Articles, Calvinisme / arminianisme, Méthodisme, sotériologie, Théologie, théologie biblique

Prescience, élection et prédestination : pour une « via media » entre calvinisme et arminianisme – Par Charles-Éric de Saint Germain

Que reste-t-il aujourd’hui de l’héritage de Jean Calvin ? Les livres d’histoire retiennent principalement deux choses, qui ont contribué à forger la « légende noire » du réformateur français : celui-ci serait responsable de la mort, sur le bûcher, de Michel Servet, et il aurait prêché une doctrine pour le moins controversée, à savoir la double prédestination, à laquelle l’on résume bien souvent sa « théologie ». Il est vrai que la doctrine de la prédestination n’était pas nouvelle : bien avant Calvin, Saint Augustin l’avait défendue avec vigueur. Mais si Augustin restait encore « réservé» sur l’idée d’une double prédestination (au salut comme à la réprobation), force est de reconnaître que Calvin n’a fait que tirer les conclusions ultimes et radicales que Saint Augustin aurait dû lui-même tirer s’il avait été parfaitement conséquent et cohérent avec ses propres principes. La question se pose néanmoins de savoir si la doctrine de la prédestination est bien une doctrine authentiquement « scripturaire », et si, dans la forme qu’elle a prise chez Augustin puis chez Calvin (nous ne parlons pas des jansénistes, qui ont également soutenu cette doctrine en se réclamant d’Augustin, et en s’attachant surtout à différencier les positions d’Augustin et celles de Calvin notamment sur la question de la « certitude du salut » et de l’amissibilité – ou non – de la grâce), elle épuise effectivement le message des Écritures. 

Articles, Christianisme, Le christianisme dans le monde, Livres, Religion, Théologie, théologie biblique

L’Histoire Alliancielle de l’Église dans le monde – Tome 3 : La Genève réformée : de l’Orthodoxie biblique de Jean Calvin à l’apostasie rationaliste et déiste de Jean-Alphonse Turrettini – Par Jean-Marc Berthoud

Ce troisième tome de l’Histoire alliancielle de l’Église dans le monde conduit le récit de Jean-Marc Berthoud de l’époque glorieuse de Jean Calvin au déclin de la Réforme dû aux séductions des Lumières sans Dieu. Après Calvin, la période française mène l’auteur à présenter les figures attachantes de Théodore de Bèze, puis de Bénédict Pictet, ici le seul Genevois de souche.