfère notamment à l’article d’un groupe de journalistes catholiques italiens[11] qui appellent à une prise de conscience et à une mobilisation face à un «nouveau monde» postmoderne. Au sujet de la cérémonie œcuménique, ils parlent d’une «nouvelle religion» – dans une perspective catholique, bien sûr, mais c’est assez rare pour le signaler : «(…) la façon honteusement “politiquement correcte” avec laquelle on a voulu que, d’un côté, la nouvelle infrastructure soit bénie, mais de l’autre, même le plus extrémiste des jacobinismes ne puisse rien trouver à redire.» Et voici leur description et réflexions sur le spectacle : «(…) une espèce de ballet néopaïen, “un potpourri pas toujours compréhensible, (…) un bestiaire carnavalesque de mythes alpins, cornes, tambours, trompettes, combinaisons orange, chorégraphies fumeuses, exhibitions de corps”. (…) Il est désormais clair que ce n’est que grâce à une grande aide d’En-Haut que l’on sortira de la crise historique à laquelle nous sommes confrontés.» Cet article renvoyait également en des termes très clairs à un site ayant analysé le spectacle[12] et «(…) tenté de décrypter l’inquiétant message ésotérique qu’une sélection d’images très suggestives transmettait ouvertement. Il s’agit évidemment d’une perception subjective, mais ceux qui oseraient dire que l’interprétation donnée ici n’est que du délire “complotiste” et qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat sont aveugles et/ou stupides. A l’examen attentif des images, il ne peut subsister aucun doute sur le caractère démoniaque du spectacle.»  Citoyen lambda et médias séculiers.

Les principaux éléments ayant fait réagir les médias et individus non évangéliques sont les suivants : le non-sens ou l’absurdité, l’absence de lien entre le spectacle et l’inauguration d’un tunnel, l’obscénité, la bizarrerie (voire la démence), la laideur imprégnant le spectacle d’un bout à l’autre. L’un d’eux ne voit aucun lien entre le multiculturalisme de la cérémonie œcuménique et l’ouvrage inauguré ; il critique «la représentation d’un artiste à l’esprit malade bourrée de symbolisme et complètement abstraite (…)»[13].

Une blogueuse[14] dénonce «le mauvais goût pour ne pas dire le glauque» d’un spectacle «qui a sans nul doute sévèrement entaché et discrédité la Suisse». Elle y relève une «forte dimension satanique (…)» et titre son article : «Saint-Gothard : une cérémonie détestable».  

Heureusement, quelques politiciens et médias non chrétiens ont également pris des positions profilées à ce sujet. Notamment l’article d’Edmond Furax de Délit d’im@ges[15] (site de culture alternative), repris par Les Observateurs.ch[16], nous paraît spécialement à propos ; nous nous permettons de le reproduire ici : «Dégénéré, indécent, horrible, démoniaque, pornographique… tels sont les qualificatifs qui se précipitent sous la plume après vingt minutes de visionnage de cette “cérémonie” où étaient conviés nombre d’officiels et trois mille invités… “De quel cerveau très malade a pu sortir cette ‘affrosité’ cacophonique?” est la première question qui vient.

Gottardo 2016 est “l’œuvre” de Volker Hesse, directeur artistique allemand, lequel n’a pu réaliser cette “prouesse” qu’avec l’assentiment et l’argent des autorités helvétiques, plus exactement celui des contribuables suisses. Revêtus de combinaisons orange, symbolisant les ouvriers du chantier, des danseurs s’agitent comme des robots-pantins désarticulés : quel bel hommage au travail accompli ! Puis déboulent des monstres velus et polychromes, pendant que des danseurs en sous-vêtements se trémoussent sur une remorque tels des possédés“anges” hideux, “animaux” satano-cornus, ectoplasmes inquiétants, des êtres effrayants miment des copulationsLes scènes incompréhensibles et malsaines se succèdent sur fond de hurlements, pendant que l’orchestre de l’armée suisse, impassible, joue sa partition. A noter, la présence d’humanoïdes au front ceint de ce qui ressemble étrangement à une couronne d’épines… Outre qu’il est inadmissible que la christianophobie s’immisce dans l’inauguration d’un tunnel que l’on a fait bénir par les représentants de toutes les religions, islam inclus… l’intérêt en ces lieux d’une telle attaque ne s’explique que par une grave pathologie mentale ou une possession avérée. Si très majoritairement la presse fut laudative, Gottardo 2016 fut la risée de quelques médias dont la BBC. Verdun avait offert à la France les délires indécents de l’Allemand Schlöndorff, la Suisse et l’Italie ont bénéficié de ceux de Hesse : à chacun son Volker !»

Dans la même ligne, Médias-Presse-Info a parlé de «L’inauguration scabreuse du tunnel du SaintGothard». Sous le titre «La cérémonie la plus étrange du monde pour la réouverture d’un tunnel dans les Alpes», un site français résume avec lucidité : «(…) des travailleurs qui marchent comme des robots, des danseurs à moitié nus qui s’étreignent sur un wagon après avoir jeté du talc, un bébé à tête géante avec des ailes, des hommes-bottes de paille qui se traînent par terre, des parades de têtes de bélier… Ils auraient pu se contenter de couper un ruban, mais non»[17]. Autre descriptif malheureusement très réaliste par RTL : «(…) des danseurs en caleçons se déhanchant sur des wagons marchandises, un homme à tête de bébé et équipé d’ailes, (…) des hommes grimés en bottes de paille se roulant par terre,… Une ambiance grotesque et bizarre (…)»[18]. Quant au site BuzzFeed News, il parle d’une cérémonie d’ouverture qui «fout les jetons» (notre traduction)[19].

Relevons le surprenant compte rendu positif du quotidien fribourgeois d’obédiance catholique La Liberté[20] dont l’auteur donne l’impression d’avoir vu un autre spectacle que le reste du monde et que les aspects de morale ayant fait réagir même des athées ne semblent pas émouvoir pour un sou… Mais le comble de l’ironie réside sans doute dans sa phrase de conclusion : «(…) Volker Hesse a axé son programme sur le mouvement plutôt que sur la parole, afin que tous les spectateurs puissent le comprendre sans problème.» En d’autres termes, si donc vous faites partie de la majorité des personnes n’ayant rien capté à cette «superproduction artistique», vous devez être de pauvres crétins, puisque tout a été fait pour que le plus ignare des citoyens le comprenne !

Avant de revenir sur l’analyse du spectacle et de la cérémonie œcuménique de «bénédiction» du tunnel, penchons-nous sur certains éléments historiques concernant le Gothard et certaines superstitions liées aux tunnels ; ces éléments nous éclaireront pour la suite. 

L’histoire du Gothard[21]

Les débuts du Gothard ont leur version historique et leur version légendaire.

Localisation et faits historiques

Pont du Diable (Schöllenen)

«Col alpin (2108 mètres) reliant les cantons d’Uri et du Tessin, situé sur la ligne de partage des eaux de la Reuss et du Tessin. (…) il est cité comme Monte Sancti Gutardi en 1237, du nom du saint bénédictin Gothard (961-1038), évêque de Hildesheim, (…). Point de rencontre entre les vallées de la Reuss et de la Léventine (axe Nord-Sud) et entre celles du Rhin antérieur et du Rhône (EstOuest) (…)»[22]. L’accès au col ne posa jamais de problème par le Sud, mais le passage du Nord fut entravé par les gorges des Schöllenen jusqu’au XIIe siècle, lorsque les Walser arrivèrent dans la région. Grâce à leur expérience acquise en Valais, ils contribuèrent fortement à l’ouverture de cette route en construisant le pont «écumant» (passerelles suspendues), surnommé «pont du Diable» à partir du XVIe siècle. Les historiens supposent qu’on commença à voyager par ces gorges vers 1200. Une jolie petite vidéo pour enfants résume cette histoire en quelques minutes ! 

En 1595, un pont de pierre à une arche fut construit. Le col demeura une voie muletière jusqu’à la construction d’une route carrossable au début du XIXe siècle. En 1707, l’on érigea un premier pont avec un tunnel de 60 mètres, le trou d’Uri, pour remplacer les passerelles. Il s’effondrera en 1888. L’on en voit des restes, ainsi que de celui de 1595, sous le deuxième pont construit en 1830.

En 1882, la ligne de chemins de fer du Gothard est inaugurée, avec son tunnel de 15 kilomètres. En 1980, le tunnel routier de 17 kilomètres est ouvert. Tous deux relient Göschenen à Airolo. En 2016, le tunnel ferroviaire de base de 57 kilomètres est inauguré.

La légende

Les habitants du canton d’Uri voulaient construire un nouveau pont en pierre. Les ingénieurs et le gouvernement furent rapidement d’accord : il était impossible de construire un pont sur les eaux si tumultueuses de la Reuss. Le maire lança alors : «Que le diable en personne le construise !» Celui-ci fut d’accord, à condition qu’on lui donnât la première âme qui le franchirait. Le maire accepta le marché. Mais malins comme sont les Uranais, au lieu d’une personne, ils envoyèrent un bouc en premier. Le diable fut si fâché qu’il lança un rocher pour détruire le pont ; mais il rata sa cible. Une variante de l’histoire dit qu’une femme pieuse traça une croix sur la pierre, ce qui découragea le diable qui prit la fuite en lâchant le bloc. Le rocher, désormais appelé la «pierre du diable», tomba près de Göschenen, où il est toujours visible. En 1977, le bloc de 2000 tonnes et 12 mètres de hauteur fut déplacé de 127 mètres pour laisser la place au chantier de l’autoroute du Gothard. L’opération coûta 300 000 francs suisses. C’est selon cette légende que ce pont s’appellerait encore aujourd’hui le «pont du Diable».

Qui était saint Gothard ?

Gothard de Hildesheim

En 1236, le col fut dédié au saint catholique romain Gothard de Hildesheim. Une chapelle à son nom y fut inaugurée en 1230, puis un hospice, mentionné dès 1237. Son nom, en allemand ancien Godehard, signifie «Dieu est force». Né en Bavière en 960, et mort en 1038 en Basse-Saxe, il était érudit et doué dans les arts. Son père était agriculteur, puis devint administrateur de l’abbaye bénédictine de Niederaltaich où Gothard suivit sa scolarité (théologie et sciences humaines). Après des études d’administration ecclésiastique à Salzburg, il y revint pour faire ses vœux à l’âge de 31 ans. Il fut ordonné prêtre deux ans plus tard, puis abbé vers 996. Il fut très impliqué dans la réforme clunisienne

A la mort de Bernard, en 1022, il fut choisi pour lui succéder comme évêque de Hildesheim par l’empereur Henri II, et ordonné archevêque de Mayence. A cette époque, Hildesheim était le centre politique et religieux de l’Empire. Il eut une très forte influence sur son époque et plusieurs légendes s’attachèrent à sa vie. 

En tant qu’enfant de chœur, il aurait porté des charbons incandescents dans son habit sans être brûlé. Il aurait aussi ramené des morts à la vie pour qu’ils puissent confesser leurs péchés, après quoi ils se seraient rendormis. Il fut le premier Bavarois à être canonisé, en 1131, par le pape Innocent II. Notons qu’en 1139, ce même pape convoqua le concile de Latran pour condamner deux groupes de véritables chrétiens, et qu’au moins un autre frère y fut excommunié. La basilique de Hildesheim fut édifiée en l’honneur de Gothard ; ses reliques y sont conservées, dont ses os. Lors de la première fête du saint, l’on rapporte que cinq miracles eurent lieu, ce qui contribua à ce que son culte se répandît dans toute l’Europe. L’un des symboles qui le représentent est le dragon ou serpent ancien ![23] Il est notamment le patron ou protecteur des marchands itinérants, ce qui explique pourquoi le col fut placé sous son patronage.

Comme pour la plupart des autres thèmes de l’histoire de l’Eglise de 300 à 1500 apr. J.-C., les documents ont presque exclusivement été écrits par l’institution catholique romaine. Une recherche ordinaire sur Gothard ne fait par conséquent ressortir que des éléments élogieux sur sa vie et il est très difficile d’en savoir plus à son sujet… 

Culte à sainte Barbe et messes sur le chantier du tunnel

Sainte Barbe célébrée dans le tunnel

Une autre forte idolâtrie est liée à l’histoire des tunnels : celle de sainte Barbe, soi-disant protectrice des architectes, géologues, pompiers, mineurs, ingénieurs, etc. La vénération de la sainte semble remonter au Ve siècle. Le lien entre elle et les pompiers, artificiers, etc. viendrait du fait que son père aurait été frappé par la foudre après l’avoir décapitée. Au XVe siècle, son culte répondait à la superstition que la nature se vengerait des hommes qui oseraient percer des tunnels ou creuser des mines. Bien que les théologiens catholiques mettent en doute son existence, son culte est encore très répandu au IIIe millénaire, en Europe et dans le monde. C’est également le cas au Gothard, où l’on trouve près d’une demi-douzaine de statues de sainte Barbe. Aujourd’hui encore, avant d’entamer le chantier d’un tunnel, un abbé bénit la statue de la sainte et les ouvriers assistent à cette cérémonie. «Les progrès techniques ne semblent pas affaiblir le culte de cette sainte, révérée à l’origine par les catholiques et les orthodoxes. (…) Même le responsable du tunnel à Bodio, Jens Classen, un ingénieur environné d’objets high-tech, a pris une statue de la sainte avec lui»[24].

Sur le chantier du tunnel sous la Manche, le seul jour chômé était celui de la fête de la sainte. Des congés, messes et festivités ont également eu lieu sur le chantier du Gothard à cette date. Plusieurs médias romands commentaient récemment une photo de cérémonie en l’honneur de sainte Barbe : «Ce n’est pas la première fois que les ecclésiastiques diront une messe dans le tunnel de base du Gothard»[25]. L’on trouve notamment deux comptes rendus de messes[26] en l’honneur de cette sainte ayant eu lieu sur le chantier du Gothard, en 2003 et 2007.

Les progrès de la technologie et de la science, ainsi que les prétendues Lumières, n’ont évidemment rien changé aux ténèbres du cœur humain toujours porté dans sa nature profonde à l’idolâtrie, à l’occultisme et au rejet du Dieu vivant, seul capable de protéger et de racheter ses créatures

La cérémonie œcuménique de «bénédiction»[27]

Le 31 mai dernier, la rencontre des ministres des transports des pays alpins a marqué le début des célébrations de l’inauguration. La société Alptransit SA a officiellement remis l’ouvrage aux CFF. Le 1er juin, les festivités ont débuté par une cérémonie «interconfessionnelle» de «bénédiction» du tunnel de base par un abbé, une femme pasteur protestant, un rabbin, un imam, et une personne représentant les citoyens sans confession.

Or sans l’intervention de la FEPS (Fédération des Eglises protestantes de Suisse), l’on aurait tout simplement «omis» de convier un représentant protestant. La fédération précise : «Il s’était passé la même chose lors de l’inauguration du tunnel du Lötschberg. Nos membres avaient alors réagi. Cette année, nous avons été attentifs à la nécessité d’avoir un représentant de la FEPS sur place. Un mandat a été donné dans ce sens.» L’ancien parlementaire fédéral et conseiller d’Etat Claude Ruey s’est dit choqué par cette situation et a dénoncé : «L’absence d’un protestant à cette cérémonie est une faute politique»[28].

Cette situation et la cérémonie œcuménique sont révélatrices de la position très préoccupante des dirigeants de notre pays

D’une part, une telle cérémonie démontre ou confirme – si besoin était – l’abandon définitif du christianisme par la majorité des membres de notre gouvernement. En français, cela s’appelle «apostasie». Ils prennent ici une position très grave, signifiant au peuple suisse et au monde entier qu’il ne reste pour toute identité spirituelle dans notre pays que des oripeaux de religions tous azimuts que l’on ne conserve que pour la forme : par esprit de consensus, pour ne pas faire de vagues, comme l’on concéderait les caprices de chaque membre d’une grande fratrie sur laquelle l’on n’aurait plus aucune autorité ? Pour préserver un certain «folklore culturello-spirituello-religieux» vidé de tout sens et de toute puissance ? Par superstition, pour conjurer le mauvais sort ? Pour tenter de reconstituer de bric et de broc une identité suisse que l’on s’applique paradoxalement à démanteler depuis des dizaines d’années ? Ou par à-plat-ventrisme devant un sacro-saint multiculturalisme, maladroite mascarade révélant les pressions très réelles de toutes les communautés et groupes d’influence haïssant le Dieu de la Bible et travaillant à l’éradication sans délai d’une culture y relative en grande partie fondatrice de notre nation?

D’autre part, le fait que l’on se soit abstenu ou que l’on ait négligé d’inviter un représentant de l’une des deux principales communautés religieuses de notre pays – le protestantisme, dont la Suisse fut l’un des hauts lieux en Europe ! – dénote également un abandon et un mépris de valeurs intrinsèques de notre nation, au profit de religions issues d’autres cultures ou de l’athéisme. A moins que ce ne soit de la lâcheté ou pire, une proclamation urbi et orbi d’adhésion de la Suisse à la nouvelle religion globale et universelle tolérant toutes les orientations religieuses, idéologiques et morales possibles à l’exception de la foi biblique en JésusChrist[29]. Cette prise de position honteuse de notre gouvernement demande une explication plus convaincante que la raison évoquée par le Département fédéral des transports d’avoir constitué un groupe de travail ne comptant qu’un responsable par communauté spirituelle, soit un chrétien, un Juif, un musulman et un «sans confession». Un rappel des proportions des communautés religieuses de notre pays s’impose, pour pouvoir mesurer l’illogisme statistique[30] de la «mixture œcuménique» concoctée par nos autorités :

Si l’on additionne les romains (38 %) et les orthodoxes (2,2 %), l’on arrive approximativement à 40 % de catholiques. En regroupant les membres des églises nationales protestantes (26,2 %) et des différentes communautés protestantes représentées en jaune ocre (3,5 %), l’on obtient environ 30 % de protestants. Le troisième groupe dans l’ordre d’importance est constitué par les personnes «sans appartenance religieuse», avec environ 20 %. Or le représentant de la deuxième communauté majoritaire de Suisse n’avait préalablement pas été invité à la cérémonie, alors que celui de la quatrième communauté (musulmane – 5 %), largement inférieure en nombre, avait été convié. 

Les représentants religieux présents à la cérémonie d’inauguration du tunnel du Gothard

Relevons qu’à notre époque, pour ne pas éveiller la colère de la déesse «laïcité» et désamorcer toute éventuelle levée de bouclier anti-islamique, on a généralement soin de faire figurer un Juif partout où l’on expose un musulman ; il s’agit d’une sorte de «parité» maladive de surface, telle qu’on la pratique pour apaiser les femmes et les handicapés potentiellement frustrés, et absolument pas d’un souci de représenter la communauté juive qui, statistiquement d’ailleurs, est la moins importante de Suisse… Nous y reviendrons, mais notons au passage qu’aucune allusion à la culture juive n’a été intégrée au melting-pot outrancier du spectacle d’inauguration du Gothard.

Si la neutralité spirituelle existait, nous pourrions considérer ce genre de cérémonie comme du «pieux théâtre» vide de sens. Mais la réalité est tout autre. Martin Werlen[31] est un bénédictin (même ordre que saint Gothard), ancien abbé d’Einsiedeln (haut lieu du catholicisme), confirmé par JeanPaul II ; il a salué le fait que le 1er juin a «donné diverses impulsions à l’œcuménisme dans notre pays» ainsi qu’un «(…) projet grandiose du “vivre ensemble”», en parlant du tunnel de base. Il s’est réjoui que les chrétiens aient parlé d’une seule voix.[32] Face à la polémique évoquée plus haut, il «avait proposé qu’une seule personnalité, qu’elle soit protestante ou catholique, soit désignée pour participer à la bénédiction», puis regretté la décision d’une double délégation protestante et catholique, «déplorant en particulier que les chrétiens ne soient pas encore prêts à se faire représenter par une seule personne»[33] et «l’affaiblissement du témoignage œcuménique»[34]

La femme pasteur protestante Simona Rauch a prié pour les ouvriers morts sur le chantier, évoqué l’intercession de sainte Barbe et prôné le sacro-saint concept impérieux du «vivre ensemble».

Pour Pieter Zeilstra, chef de la division Sécurité de l’Office fédéral des transports, représentant les personnes sans religion, «le tunnel relie des régions, des cultures, des langues, mais aussi des religions et des personnes qui n’appartiennent à aucune religion. Ce qui les relie est la confiance dans la puissance du bien qui réside en l’homme»[35].

Quant à l’imam de Wil d’origine macédonienne, Bekim Alimi, délégué de la Fédération d’organisations islamiques de Suisse (FOIS)[36], il est loin d’avoir fait l’unanimité de par ses contacts en Albanie avec des «prédicateurs extrêmement radicaux», contrastant de façon troublante avec ses discours modérés parus dans les médias alémaniques.[37] 

Cette cérémonie n’était donc ni neutre et tolérante envers tous ni, pour ce qui concerne le christianisme, représentante de tous les chrétiens, mais, contrairement à ce qui a été écrit, une profession de foi œcuménique avec forte imprégnation et démonstration de la domination catholique – ce qui est un pléonasme –, sur fond d’humanisme multiculturaliste militant déifiant «la bonté intrinsèque de l’être humain» (voir la citation de Pieter Zeilstra), plaçant l’islam au-dessus du protestantisme et condamnant implicitement l’attachement à une quelconque particularité identitaire, culturelle ou religieuse, comme par exemple : une foi en Jésus-Christ, vivant et ressuscité (seul Sauveur et médiateur entre Dieu et les hommes), uniquement basée sur la Parole de Dieu, la Bible, et sur aucune autre tradition humaine. Traduits en clair, c’est ce que signifient ces propos allusifs de Martin Werlen : «Par ce tunnel de base, nous exprimons notre reconnaissance envers des gens qui n’ont pas eu seulement une vision étroite»[38].

Le spectacle

L’auteur : Volker Hesse

Volker Hesse ©Judith Schlosser

Connaître les grandes lignes de la vie du producteur artistique mandaté par nos autorités nous permettra de mieux cerner la nature de sa création.

Le metteur en scène allemand est né le 30 décembre 1944[39]. Fils d’un directeur d’opéra, il suit des études de théâtre, de langue et littérature allemande et de philosophie. Il consacre son travail de doctorat à l’œuvre du dramaturge suisse Bernhard Diebold[40], dont l’ouvrage de référence est Anarchie im Drama («L’anarchie dans le théâtre»). En 2010, il reçoit la distinction la plus importante de la vie théâtrale de Suisse, l’anneau Hans Reinhart. Selon le site de la Confédération, «Volker Hesse a été distingué en raison de la qualité de ses mises en scène (…).» Il réalise également les jeux de Tell à Altdorf en 2008 et 2012[41].

Concernant son orientation artistique, notons qu’il a mis en scène en 1985 la pièce Heinrich oder die Schmerzen der Phantasie («Henri ou la douleur de la fantaisie») de Tankred Dorst[42] et en 1983 Nathan der Weise («Nathan le Sage»)[43] de Gotthold Ephraim Lessing[44]. Le premier auteur est inspiré par le théâtre de l’absurde (Ionesco, Giraudoux, Beckett). Le second est une grande figure des Lumières et sa pièce un plaidoyer pour la tolérance religieuse, dans le sens d’une mise à égalité des religions monothéistes. Il a également monté plusieurs pièces de l’auteur Arthur Schnitzler dont les œuvres furent souvent controversées pour leur description crue de la sexualité ; après la sortie d’une de ses pièces, ce dernier fut qualifié de pornographe.[45] 

Interviewé sur sa création[46], Volker Hesse dit qu’il a voulu montrer la dureté du combat de l’homme contre la pierre, et travailler sur cet axe Nord-Sud, en faisant se rencontrer les mythes des deux régions. Par exemple, à la fin du spectacle, quand les démons commencent à «devenir bizarres», selon ses termes, c’est en raison de ce mélange avec la culture du Sud… Vu la scène évoquée, doit-on comprendre que la culture du Sud consiste pour lui en jubilations démoniaques, débauche sexuelle et zoophilie…? Non, certainement pas ; je sais, je ne comprends rien à l’art. 

D’autre part, il n’a pas voulu donner une image de carte postale de la Suisse, car le Gothard n’a rien d’idyllique. Sur ce dernier point, accordons-lui qu’il a réussi à transmettre au monde entier une image totalement dégradante de notre pays

Le sacre du Gothard

La première partie de son spectacle porte le titre «Le sacre du Gothard», en référence au Sacre du printemps de Stravinsky (œuvre sous-titrée : Tableaux de la Russie païenne en deux parties)[47]. Le deuxième volet dépeint les peurs que les populations des montagnes avaient des esprits méchants qu’ils attribuaient aux forces de la nature. La troisième partie est une fête exubérante et anarchique illustrant la rencontre entre les esprits du Nord et les esprits du Sud.

Comment comprendre ce spectacle?

A ce lien, le metteur en scène Volker Hesse répond à Madame Flückiger concernant son intervention : «On ne doit y voir aucune danse derviche. Mais on le peut.» Il nous donne ici la clé d’interprétation de son spectacle : ne rien devoir y voir, mais pouvoir y voir tout ce que l’on veut… Quoi de plus confortable que ce relativisme qui imprègne le monde artistique de notre époque ? L’artiste est ainsi déresponsabilisé de ses productions, puisque c’est celui qui les consomme qui doit leur donner le sens qu’il souhaite. Ceci ouvre la porte à tous les débordements, et compromet toute censure !  Le spectacle de l’inauguration du Gothard en est un exemple parfait : il est rempli d’impureté et d’abominations, mais ce sont nous qui y voyons ces choses qui risquons de passer pour avoir un problème !… 

Analyse du spectacle d’inauguration du point de vue biblique

Si l’on exclut toute dimension spirituelle de ce spectacle, l’on le considère alors d’un point de vue temporel et, soit on en apprécie le rythme, la musique, l’art absurde et les aspects mythiques, légendaires et de liberté des mœurs sans rien percevoir d’autre en arrière-fond, soit – comme la plupart des gens normalement constitués – l’on est mal à l’aise, troublé, dérangé par une atmosphère bizarre et malsaine, et dégoûté par la disharmonie, la laideur, le non-sens et l’obscénité qui imprègnent toute la production. 

Or en tant que chrétiens nés de nouveau, nous savons que notre monde est en priorité spirituel, puisqu’il a été créé physiquement par la Parole de Dieu (selon Jean 1 : 1-3). Par conséquent, une absence de spiritualité ou une neutralité spirituelle n’existent tout simplement pas. C’est donc du point de vue de la Parole de celui qui a tout créé (la Bible) que nous devons tenter d’analyser et de comprendre la signification et les messages transmis par ce spectacle.

Certains chrétiens ou d’autres personnes y reconnaissant une dimension spirituelle, se sont lancés dans des analyses tous azimuts. En tant que chrétiens – de Suisse, en particulier –, il nous a paru important de ne pas rester silencieux, mais de prendre position sur ce sujet délicat, pour aller à contrecourant d’une apathie quasi généralisée dans notre pays, et de faire ressortir quelques éléments-clés dont nous devons prendre conscience. Le mouvement artistique mainstream reflète et promeut toujours les courants de pensée dominants, ou en phase de le devenir. Sans avoir la prétention de tout comprendre et d’être en mesure de tout décrypter, nous avons entrepris quelques recherches, basés sur la Parole de Dieu et comptant sur l’aide et le discernement que nous donne le Saint-Esprit quand nous cherchons la vérité.

Je ne recommande pas le visionnement de ce spectacle, en particulier pour les enfants et les jeunes gens ; il est d’ailleurs pénible à regarder pour tout disciple de Jésus-Christ digne de ce nom, quel que soit son âge. Cependant, pour ceux qui voudraient s’éviter cet exercice désagréable tout en se faisant une idée de l’essentiel, je vais renvoyer à certaines séquences précises des vidéos disponibles sur SRF[48]

Humanité hermaphrodite, bisexuelle et débauchée / théorie du genre

Le modèle ou la norme présentée dans le spectacle est un genre humain «affranchi» de toute morale et de toute pudeur qui s’adonne à une sexualité débridée. La majorité de ces êtres sont androgynes et/ou bisexuels et ils miment de façon ostentatoire et éhontée : des relations ou jeux homosexuels ou hétérosexuels, des orgies, de la zoophilie… Sans parler des gestes lubriques répétés du bouc (représentant le diable) et de beaucoup d’autres personnages du spectacle. Dans la première partie (portail Nord), c’est selon toute vraisemblance un transgenre (corps d’homme avec une poitrine de femme) qui a été choisi pour incarner un soi-disant «ange» à ailes et avec une tête de bébé mort [NP-07:29]. Cette représentation subjective et dénaturée des créatures humaines de Dieu – créées distinctement homme et femme (voir Genèse 1:27) et destinées à avoir des relations hétérosexuelles dans le seul cadre du mariage (voir Genèse 2:24) – révèle le courant de pensée dominant, ou en train de le devenir, dans ce domaine : la théorie du genre[49], prétendant que les aspects physiologiques n’entrent pas en ligne de compte pour la détermination du genre, mais que tout être humain est libre de décider auquel/auxquels il appartient.

Ridiculisation et mépris de Jésus-Christ

Bien que tout le spectacle soit empreint d’idolâtrie et de glorification de toutes sortes d’entités et rites spirituels occultes, un élément qui a pu paraître anodin à plusieurs est en fait très grave et très significatif pour nous chrétiens. Au cœur d’une procession celtique/druidique (adoration des esprits de la nature, etc.), une sorcière ou prêtresse de ces rites païens brandit un petit agneau en peluche qu’elle s’apprête à sacrifier [NP-14:54]. Ridiculisation et mépris du sacrifice unique et suffisant de Jésus-Christ pour racheter toute l’humanité (voir Hébreux 9:28) par une reproduction singée et démoniaque de son sacrifice, dédiée à des entités spirituelles païennes. La messe catholique[50] repose sur le même principe antibiblique et mensonger de «répétition» du sacrifice de Jésus sous-entendant que l’être humain pourrait participer à son salut par ses œuvres. Ce spectacle semble vouloir indiquer que la page de l’Evangile de vérité et de la culture qui lui est inhérente a été tournée, ou enjoindre le monde à finir de la tourner rapidement. 

D’ailleurs, selon certains observateurs, nous aurions déjà quitté le postmodernisme pour entrer dans une ère de postchristianisme. Comme au travers de la cérémonie œcuménique de bénédiction du tunnel, nous sommes priés de comprendre que l’on tolérera encore des rites et signes extérieurs de nos deux religions d’Etat majoritaires – ingrédients indispensables d’une nouvelle religion globale morte –, mais que l’essence même du christianisme doit être bannie, car considérée comme caduque. Le Seigneur lui-même nous a informés de l’orientation que prendrait l’humanité dans les derniers temps : ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. II Timothée 3:5

Occultisme et sorcellerie

Une analyse du spectacle par deux commentateurs de Jésus-Christ TV[51] d’arrière-plan africain apporte un éclairage bienvenu sur des pratiques occultes qu’ils connaissent bien parce qu’elles faisaient partie de leur culture, avant leur conversion. En revanche, certaines de leurs déductions me paraissent hâtives ou exagérées. Je ne peux donc pas pleinement recommander ce documentaire, également parce qu’il est monté «à l’américaine», repassant en boucle certaines images déjà pénibles à voir une seule fois pour un chrétien, ce que je ne trouve ni bénéfique ni utile. En dernier lieu, cette vidéo est très longue. Mais elle est très instructive sur certains points. 

Concernant les «bottes de paille»[52] dont nous avons parlé plus haut, selon la réponse de notre gouvernement à Madame Flückiger, il s’agirait de culture alpine ; certes. Rappelons que notre culture ancestrale est tout autant imprégnée de religion chrétienne – plus ou moins authentique – que de rites, croyances et superstitions païennes occultes, pour beaucoup intégrées au catholicisme dès le IVe siècle, de façon encore plus marqué dans les régions qui étaient retirées, pauvres, et où l’instruction était limitée.

Mais selon ce documentaire d’analyse, il s’agirait de rites vaudous. Bien que l’on ne puisse pas exclure les rituels alpins – de toute façon, la source démoniaque est la même – après avoir vu ces images, la similitude est si frappante que l’origine vaudou paraît beaucoup plus vraisemblable [JCTV-29:58-31:30]. 

Un autre point troublant concerne les danses et certains gestes qui semblent aussi clairement issus de ce culte. Cet extrait montre la similitude entre les danses vaudous d’invocation d’un faux pasteur en France et celles exécutées dans le spectacle, notamment sur le wagon marchandises [JCTV-08:1009:10] ou par les personnes en sous-vêtements dans la deuxième partie, au portail Sud. A peu près au même endroit, une autre gestuelle troublante semble mimer une possession démoniaque de ces hommes et femmes dont la poitrine se soulève par spasmes alors qu’ils ont l’air absents ou sous hypnose [JCTV-57:34-57:50]. Précisons que cette scène survient après le mime d’une orgie. A plusieurs reprises dans le spectacle, un geste spécifique se répète : un personnage – principalement le démon ailé ou le bouc représentant Satan – montre son derrière. Le frère commentateur nous apprend qu’il s’agit de la façon dont les sorciers maudissent les gens en Afrique [JCTV-18:04-18:20]. Ce n’est donc pas un geste de chorégraphie anodin, mais une malédiction destinée à toute personne regardant ce spectacle. En Jésus-Christ, par sa grâce, nous sommes gardés de toute malédiction, selon la promesse d’Esaïe 54:17. 

Un dernier élément à relever est cet aspect de glorification, voire d’idolâtrie de la technologie et de la science : l’être humain capable de «dépasser Dieu» et de prendre sa place, rébellion suprême contre son Créateur. Tout le projet du Gothard est empreint de cet esprit. Nous vous recommandons à ce sujet l’article que nous avons publié sur le transhumanisme[53], et en particulier les propos de Mark Pesce et du physicien Richard Seed, pages 2 et 4, qui nous rappellent si besoin que la science ne connaît aucune «neutralité temporelle». Au contraire, elle est utilisée comme moyen de promotion d’une orientation spirituelle, dans la majorité des cas : antichrist. 

Symmetry

Si certains souhaitent s’en convaincre, je les invite vivement à visionner la bande-annonce du film Symmetry («Symétrie») produit par le CERN[54], dans lequel plusieurs éléments du spectacle du Gothard se retrouvent : danses d’invocation, traversée d’un tunnel ou d’un voile pour accéder à une autre dimension spirituelle, tenue impudique et orgies faisant partie du rite d’initiation, présence d’un prêtre ou sorcier occulte, fin du temps symbolisée par les aiguilles folles d’une montre [SP28:40], etc. Le titre fait référence à une symétrie de deux dimensions (matérielle et spirituelle) qu’on pourrait traverser pour dépasser ses limitations humaines et trouver Dieu et l’éternité grâce à la technologie, par ses propres forces, hors de Christ, afin de devenir à son tour un dieu. Voici un extrait du résumé du film sur le site en note ci-dessus : «(…) un physicien moderne à la recherche de la plus petite particule primordiale (…) découvre un amour infini…»

Le producteur artistique Volker Hesse, dans une interview citée plus haut (voir «L’auteur : Volker Hesse», dans cet article), met également en avant cet aspect de connexion entre deux mondes, au moyen d’un tunnel. Comme dit, il a voulu travailler sur la rencontre entre la culture, les mythes et les démons du Nord et du Sud, la troisième partie de sa création étant «une fête exubérante et anarchique illustrant la rencontre entre les esprits du Nord et les esprits du Sud».

Autres points troublants

Ce spectacle est indéniablement une cérémonie d’invocation sataniste à peine voilée par un imbroglio de symboles puisés dans à peu près toutes les cultures disponibles sous le soleil… Il est donc quasi impossible de tous les analyser, et ce n’est pas notre but, la source en étant manifeste. Il y a néanmoins encore quelques points qui nous interpellent fortement et que nous mentionnerons sans les développer, les laissant à votre propre réflexion et discernement :

  • La deuxième partie du spectacle au portail Nord est caractérisée par des rites celtiques[55]. Vers [NP-20:00], lumière rouge et fumée annoncent un sacrifice. Dès [NP-22:00], le peuple se défoule sans limites sous les saluts et l’approbation du pape [NP-22:25]. 
  • C’est dans ce contexte de divertissement débauché et de cérémonies païennes [NP-26:00] qu’apparaît furtivement vers [NP-26:32] un roi tenant une tête de femme décapitée avec un voile couleur sang accroché à ses épaules. Vers [NP-27:44], l’on l’aperçoit à peine, mais les fêtards s’amusent à lancer la tête en l’air et à la rattraper. Puis vers [NP-28:54], une jeune femme est couronnée avec cette tête décapitée… → Qui représente cette femme décapitée ? Qui couronne-t-on avec sa tête ?
  • Vers [SP-21:55], une femme enceinte habillée de rouge écarlate entre en scène, portant un sac à main à drapeau suisse. Elle se comporte comme une prostituée et aguiche le bouc – représentant le diable ou Baphomet[56] – par des gestes suggestifs. Celui-ci a une relation sexuelle avec elle, après avoir auparavant copulé avec une sorte de chèvre ou bouquetin. → Que doit-on comprendre quand la Suisse est incarnée par une femme qui fait penser à la prostituée d’Apocalypse et se reproduit avec un démon – ou dans le «meilleur» des cas, pour les athées, avec un bouc ? Il y a beaucoup de choses que Volker n’explique pas… Il nous dirait peut-être qu’il ne faut pas voir des symboles partout dans une «fête exubérante et anarchique». Soit. Mais pour la zoophilie, Volker, épargnez-nous le truc de la culture alpine, cette fois.

En conclusion

Monument du Lion à Lucerne en Suisse (Löwendenkmal)

La cérémonie d’inauguration du Gothard est premièrement une insulte aux chrétiens de Suisse et à leur Dieu ! Nous condamnons avec la plus grande véhémence de telles immondices et abominations commanditées par nos autorités, nous en avons honte et nous nous en distancions en tous points.  D’autre part, nous tremblons à l’idée de la colère de Dieu que ces faits gravissimes attireront sur notre nation… Pauvre de toi, mon pays, qui as oublié ton Créateur et méprisé sa bénédiction dont tu profites pourtant, surtout depuis l’arrivée en masse de chrétiens authentiques au XVIe siècle…

Prends pitié, Seigneur, visite-nous encore et révèle-nous le plan que tu as pour notre nation et pour nous qui gardons en Suisse le témoignage de ta Parole.

Frères et sœurs de Suisse et d’ailleurs, prions pour l’une des nations les plus riches et les plus misérables du monde… Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Apocalypse 3:17-19.

Switzerland, quo vadis ?…

Natacha Niklaus

Recherches, rédaction et mise en forme : APV Date de parution sur www.apv.org : 11 juillet 2016 – v. 13.07.16.

Notes :


[1] http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/23932153  

[2] https://www.uvek.admin.ch/uvek/fr/home/detec/conseillerefederaledorisleuthard/manifestations/gotthardbasisitunneloffizielleeroeffnungundvolksfest.html // http://www.laliberte.ch/newsagence/detail/lesfestivitesdinaugurationdutunneldebutent/348493#.V3ib6KFsui // http://www.gottardo2016.ch/fr // http://www.rts.ch/info/dossiers/2016/gothard/  

[3] Quelques exemples de ce discours unilatéral parmi des dizaines d’autres : http://www.arcinfo.ch/articles/suisse/gothard2016unsymboledouverturesurlue541104 //

http://fr.euronews.com/2016/06/01/lenouveautunneldugothardensuisseprodigetechniqueetsymboledelunite/ // http://www.laliberte.ch/newsagence/detail/lesmediasdumondeentiersemontrentelogieux/348665#.V3aJdqKFsuh  

[4] http://www.bbc.com/news/inpictures36428799?SThisFB  

[5] http://www.lematin.ch/suisse/sechentceremonie/story/30968117  

[6] En allemand : http://www.srf.ch/kultur/gesellschaftreligion/vielwirbelumeinenheuhaufen

[7] http://www.rts.ch/info/suisse/7784949lesdervichestourneursdugothardetaientdesmeulesdefoindansantes.html 8 http://www.nzz.ch/schweiz/gotthardtunneleroeffnungallahamgotthardld.87196  

[8] Ze Mag, EnseigneMoi, TopChrétien.com, Michelle dAstier de la Vigerie, Aleloo magazine, FEPS, FEV, FREE, Réseau évangélique suisse, Protestinfo.

[9] http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/06/sc%C3%A8nessataniqueslorsdelinaugurationdunouveautunneldusaintgothard.html // http://docteurangelique.forumactif.com/t20869spectacleneopaiensataniqueautunneldugothard1erjuin2016  

[10] http://benoitetmoi.fr/2016/actualite/spectaclesataniqueautunneldugothard.html  

[11] http://www.lanuovabq.it/it/articolidahiroshimaalgottardoeccolanuovareligione16420.htm  

[12] http://vigilantcitizen.com/vigilantreport/openingceremonyworldslargesttunnelbizarreoccultritual/  

[13] https://www.facebook.com/Resistance.helvetique  

[14] https://economicblogs.ch/lilianeheldkhawammania/2016/heldkhawamsaintgotharduneceremoniedetestablelilianekhawam  

[15] http://www.delitdimages.org/inauguration/  

[16] http://lesobservateurs.ch/2016/06/06/linaugurationtresbizarredutunneldugothardvideo/  18 http://www.mediaspresse.info/  

[17] http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/ceremonieplusetrangemondereouvertureduntunnelalpes/  

[18] http://www.rtl.fr/actu/international/videodanseursamoitienusettetedebebegeanteletrangespectacledinaugurationdutunneldusaintgothard7783481611  

[19] https://www.buzzfeed.com/fionarutherford/theworldslongestrailtunnelhadaverycreepyopeningcer?utm_term=.nsP9v1j7y#.jeA2R38YK  

[20] http://www.laliberte.ch/newsagence/detail/volkerhessepresenteunspectaclerythmedesdeuxcotesdutunnel/348650#.V3zGiKKFsuh  

[21] Sources pour l’histoire et la légende du Gothard : www.hlsdhsdss.ch/textes/f/F7466.php //

http://www.passosangottardo.ch/fr/sangottardo/storia.html // https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_du_SaintGothard // http://www.wanderland.ch/fr/services/curiosites/sehenswuerdigkeit0285.html // http://www.sgkgs.ch/de/Kulturgueter1/HistBautenBaudenkmaeler/Uri/AndermattAlteTeufelsbruecke // http://www.ednp.ch/static/gothard.html // https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_du_Diable_(Suisse) // http://www.rts.ch/emissions/tempspresent/politiquesuisse/2429377gothardlavengeancedudiable.html // https://en.wikipedia.org/wiki/Gotthard_Pass // Histoire récente du Gothard, dès 1805

[22] http://www.hlsdhsdss.ch/textes/f/F7466.php  

[23] http://catholicsaints.info/dragon/  

[24] http://www.laliberte.ch/newsagence/detail/lesouvrierscontinuentdesenremettreasaintebarbe/348482#.V3PR16KFsuh  

[25] http://www.laliberte.ch/newsagence/detail/lesfestivitesdinaugurationdutunneldebutent/348493#.V3PhsqKFsuh  

[26] https://www.alptransit.ch/fr/recherche/?q=messe&id=26&L=1  

[27] Sources non citées dans le texte pour ce paragraphe : http://www.laliberte.ch/newsagence/detail/lesfestivitesdinaugurationdutunneldebutent/348493#.V3PhsqKFsuh // https://www.cath.ch/newsf/tunneldebasegothardbenisolennellement/

[28] https://www.letemps.ch/suisse/2016/05/10/ceremoniereligieusegothardsurprendcommunauteprotestante // http://www.rts.ch/info/suisse/7735347unpasteurparticiperafinalementalaceremonieinterreligieusedugothard.html  

[29] Voir notre article sur la vidéo du pape pour la promotion du dialogue interreligieux // https://www.youtube.com/watch?v=ec1klLC6n4  

[30] https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Suisse . Source du graphique :

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/01/05/blank/key/religionen.html

[31] https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Werlen#cite_note-bioCES-2 // https://www.cath.ch/tag/martin-werlen/  

[32] https://www.cath.ch/newsf/martinwerlenchretiensavonsparleduneseulevoix/  

[33] Pour les deux précédentes citations : https://www.cath.ch/newsf/tunnelsaintgothardfavorisercomprehensionentrereligions/  

[34] https://www.cath.ch/newsf/labbewerlenrevientpolemiquegothard/  

[35] https://www.cath.ch/newsf/tunneldebasegothardbenisolennellement/  

[36] http://www.fids.ch/  

[37] Citations et sources pour cette phrase : http://lesobservateurs.ch/2016/05/20/suisseimamconservateurbenirtunnelgothard/ // http://www.rts.ch/info/suisse/7735347unpasteurparticiperafinalementalaceremonieinterreligieusedugothard.html  

[38] https://www.cath.ch/newsf/martinwerlenchretiensavonsparleduneseulevoix/  

[39] http://www.digplanet.com/wiki/Volker_Hesse  

[40] https://de.wikipedia.org/wiki/Bernhard_Diebold  

[41] https://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msgid=31034  

[42] En anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/Tankred_Dorst // http://www.digplanet.com/wiki/Tankred_Dorst  

[43] https://fr.wikipedia.org/wiki/Nathan_le_Sage  

[44] En français : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gotthold_Ephraim_Lessing. En anglais :

http://www.digplanet.com/wiki/Gotthold_Ephraim_Lessing

[45] En anglais – Arthur Schnitzler : https://en.wikipedia.org/wiki/Arthur_Schnitzler // En allemand – Parcours de Volker Hesse : http://tls.theaterwissenschaft.ch/wiki/Volker_Hesse  

[46] Les deux liens en allemand : http://www.srf.ch/kultur/buehne/vieltheaterumeinentunnelvolkerhessesgotthardspektakel // http://www.srf.ch/sendungen/srf4aktuell/gotthardeinweihungeswirdeinanarchischesspektakel  

[47] https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sacre_du_printemps  

[48] http://www.srf.ch/kultur/buehne/jetztonlinedastheaterspektakelzurgottharderoeffnung (NP = Première partie du spectacle ayant eu lieu au portail nord / SP = Deuxième partie présentée au portail sud). 

[49] Trois contenus à ce sujet sur notre site : http://www.apv.org/australiereconnaittroisiemegenre // http://www.apv.org/educationsexuelleecolenouveaugenre // http://www.apv.org/theoriegenrerumeurourealite  

[50] N.d.l.r. : Le catholicisme est un faux christianisme imprégné de paganisme; son origine remonte à 313 apr. J.-C., lorsque l’empereur Constantin maria l’Empire romain païen et le christianisme en une religion mondiale ou «universelle» (catholique). Pour ceux qui veulent en savoir plus : http://www.apv.org/catholicisme  

[51] http://jesuschrist1.tv/emissions/rituelsataniqueorgiessuissealinaugurationpluslongtunnelmonde/ (Désignation pour extraits vidéo : JCTV)

[52] Si l’on descend sur cette page, on peut voir deux extraits vidéo du spectacle : http://www.srf.ch/kultur/gesellschaftreligion/vielwirbelumeinenheuhaufen // Egalement : [NP-12-13] et [SP-14:30] mais ce dernier extrait est particulièrement lugubre et démoniaque. 

[53] Transhumanisme Le prochain pas en avant de lhumanité?

[54] http://www.symmetrymovie.com/  

[55] Voir par exemple : http://www.brunette.brucity.be/pagodes1/histoire/Religion_Celtes.html  

[56] «Le culte de Baphomet serait à rapprocher du johannisme qui consiste à renier le Christ pour ensuite mieux le servir.» Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Baphomet

Source : Alliance Pierre Vivantes.

Article originellement publié le 11 juillet 2016.

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