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Qu’est-ce qu’une vision du monde ?

Depuis la Chute, la race humaine a été divisée en deux groupes distincts - ceux qui suivent Dieu et se soumettent à Sa vérité, et ceux qui fabriquent une idole quelconque et organisent leur réflexion afin de rationaliser leur culte. Au fil du temps, comme les engagements fondamentaux déterminent les choix, les perspectives de tous sont inévitablement infléchies de façon à conforter ces choix. Un faux dieu entraîne inévitablement la formation d'une fausse vision du monde. Voilà pourquoi les chrétiens ne peuvent abandonner complaisamment certains domaines prétendument séculiers aux incroyants - à la seule condition de se voir concéder une sphère restreinte, la sphère restreinte du sacré où nous pouvons à loisir chanter des cantiques et lire la Bible. Il nous incombe bien plutôt d'identifier et de critiquer les idoles intellectuelles dominantes, puis de construire des alternatives à partir d'assises bibliques.

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Clarification du rôle joué par le christianisme dans la fondation des États-Unis. Réponse de Francis A. Schaeffer à Jean-Marc Berthoud

Certains historiens, non contents d’avoir fait disparaître toute influence chrétienne de l’histoire des États-Unis, de la Grande-Bretagne et d’autres pays, vont jusqu’à prétendre que la Réformation elle-même n’était rien d’autre qu’une des manifestations de l’esprit de révolte de la Renaissance contre toute autorité. On entre alors non seulement en contradiction avec la vérité historique, mais on s’oppose aussi à la vérité que Dieu ressuscita pendant la Réformation, et aux conséquences de cette réforme pour nos pays d’Europe du Nord. A la page 12 de votre lettre, vous écrivez que le « thème principal de l’histoire de l’Occident depuis 250 ans est celui de l’érosion graduelle de cette base chrétienne de nos diverses sociétés ». C’est cette affirmation-là que nient ces hommes.

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Des nations chrétiennes ou le fondement allianciel biblique du droit. Une réflexion de philosophie politique chrétienne – Lettre de Jean-Marc Berthoud à Francis A. Schaeffer

Il me semble que le débat engagé sur cette question du consensus chrétien avec nos frères évangéliques américains n’est pas d’abord de nature historique. Il s’agirait bien plutôt d’un désaccord fondamental de nature théologique. La question n’est pas : « Y avait-il un consensus chrétien dans les colonies américaines à l’époque de la guerre d’Indépendance ? » mais plutôt : « Y a-t-il jamais eu, peut-il jamais y avoir dans ce monde méchant et déchu, un consensus chrétien dans une nation ? » Nous verrons sans doute ces mêmes évangéliques s’opposer à l’idée qu’une nation chrétienne soit possible, c’est-à-dire qu’une nation puisse être influencée par la loi chrétienne jusque dans ses structures juridiques et politiques. La notion de chrétienté leur est totalement réfractaire. Pour eux, ce qu’ils appellent « l’Eglise constantinienne » est sans doute la pire des corruptions du christianisme. Cette perspective historique et théologique est évidemment accompagnée d’une notion foncièrement individualiste tant du salut que de la vie en société, et d’une méconnaissance complète de l’idée biblique, si importante, d’alliance divine. Le Dieu de ces chrétiens ne semble pas être le Seigneur des seigneurs, le Maître souverain des nations ou le Créateur et le Sustentateur de l’univers. Ainsi est éliminée à priori toute possibilité même d’une vision économique, politique, juridique ou sociologique fondée sur la loi de Dieu. Mais quoi que puissent dire ou faire les hommes, Dieu demeure le Seigneur souverain de toutes ses créatures.