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Apologie pour la loi de Dieu – par Jean-Marc Berthoud

Une mortelle hérésie, qui a couru tout au long de l’histoire de l’Église et qui la ruine particulièrement aujourd’hui, est l’antinomisme (du grec anti = contre, nomos = loi) ; le mépris de la Loi de Dieu ; le rejet de la Loi de Dieu.        La Parole de Dieu, du début de la Genèse à la fin de l’Apocalypse, est inséparablement Parole-Loi et Parole-Évangile. La Loi comme l’Évangile nous révèlent ensemble la sainteté de Dieu et Sa miséricorde, la grâce de Dieu et Sa justice.        Comme les Pharisiens aiment à se prévaloir de la Loi (qu’ils déforment et à laquelle ils ajoutent ou substituent leurs traditions humaines) au détriment de l’Évangile qu’ils anéantissent, les Antinomistes, eux, mettent en avant l’Évangile (qu’ils amenuisent et « superficialisent » sous prétexte de l’exalter) au détriment de la Loi qu’ils effacent.

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Prescience, élection et prédestination : pour une « via media » entre calvinisme et arminianisme – Par Charles-Éric de Saint Germain

Que reste-t-il aujourd’hui de l’héritage de Jean Calvin ? Les livres d’histoire retiennent principalement deux choses, qui ont contribué à forger la « légende noire » du réformateur français : celui-ci serait responsable de la mort, sur le bûcher, de Michel Servet, et il aurait prêché une doctrine pour le moins controversée, à savoir la double prédestination, à laquelle l’on résume bien souvent sa « théologie ». Il est vrai que la doctrine de la prédestination n’était pas nouvelle : bien avant Calvin, Saint Augustin l’avait défendue avec vigueur. Mais si Augustin restait encore « réservé» sur l’idée d’une double prédestination (au salut comme à la réprobation), force est de reconnaître que Calvin n’a fait que tirer les conclusions ultimes et radicales que Saint Augustin aurait dû lui-même tirer s’il avait été parfaitement conséquent et cohérent avec ses propres principes. La question se pose néanmoins de savoir si la doctrine de la prédestination est bien une doctrine authentiquement « scripturaire », et si, dans la forme qu’elle a prise chez Augustin puis chez Calvin (nous ne parlons pas des jansénistes, qui ont également soutenu cette doctrine en se réclamant d’Augustin, et en s’attachant surtout à différencier les positions d’Augustin et celles de Calvin notamment sur la question de la « certitude du salut » et de l’amissibilité – ou non – de la grâce), elle épuise effectivement le message des Écritures.