Articles, Avortement, Bioéthique, Calvinisme / arminianisme, Christianisme, Ethique, Euthanasie, Foi et politique, Genre, Homosexualité et LGBT, Livres, Religion, Théologie, théonomie

Apologie pour la loi de Dieu – par Jean-Marc Berthoud

Une mortelle hérésie, qui a couru tout au long de l’histoire de l’Église et qui la ruine particulièrement aujourd’hui, est l’antinomisme (du grec anti = contre, nomos = loi) ; le mépris de la Loi de Dieu ; le rejet de la Loi de Dieu.        La Parole de Dieu, du début de la Genèse à la fin de l’Apocalypse, est inséparablement Parole-Loi et Parole-Évangile. La Loi comme l’Évangile nous révèlent ensemble la sainteté de Dieu et Sa miséricorde, la grâce de Dieu et Sa justice.        Comme les Pharisiens aiment à se prévaloir de la Loi (qu’ils déforment et à laquelle ils ajoutent ou substituent leurs traditions humaines) au détriment de l’Évangile qu’ils anéantissent, les Antinomistes, eux, mettent en avant l’Évangile (qu’ils amenuisent et « superficialisent » sous prétexte de l’exalter) au détriment de la Loi qu’ils effacent.

Articles, Christianisme, Foi et politique, Le christianisme dans le monde, Théologie, théonomie

LA LOI DE DIEU (THÉONOMIE)

Étymologiquement, le mot théonomie vient du grec theo, Dieu, et nomos, norme ou loi. Théonomie signifie donc littéralement loi de Dieu. La doctrine biblique de la théonomie a été définie de différentes façons par ses nombreux théoriciens et systématiciens. Toutes ces différentes définitions de la théonomie pointent vers une même vérité cardinale : Le droit en vigueur dans tout gouvernement (civil ou autre) doit être entièrement et exclusivement tiré des Saintes Écritures, directement ou indirectement. La théonomie prône donc la réformation de la spiritualité, de la culture, de l’économie et du droit en les alignant sur la loi de Dieu révélée dans la Bible. Par conséquent, la théonomie est incompatible avec le polythéisme sociopolitique (appelé couramment multiculturalisme ou pluralisme religieux).

Articles, Christianisme, Foi et politique, Le christianisme dans le monde, Politique, Religion, Théologie

La théonomie a plus de sympathisants qu’on le croit.

En 2010, une vaste étude conduite par l’agence Pew Forum auprès d’un échantillon représentatif de 2196 dirigeants évangéliques nous apprend que, mondialement, 45 % des dirigeants évangéliques ont répondu positivement à la question « Pensez-vous que la Bible devrait devenir la loi du sol dans votre pays ? » Ils sont 58 % dans le Sud et 28 % dans le Nord (21 % aux États-Unis).

Apologétique, Articles, Christianisme, Exégèse et herméneutique, La Bible et l'histoire, Missiologie, Témoignages, Théologie

Quand l’Evangile du salut devient la malédiction du monde – A la recherche du Royaume perdu (4)

Cela faisait plus d’une année qu’il m’était apparu clairement que les chrétiens passaient à côté d’une partie importante de la révélation de Dieu. Ma génération allait bon train sur le chemin d’atteindre toutes les créatures avec l’Évangile du salut, mais n’avait aucune idée de ce que signifie faire d'une nation un disciple. Comment pouvions-nous retrouver la sagesse, la connaissance et l’influence pour transformer nos communautés avec l’Évangile comme l’Église l’avait fait dans l’histoire ? Quelles sont les clés ? Je comprenais que notre message de l’Évangile était incomplet, mais comment restaurer une plus grande révélation ?

Articles, Christianisme, Foi et politique, Le christianisme dans le monde, Politique, Religion, Théologie

Encyclopédie de Diderot : article sur la Genève du temps de Calvin

Les résultats obtenus par Calvin et l’Évangile qu’il a prêché à Genève sont exemplaires. La propagande jésuite du XVIIe siècle a réussi à noircir le tableau, mais si on lit l’article « Genève » des encyclopédistes (Diderot, D’Alembert) on a un tout autre son de cloche.

Oui, aux grands maux, les grands remèdes… Genève était une ville corrompue et décadente, Calvin en a fait une cité phare, ouverte sur le monde.

Articles, Christianisme, Droit, Etats-Unis, Foi et politique, France, La Bible et l'histoire, Le christianisme dans le monde, Politique, Religion, Théologie

Des nations chrétiennes ou le fondement allianciel biblique du droit. Une réflexion de philosophie politique chrétienne – Lettre de Jean-Marc Berthoud à Francis A. Schaeffer

Il me semble que le débat engagé sur cette question du consensus chrétien avec nos frères évangéliques américains n’est pas d’abord de nature historique. Il s’agirait bien plutôt d’un désaccord fondamental de nature théologique. La question n’est pas : « Y avait-il un consensus chrétien dans les colonies américaines à l’époque de la guerre d’Indépendance ? » mais plutôt : « Y a-t-il jamais eu, peut-il jamais y avoir dans ce monde méchant et déchu, un consensus chrétien dans une nation ? » Nous verrons sans doute ces mêmes évangéliques s’opposer à l’idée qu’une nation chrétienne soit possible, c’est-à-dire qu’une nation puisse être influencée par la loi chrétienne jusque dans ses structures juridiques et politiques. La notion de chrétienté leur est totalement réfractaire. Pour eux, ce qu’ils appellent « l’Eglise constantinienne » est sans doute la pire des corruptions du christianisme. Cette perspective historique et théologique est évidemment accompagnée d’une notion foncièrement individualiste tant du salut que de la vie en société, et d’une méconnaissance complète de l’idée biblique, si importante, d’alliance divine. Le Dieu de ces chrétiens ne semble pas être le Seigneur des seigneurs, le Maître souverain des nations ou le Créateur et le Sustentateur de l’univers. Ainsi est éliminée à priori toute possibilité même d’une vision économique, politique, juridique ou sociologique fondée sur la loi de Dieu. Mais quoi que puissent dire ou faire les hommes, Dieu demeure le Seigneur souverain de toutes ses créatures.