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Réflexion personnelle du pasteur Daniel Rivaud au sujet de la crise sanitaire actuelle

Par Daniel Rivaud

La vérité vous rendra libres.

Evangile de Jean 8:31.

Avant-propos

Cela fait déjà un moment que je ressens comme une urgence de pouvoir partager mon avis sur la question de la vaccination. Puis j’ai eu la conviction profonde que je devais prendre position personnellement sur ce sujet.

Dès l’annonce de ma décision, il m’a été demandé par certains de mes pairs et certaines des structures associatives protestantes évangéliques et églises avec lesquelles je travaille, d’exprimer clairement que c’est en mon nom personnel que je prenais position, et que cette position n’engageait que moi. C’est déjà vrai pour « Matière à réflexion ». C’est d’autant plus vrai pour ce que vous allez lire maintenant. Dont acte.

Cependant, en me lisant, vous comprendrez qu’au-delà de ma prise de position, c’est un appel à la paix que je lance à chacun, avec le profond désir que nous quittions toute forme de peur et refusions la division.

Préambule

Je n’ai aucune volonté polémique. Je souhaite garder votre amitié et une relation avec vous, même si nous ne sommes pas d’accord. C’est votre droit le plus strict de ne pas être d’accord avec moi. Par contre, s’il est normal que nous puissions avoir des points de vue différents, il est tout aussi essentiel que nous restions bienveillants les uns vis-à-vis des autres. J’ai constaté et entendu dire que cette question, tout particulièrement, soulève de telles passions que des voisins ne se parlent plus, des amis se séparent, que des chrétiens se séparent, que des familles se séparent, que des couples se disputent. Pire que la politique, c’est dire ! Cet esprit de division fait partie des choses qui me questionnent…

« Toute l’histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi. »

Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir, deuxième mouvement, 1993.

Vous trouverez ici simplement mon point de vue suite à ce que j’ai lu et vu, les questions que je me pose encore, pourquoi je n’arrive pas à donner un sens à ces vaccins contre le Covid et plus gravement encore, pourquoi je pense que ces vaccins sont dangereux.

D’autant plus que même les médecins ont des avis très partagés sur le sujet, et se défausser sur eux au sujet de la vaccination, c’est un peu comme jouer à la roulette russe.

« Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse ? »

Évangile de Luc, ch. 6 v40.

J’ai pensé, dans un premier temps, faire comme d’autres en listant un certain nombre d’arguments (et ils sont nombreux !) expliquant les raisons pour lesquelles je ne voulais pas me faire vacciner. Et puis, d’autres que moi, beaucoup plus compétents, prennent de plus en plus la parole comme par exemple ce groupe de 57 scientifiques, médecins et experts politiques de premier plan qui vient de publier un rapport appelant à remettre en question la sécurité et l’efficacité des « vaccins » COVID-19 actuels (voir ici, mais ici également ou encore ici parmi bien d’autres.)

Pour finir, je suis arrivé à la conviction qu’il était primordial de faire appel à votre intelligence et à votre discernement. Des arguments, vous en trouverez émaillés dans ce texte ou, par exemple, sur cet excellent site de Reinfocovid que je vous recommande. Vous y trouverez de nombreuses études et réflexions menées par des professionnels de différentes disciplines, et tous « sans conflit d’intérêt ».

Une urgence

Pourquoi une urgence ? Parce qu’en plus de la manière dont les vaccins ont été mis en place (aucun protocole n’a été respecté. Voir ici), de plus en plus de données nous parviennent, en France, en Suisse, en Belgique, en Europe, et dans le monde entier, alertant sur les effets délétères immédiats des vaccins, mais également, et c’est encore plus grave, des conséquences à moyens et longs termes sur l’humanité, oui, j’ose le dire. Mais aussi une urgence parce que je vois de plus en plus les gens se dresser les uns contre les autres, y compris chez les chrétiens, nous entraînant dans une spirale infernale. D’autres questions importantes se posent quand on parle de cette crise. Peut-être, si Dieu le veut et me le demande, y aura-t-il une suite.

« L’être humain ne doit jamais cesser de penser. C’est le seul rempart contre la barbarie. Action et parole sont les deux vecteurs de la liberté. S’il cesse de penser, chaque être humain peut agir en barbare. »

Hannah Arendt, La banalité du mal.

Vivre en connaissance de cause

Je rencontre beaucoup de personnes qui sont dans l’expectative, « wait and see » me disait l’un d’eux récemment, et qui subissent les circonstances. Les temps que nous vivons sont très difficiles. Peut-être pas pour les raisons que nous croyons. Mais autant les vivre en connaissance de cause plutôt que de nous laisser emporter avec tout le monde.

« À chaque fois que vous vous retrouvez à penser comme la majorité des gens, faites une pause, et réfléchissez…»

Marc Twain.

Le temps que vous prendrez pour lire ce texte pourrait avoir un enjeu sur votre vie, la vie de ceux que vous aimez, la vie de tous ceux qui vous entourent.

Petit retour en arrière

Dès le début d’une annonce de pandémie, j’ai eu plutôt tendance à suivre les consignes données. Mais, très rapidement, devant les incohérences, les volte-face, les demi-vérités, les manipulations et les mensonges, j’ai pris conscience que quelque chose ne tournait pas rond. Prise de conscience spirituelle, mais aussi tout simplement humaine (« Nous avons le droit d’être intelligents ! » dixit un célèbre professeur.)

De plus, concerné depuis plusieurs décennies par les questions éthiques et politiques (= affaires de la cité – sans lien d’intérêt avec aucun parti politique), je voyais se dessiner un fil conducteur avec des faits convergents dont l’origine ne datait pas du début de la crise actuelle, mais qui donnait un relief particulier à ce qui était en train de se produire sous nos yeux.
Il y a plus de 30 ans, j’ai travaillé pour l’ONG Portes Ouvertes. Dans ce cadre, j’ai visité tous les pays qui étaient à l’époque derrière le Rideau de fer. J’ai beaucoup travaillé sur la question de l’Église persécutée bien sûr, mais également de l’ingénierie sociale développée dans tous ces pays pour prendre le contrôle et assujettir les populations. C’est pourquoi, il ne m’était pas possible de ne pas faire de parallèle avec ce que nous vivons aujourd’hui et ce qui s’est passé dans ces pays (écouter à ce sujet la conférence de Bruno Riondel, spécialiste des pays communistes – vidéo supprimée successivement de YouTube et de Vimeo.)

« Pour prévoir l’avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par les hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats. »

Nicolas Machiavel.

Au mois d’août de l’année dernière, interpellé par tous les événements qui se passaient en France, en Europe et dans le monde manière général, j’ai entrepris la rédaction et la diffusion de « Matière à réflexion » (revue de presse confidentielle axée dans un premier temps sur le Covid 19, puis, progressivement à d’autres thèmes connexes, envoyée presque chaque semaine par courriel). J’en suis au n° 33.

C’est ainsi que durant tout ce temps, j’ai visionné des centaines de vidéos et j’ai lu des centaines de textes, triant, rejetant tout ce qui me paraissait excessif et non fondé, recoupant les informations, prenant conseil auprès de personnes plus compétentes que moi, priant aussi, comme je l’ai fait (en jeûnant également) pour rédiger ce texte. C’est pour cela que dans mon annonce, j’ai pu dire que je m’exprimais « en mon âme et conscience ».

« Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. »

Romains 14:23.

Je m’en tiendrai donc cette fois-ci à la question de la vaccination, même si c’est réducteur. Car à moins d’être aveugle, il est évident qu’il y a de nombreuses connexions avec les autres aspects de la crise actuelle : ordre sanitaire, perte de libertés fondamentales, mesures policières excessives, contrôle des cultes, disparition progressive de l’État de droit, destruction accélérée de la famille naturelle, éducation contrôlée, transhumanisme, crise économique, pour ne citer que ceux-là. Même si, encore une fois, un certain nombre de ces mesures était déjà en place avant même l’arrivée du Covid 19, celui-ci ayant eu souvent un rôle d’accélérateur. Cela fera peut-être l’objet d’un autre numéro spécial de « Matière à réflexion ». Si Dieu le veut.

Je ne reprendrai pas les arguments collectés dans « Matière à réflexion », mais j’exposerai ce qui, au-delà des informations factuelles, ont été des éléments déclencheurs de compréhension : la propagation de la peur, l’usage du mensonge et, pour résultat final, la division.

Éléments déclencheurs

1. La peur

En 2017, année électorale, nos Églises sur l’Eurométropole de Strasbourg avaient organisé une conférence sur le thème « La peur : quel impact dans ma vie, dans mes choix ? » avec l’objectif annoncé de donner aux participants l’occasion de se pencher sur l’impact de la peur dans notre vie et dans nos choix, y compris politiques.

Si vous écoutez cette conférence, vous constaterez que tous les ingrédients décrits alors correspondent à la situation que nous vivons depuis le début de la crise actuelle.

Mais voyons plus en détail les moyens utilisés aujourd’hui :

a) Le monde politique

– déclarations fracassantes du président de la République (« Nous sommes en guerre ! » pour ne citer qu’une des plus connues) ;
– celles des Premiers ministres successifs et des ministres de la santé, toutes plus anxiogènes et culpabilisantes les unes que les autres ;
– les mesures contradictoires annoncées (masques, confinement, etc.) ;
– mise sur le marché des vaccins obtenue en violant toutes les règles de sécurité, sans recul aucun sur l’efficacité et les effets indésirables à craindre ;
– contournement des organes parlementaires à travers des mesures d’exception ;
– manœuvres dilatoires pour refuser de prendre en compte les traitements alternatifs et même blocage de ceux existants ;
– refus de laisser les médecins de terrain prescrire.

« Tout gouvernement a besoin d’effrayer sa population et une façon de le faire est d’envelopper son fonctionnement de mystère. C’est la manière traditionnelle de couvrir et de protéger le pouvoir : on le rend mystérieux et secret, au-dessus de la personne ordinaire. Sinon, pourquoi les gens l’accepteraient-ils ? »

Noam Chomsky.

b) Le monde médiatique

– liste égrenée quotidiennement des personnes atteintes, des personnes hospitalisées et des morts contribuant à maintenir le climat anxiogène ;
– surenchère de reportages « démontrant » la « réalité » de la « pandémie » ;
– relais, sans réel esprit critique, donc sans contre-pouvoir, de toutes les mesures et annonces politiques ;
– diabolisation des opposants en enfermant dans le vocable « complotistes » tous ceux qui ne pensaient pas selon la Doxa officielle, empêchant toute véritable réflexion et donc contribuant à la mise en place d’une véritable police de la pensée.

« La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat. »

Hannah Arendt, La Crise de la culture.

c) Le monde scientifique

– déclarations contradictoires ;
– nombreux conflits d’intérêts, notamment avec les laboratoires ;
– renvoi de leur poste, menaces, procès contre tous les médecins et scientifiques ne reprenant pas les thèses officielles.

« Sapience n’entre point en âme malivole. » La sagesse ne peut pas entrer dans un esprit méchant. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Rabelais, Pantagruel.

Tous ces éléments contribuant à provoquer un climat anxiogène et une forme de sidération dans la population.

2. Le mensonge

Lorsqu’il y a 30 ans environ, j’ai commencé à m’intéresser aux grandes questions sociétales et éthiques (avortement, euthanasie, homosexualité, etc.), bien avant que je crée le CPDH (Comité Protestant évangélique pour la Dignité humaine), j’ai progressivement pris conscience que le mensonge était présent partout : dans les chiffres, dans les faits, dans la réalité déformée, etc. et que c’était certainement l’arme la plus puissante utilisée par les promoteurs des idées « progressistes ». Petit à petit, au fil du temps, les mensonges sont devenus vérité, repris abondamment par les médias et les politiques complices.

Les chrétiens ne seront pas étonnés de ce constat sachant qui est le « père du mensonge ».

« L’individu est handicapé lorsqu’il se retrouve face à une conspiration si monstrueuse qu’il ne peut croire qu’elle existe. »

John Edgard Hoover, ancien directeur du FBI.

Dans l’affaire qui nous occupe aujourd’hui, le mensonge est là aussi en permanence, mais il avance masqué, et il faut suivre de manière attentive tout ce qui se passe pour pouvoir le discerner.
Par manque de temps et parfois hélas ! par manque d’intérêt, beaucoup de citoyens en arrivent, souvent par fatalisme, à accepter les idées reçues.

Où les choses se compliquent, c’est que le mensonge est devenu une arme de guerre utilisée à tous les niveaux. Les hommes politiques mentent (pour le Covid 19, la liste est effarante !), la plupart des médias mentent, un certain nombre de scientifiques mentent. Pas automatiquement tous pour les mêmes raisons, mais souvent à cause de conflits d’intérêts.

« Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez. »

Hannah Arendt.

Avec la peur, le mensonge est certainement une des armes les plus puissantes utilisées aujourd’hui, obligeant chacun à un effort d’information beaucoup plus grand qu’auparavant.

3. La division

Il est intéressant de noter que dans la Bible, un autre nom de Satan est le diviseur. Si la division n’est malheureusement pas un phénomène nouveau, son développement dans le cadre de la crise actuelle est aussi symptomatique des enjeux.

Comme je le dis dans le préambule, j’ai constaté et entendu dire que la question de la vaccination soulève de telles passions que des voisins ne se parlent plus, des amis se séparent, que des chrétiens se séparent, que des familles se séparent, que des couples se disputent.

Très clairement, cette division ou ces divisions sont le fruit notamment de la peur et du mensonge qui agitent notre société aujourd’hui.

Et maintenant ?

Beaucoup auront compris en me lisant que le choix de ne pas me faire vacciner s’imposait à moi. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’une rébellion, mais d’une décision paisible mue par une nécessité de cohérence personnelle, intellectuelle et morale, placée devant Dieu.

« Si c’est oui, dites oui, si c’est non, dites non, tout simplement… »

Matthieu 5.37 – BFC.

Bien sûr, je suis conscient que certaines des personnes qui liront ces lignes se sont déjà fait vacciner, parfois à leur corps défendant (j’ai des exemples concrets en EHPAD.) Il y a aussi des personnes qui, sur la pression de leurs proches, du monde médical, ou tout simplement la pression ambiante omniprésente du gouvernement et des médias, ont accepté de se faire vacciner, souvent sans avoir une connaissance précise (consentement éclairé) de ce qui se passait.

D’autres auront la conviction de devoir se faire vacciner même après avoir lu ce texte,

Dans tous les cas, non seulement mes propos ne doivent pas être ressentis comme un jugement à l’égard de qui que ce soit, mais au contraire comme une main tendue pour regarder ensemble dans la même direction, c’est-à-dire rejeter la division que l’on nous présente comme seule alternative.

«Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister», dit Jésus en Matthieu 12 :25.

N’ayons pas peur. Celui qui est avec nous est plus fort que ceux qui sont contre nous.

Jésus dit :

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Évangile de Jean 16:33.

Article diffusé dans la lettre de nouvelles Matière à réflexion, Numéro spécial, 12 mai 2021. Reproduit ici avec l’aimable autorisation de l’auteur.


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2 réflexions au sujet de “Réflexion personnelle du pasteur Daniel Rivaud au sujet de la crise sanitaire actuelle”

  1. Merci cher frère Daniel Rivaud pour ta publication sérieuse et documentée.
    Félicitations pour ton courage en dépit des oppositions.
    Salutations affectueuses Christ.
    Michel Molenda.

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