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Pourquoi je n’accepte pas Joe Biden comme président.

La réticence à accepter le résultat des élections est due à un niveau d’indignation sans précédent.

Par Newt Gingrich

4 janvier 2020

Un de mes amis, une personne intelligente, qui est un libéral modéré, m’a demandé pourquoi je ne reconnaissais pas la victoire de Joe Biden.

Cer ami a fait valoir que M. Biden avait obtenu plus de voix, et qu’historiquement nous reconnaissons la personne qui a obtenu le plus de voix. Normalement, nous acceptons le résultat des élections tout comme nous acceptons le résultat des événements sportifs.

Mon ami a donc demandé pourquoi 2020 était différent.

Après avoir passé plus de quatre ans à observer la gauche résister (#Resist) au président Donald Trump et à se concentrer entièrement sur l’annulation et le sapement des élections de 2016, il m’a fallu plusieurs jours pour comprendre la profondeur de mes propres sentiments.

En y réfléchissant, je me suis rendu compte que ma colère et ma peur n’étaient pas uniquement axées sur les votes. Ma réticence à me détendre et à accepter le résultat des élections provient d’un niveau d’indignation et d’aliénation sans précédent en plus de 60 ans d’engagement dans les affaires publiques.

La problématique est que moi et d’autres conservateurs ne sommes pas en désaccord avec la gauche au sein d’un même monde donnant un cadre de compréhension commun. Nous vivons dans des mondes alternatifs.

Le monde de la gauche est principalement le monde établi des forces qui ont été dominantes pendant la majeure partie de ma vie.

Mon monde est celui de la rébellion populiste qui croit que l’on est en train de nous détruire, que nos libertés sont annulées et que nos religions sont attaquées. (Notez la nouvelle campagne des droits de l’homme visant à supprimer l’accréditation à toute école religieuse qui n’accepte pas les valeurs sexuelles laïques – et le fait que de nombreux gouverneurs démocrates ont gardé des casinos ouverts tout en fermant des églises à cause de la pandémie de COVID-19.) Nous pensons également que d’autres politiques en réponse à la COVID-19 engagées par les démocrates ont enrichi les riches tout en broyant les propriétaires de petites entreprises de la classe moyenne (quelque 160 000 restaurants pourraient fermer.)

Dans ce contexte, parlons d’abord du passé récent et de la présidence.

En 2016, j’ai soutenu un candidat étranger au monde politique, qui n’arrondissait pas les angles et qui appartenait à l’école des assauts controversés d’Andrew Jackson contre l’ordre ancien. Lorsque mon candidat a gagné, l’on a rejeté la faute sur les Russes. Nous savons maintenant (quatre ans plus tard) que la propre équipe d’Hillary Clinton a financé le mensonge total qui a nourri cette attaque.

Des membres du FBI ont commis deux fois des actes criminels pour l’aider à s’en sortir – une première fois en évitant de poursuivre quelqu’un qui avait supprimé 33 000 courriels et dont un subordonné avait utilisé un marteau pour détruire physiquement des disques durs, et une seconde fois en mentant aux juges de la FISA pour détruire le général Michael Flynn et espionner le candidat de l’époque, Donald Trump, et son équipe. Les médias libéraux nationaux ont apporté leur aide et leur encouragement à chaque étape du processus. Tout cela n’était qu’une tentative de paralyser le nouveau président et a conduit à la nomination d’un conseiller spécial – qui n’a finalement rien produit.

Aujourd’hui, l’on dit aux gens de mon monde qu’il est temps de cesser de résister, et qu’il est temps de coopérer avec le nouveau président. Mais nous nous souvenons que les Démocrates ont tellement voulu coopérer avec M. Trump qu’ils ont commencé à parler de sa destitution avant même qu’il n’entrât en fonction. Le Washington Post a publié un article sur les complots des Démocrates visant la destitution de M. Trump le jour de son investiture.

En fait, près de 70 législateurs démocrates ont boycotté son investiture. Une manifestation massive de gauche a eu lieu à Washington le lendemain, où Madonna a annoncé qu’elle rêvait de faire sauter la Maison Blanche sous les applaudissements de tous. Ces mêmes forces veulent que je coopère avec leur nouveau président. Je me retrouve à adopter le modèle de résistance permanente de Nancy Pelosi. Rien de ce que j’ai vu de M. Biden depuis les élections ne me permet d’espérer qu’il tendra la main aux plus de 74 millions d’Américains qui ont voté pour le président Trump.

Je ne réagis donc pas tant aux votes qu’à l’ensemble de l’environnement électoral.

Lorsque Twitter et Facebook ont censuré le plus ancien et le quatrième plus grand journal (fondé par Alexander Hamilton) parce qu’il avait rapporté avec exactitude des nouvelles susceptibles de nuire aux chances de M. Biden [d’être élu] – où étaient The New York Times et The Washington Post ?

La vérité de l’histoire de Hunter Biden devient désormais impossible à éviter ou à dissimuler. La famille du candidat démocrate à la présidence a reçu au moins 5 millions de dollars d’une entité contrôlée par notre plus grand adversaire. C’était un pots-de-vin flagrant, et la plupart des Américains qui ont voté pour M. Biden n’en ont jamais entendu parler – ou se sont fait dire avant les élections que c’était de la désinformation russe. Une fois qu’ils en ont entendu parler, 17 % ont déclaré que leurs votes seraient allés à M. Trump, selon un sondage du Media Research Center. Cela fait partie des élections dans leur intégralité. La censure a fonctionné exactement comme prévu.

Généralement, les journaux et les médias se regroupent lorsque la liberté de la presse est menacée par la censure. Où était le slogan moralisateur « la démocratie meurt dans l’obscurité » ? Tragiquement, le Washington Post fait maintenant partie de l’obscurité.

Mais ce n’est qu’un début. Lorsque Twitter censure quatre tweets sur cinq de Rush Limbaugh en une journée, j’ai des craintes pour le pays.

Quand ces géants monolithiques de l’Internet censurent le président des États-Unis, j’ai des craintes pour le pays.

Quand je vois des milliardaires d’élite comme Mark Zuckerburg être capables de dépenser 400 millions de dollars pour engager des administrations municipales afin de maximiser la participation dans des districts spécifiquement démocrates – sans aucun égard pour les lois sur les dépenses électorales ni pour les normes de bonne gouvernance -, j’ai des craintes pour le pays.

Quand je lis qu’Apple a pour règle de ne jamais irriter la Chine – et que je vois l’Association nationale de basket (NBA) se plier à Pékin, j’ai des craintes pour notre pays.

Lorsque je regarde des reportages qui éventrent les récits sur les fraudes électorales les uns après les autres, sans même un semblant de souci pour le devoir de diligence ni de curiosité journalistique, je sais que quelque chose ne va pas.

Le processus électoral lui-même a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase en créant la crise de confiance qui s’accélère et s’aggrave pour des millions d’Américains.

Outre un flux constant d’allégations de fraude pure et simple, il y a des outrages spécifiques – chacun d’entre eux a probablement été suffisant pour faire basculer les élections entières.

Les fonctionnaires de pratiquement tous les états pivots ont enfreint les lois de leurs propres états en envoyant des millions de bulletins de vote ou de demandes de vote à tous les électeurs inscrits. Tout cela a été clairement documenté dans le procès du Texas, qui a été rejeté par la Cour suprême des États-Unis sur la base de l’absence de qualité pour agir du Texas – et non sur le fond de l’affaire. Voilà à quoi ressemblent nos élections.

En outre, il est clair que pratiquement tous les états pivots ont fondamentalement suspendu les exigences normales de vérification des bulletins de vote par correspondance. Les taux de rejet ont été d’un ordre de grandeur inférieur à ceux d’une année normale. En Géorgie, les taux de rejet sont passés de 6,5 % en 2016 à 0,2 % en 2020. En Pennsylvanie, il est passé de 1 % en 2016 à 0,003 % en 2020. Au Nevada, il est passé de 1,6 % à 0,75 %. Il n’y a pas d’autre explication plausible que le fait qu’ils aient compté un nombre énorme de bulletins de vote – en faveur de M. Biden de manière disproportionnée – qui normalement n’auraient pas été acceptés. Voilà ce qu’ont été nos élections.

L’ensemble de l’élite des médias libéraux a menti sur le calendrier du vaccin contre la COVID-19. Ils ont blâmé le président Trump pour la pandémie mondiale alors qu’il a fait littéralement tout ce que les scientifiques de haut niveau lui avaient conseillé de faire. Au cours de multiples débats, les modérateurs ont carrément déclaré qu’il mentait sur le fait que les États-Unis disposeraient d’un vaccin avant la fin de l’année (à noter que le vice-président Mike Pence l’a reçu cette semaine.) Si les Américains avaient su que la pandémie était presque terminée, cela aussi pouvait probablement faire toute la différence dans les élections.

La commission des débats qui est unanimement composée d’opposants inflexibles à M. Trump, a supprimé le second débat à un moment critique afin de nuire au président Donald Trump. S’il y avait eu un autre débat comme le dernier, il aurait probablement été crucial.

Ce n’est là que le début. Mais chacune de ces choses suffit aux partisans de Trump pour penser que les élections nous ont été volées par un établissement impitoyable – qui ne fera probablement qu’accroître sa corruption et son agressivité s’il s’en tire avec ces actes éhontés.

Pendant plus de quatre ans, l’ensemble de l’établissement s’est mobilisé contre le président élu des États-Unis comme s’il s’agissait d’un système immunitaire essayant de tuer un virus. Aujourd’hui, ils nous disent que nous sapons la démocratie.

Vous avez plus de 74 millions d’électeurs qui ont soutenu le président Trump malgré tout – et étant donné tout le cafouillage électoral, ce nombre pourrait facilement être sensiblement plus élevé. La vérité est que des dizaines de millions d’Américains sont profondément aliénés et en colère.

Si M. Biden gouverne en prenant appui sur la gauche – et il y sera presque certainement contraint – ce nombre augmentera rapidement, et nous remporterons une élection massive en 2022.

Dans ce contexte, je n’ai aucun intérêt à légitimer le père d’un fils que les membres du parti communiste chinois se targuent d’acheter. Je n’ai pas non plus intérêt à prétendre que le résultat actuel est légitime ou honorable. Il s’agit simplement de l’attaque finale dans un coup de force qui a duré quatre ans, opéré par l’établissement et les médias. Il a été perpétré par des personnes qui ont enfreint la loi, trompé le pays par de fausses informations et sali ceux d’entre nous qui croient en l’Amérique plutôt qu’en la Chine, à l’histoire plutôt qu’au révisionnisme et à l’idéal libéral de la liberté d’expression plutôt qu’à la culture de l’élimination appliquée à des hommes et organisations (cancel culture.)

J’écris tout cela avec une véritable tristesse, car je pense que nous nous dirigeons vers une lutte sérieuse et amère en Amérique. Cette prise de pouvoir extraordinaire et coordonnée qui a duré quatre ans menace le tissu de notre pays et la liberté de chaque Américain.

  • Pour lire, écouter et regarder les commentaires de Newt Gingrich, l’ancien président de la Chambre, visitez le site Gingrich360.com.

Article original en anglais publié le 31 décembre 2020.

Source : https://m.washingtontimes.com/news/2020/dec/21/why-i-will-not-accept-joe-biden-as-president/


A propos de l’auteur

Newt Gingrich

Visionnaire et historien dénué de crainte, l’ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis, Newt Gingrich, est l’un des plus grands penseurs conservateurs actuels dans les domaines économique, social, politique et sécuritaire. Il est bien connu comme l’architecte du « Contrat avec l’Amérique » qui a conduit le parti républicain à la victoire en 1994 par l’obtention d’une majorité à la Chambre des représentants des États-Unis pour la première fois en 40 ans. Newt Gingrich a également été candidat républicain à la présidence des États-Unis en 2012.

Auteur prolifique, Newt Gingrich publié 40 livres, dont 17 best-sellers de fiction et de non-fiction du New York Times, tels que Understanding Trump et Trump’s America: The Truth About Our Nation’s Great Comeback. Son nouveau livre Trump and the American Future: Solving the Great Problems of Our Time (Trump et l’avenir américain : résoudre les grands problèmes de notre époque) sera publié en juin.

Reconnu internationalement comme un expert de l’histoire mondiale, des questions militaires et des affaires internationales, Newt Gingrich est le plus ancien enseignant du cours de combat de guerre interarmées pour les généraux de division et du cours fondamental pour les généraux en devenir. Il a également enseigné à des officiers des cinq services en tant qu’éminent chercheur invité et professeur à l’Université de la défense nationale.

En outre, Newt Gingrich a été membre du Conseil de la politique de défense. Il a été membre du groupe de travail sur le terrorisme pour le Council on Foreign Relations, et il a coprésidé le groupe de travail sur la réforme des Nations unies, une initiative bipartite du Congrès visant à moderniser et améliorer les Nations unies.

En tant que président de Gingrich 360, Newt Gingrich continue à promouvoir les valeurs américaines en s’efforçant de réfléchir sur les plus grands défis de notre nation dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité nationale et bien d’autres, et en contribuant à les résoudre.

Newt Gingrich est marié à Callista Gingrich, auteur de la série de livres pour enfants Ellis the Elephan et productrice et animatrice (avec son mari) de neuf documentaires, dont le plus récent est The First American. Les Gingrich ont deux filles et deux petits-enfants.

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