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Discours de Donald Trump à Varsovie le 7 juillet 2017


31 décembre 2020

Les Etats-Unis ont d’excellents diplomates, mais il n’y a pas de meilleur ambassadeur de notre pays que notre admirable Première Dame Melania. Nous sommes venus rencontrer le peuple polonais avec un très important message : l’Amérique adore la Pologne, l’Amérique aime les Polonais. Ils ont fait beaucoup pour la région. Les Américains d’origine polonaise ont enrichi les Etats-Unis et je suis fier de leur soutien lors des élections de 2016.

C’est un grand honneur de se trouver dans cette ville – devant le monument de l’Insurrection de Varsovie – et de s’adresser au peuple polonais dans une Pologne libre, forte et en sécurité, ce dont rêvaient de nombreuses générations. Le Président Duda et l’admirable Première Dame polonaise Agata, ainsi que le Premier Ministre Mme Beata Szydło nous ont réservé un accueil hors pair, avec courtoisie, chaleur et cordialité pour lesquelles la Pologne est célèbre dans le monde entier. Nous nous réjouissons aussi de la présence parmi nous de Lech Wałęsa, ancien président et célèbre leader de Solidarność. Au nom de tous les Américains je remercie tout le peuple polonais pour l’hospitalité manifestée envers nos soldats présents dans votre pays. Ils défendent non seulement la liberté, ils sont aussi un symbole de l’engagement de l’Amérique afin d’assurer à la Pologne la sécurité et une place dans une Europe forte et démocratique. Nous sommes fiers de la présence avec nous aujourd’hui des soldats américains, polonais, anglais et roumains.

Nous venons de participer avec le Président Duda à la rencontre très réussie avec les dirigeants des pays de la région qui s’étend de la Baltique à l’Adriatique et la Mer Noire. Je voudrais dire aux habitants de cette magnifique région que l’Amérique veut élargir la coopération avec vous. Nous allons renforcer le partenariat et les échanges commerciaux avec vos pays en pleine croissance. Nous tenons à vous assurer l’accès aux sources alternatives d’énergie afin que la Pologne et ses voisins ne soient plus l’otage d’un fournisseur d’énergie unique. Monsieur le Président, Madame la Présidente de Croatie, je vous félicite d’être à la tête de cette initiative d’intégration régionale historique.

C’est ma première visite en Europe centrale en tant que président – je suis ravi qu’elle ait lieu justement ici, dans ce merveilleux pays. La Pologne se trouve au cœur géographique de l’Europe et le peuple polonais reflète l’âme de l’Europe. Votre nation est grande par la force de votre magnifique âme. Pendant deux siècles la Pologne a été régulièrement victime d’agressions brutales. Les envahisseurs avaient beau occuper vos terres et rayer le nom du pays des cartes d’Europe, ils n’ont jamais réussi à effacer la Pologne de l’histoire ni de vos cœurs. Vous n’aviez plus de pays à cette époque sombre, mais vous n’avez jamais perdu votre fierté. C’est pourquoi je dis aujourd’hui avec une véritable admiration : la Pologne vit, la Pologne se développe, la Pologne triomphe, à travers ses champs de campagne, ses places et ses somptueuses cathédrales. Vous êtes la fière nation de Copernic, de Chopin et de saint Jean Paul II. La Pologne est un pays de héros. Vous êtes une nation qui sait ce qu’elle défend.

Le triomphe de l’âme polonaise à travers les siècles qui ont durement éprouvé le pays nous donne l’espérance d’un avenir où le bien remportera sur le mal et la paix triomphera sur la guerre. Pour les Américains, depuis le début de l’histoire de notre nation, la Pologne a toujours symbolisé l’espoir.

Les héros polonais ont combattu aux côtés des patriotes américains pendant la Guerre de l’Indépendance ainsi que pendant d’autres guerres. Actuellement, nos soldats combattent les ennemis de la civilisation en Afghanistan et en Irak.

L’Amérique n’a jamais renoncé – et ne renoncera jamais à la liberté et à l’indépendance comme droit et destin de la nation polonaise.

Nos deux pays sont unis par des liens particuliers, crées par l’histoire et le caractère exceptionnels de la nation. Ce genre de communauté existe uniquement entre les gens qui ont combattu, qui ont versé leur sang et qui sont morts pour la liberté. Les symboles de cette amitié sont visibles dans la capitale de l’Amérique. A quelques pas seulement de la Maison Blanche, nous avons érigé les monuments qui commémorent les personnages comme Pułaski et Kościuszko. Il en est de même à Varsovie où les panneaux portant les noms de rues commémorent Georges Washington, où l’on peut voir la statue de Ronald Reagan, un des plus grands héros du monde.

Je suis ici donc non seulement pour rendre visite à un vieil allié, mais également pour le montrer comme exemple à tous ceux qui tiennent à la liberté et qui veulent trouver le courage et la volonté de défendre notre civilisation. L’histoire de Pologne est l’histoire de la nation qui n’a jamais perdu l’espérance, qui ne s’est jamais laissée briser et qui n’a jamais oublié ce qu’elle est. Vous êtes une nation ayant une histoire de plus de mille ans. Les frontières de votre état ont été effacées pendant plus d’un siècle – vous les avez recouvrées il y a à peine cent ans. En 1920, pendant la bataille qui porte le nom du Miracle de la Vistule, la Pologne a arrêté l’armée soviétique qui voulait envahir l’Europe. Dix-neuf ans plus tard, en 1939, vous avez été de nouveau agressés – à l’Ouest par l’Allemagne nazie, et à l’Est par l’Union Soviétique. La double occupation a infligé à la nation polonaise une géhenne indescriptible : crime de Katyń, Holocauste, soulèvement du Ghetto de Varsovie, insurrection de Varsovie, destruction de la belle capitale et extermination d’un cinquième de la population. La brutale occupation a fait d’innombrables victimes. L’extermination systématique par les nazis des Juifs polonais a réduit quasiment à zéro la florissante communauté juive – la plus importante en Europe.

En été 1944 les armées hitlérienne et soviétique se préparaient à la terrible et sanguinaire bataille de Varsovie. Les Polonais se sont mis à défendre leur patrie, au milieu de l’enfer sur terre qu’on leur avait préparé. C’est un immense honneur pour moi de me trouver aux côtés des vétérans et des héros de l’Insurrection de Varsovie. Nous rendons les honneurs à votre sacrifice et nous promettons de ne jamais oublier votre lutte pour la Pologne et pour la liberté. Ce monument nous rappelle que plus de cent cinquante mille Polonais ont péri dans cette lutte désespérée contre l’oppression. L’armée soviétique s’est arrêtée de l’autre côté de la Vistule et attendait en regardant les nazis raser la ville et assassiner cruellement hommes, femmes et enfants. Ils voulaient anéantir à jamais cette nation en anéantissant sa volonté de survie. Mais personne n’a réussi à détruire le courage et la force qui déterminent le caractère des Polonais. L’évêque Michał Kozal, martyr polonais (mort à Dachau) l’a bien exprimé :

« L’effondrement de l’âme est plus effrayant qu’une bataille militaire perdue. »

Pendant quatre décennies de gouvernance communiste, la Pologne et d’autres nations asservies en Europe ont résisté à la brutale campagne de destruction de la liberté, de votre foi, de vos droits, de votre histoire, de votre identité – de tout ce qui constitue l’essence de votre culture et de l’humanité.

Mais vous n’avez jamais perdu votre âme pendant toute cette période. Les oppresseurs ont essayé de vous détruire, mais ils n’ont pas pu anéantir la Pologne. Lorsque le 2 juin 1979 la première messe avec le pape polonais a rassemblé un million de Polonais, ce jour-là chaque communiste à Varsovie devait se rendre compte que le régime oppresseur allait bientôt s’effondrer. Ils l’ont compris au moment de l’homélie du pape Jean Paul II quand un million de Polonais – hommes, femmes et enfants – ont entamé la prière.

Ils ne demandaient ni richesses ni privilèges. Ils ont prononcé tout simplement trois mots du chant : « Nous voulons Dieu ». Avec ces paroles la nation polonaise évoquait la promesse d’un avenir meilleur. Les Polonais ont retrouvé en eux un nouveau courage pour s’opposer aux persécuteurs.

Ils ont retrouvé les paroles de la promesse de ce que la Pologne sera de nouveau la Pologne. Aujourd’hui, quand je suis devant cette nation pleine de foi, j’entends toujours l’écho de ces paroles qui reviennent. Elles portent le message qui est aussi vrai maintenant qu’autrefois. La nation polonaise, la nation américaine et les nations européennes crient toujours : NOUS VOULONS DIEU. Ensemble avec Jean Paul II, les Polonais ont renforcé leur identité d’une nation consacrée à Dieu. Grâce à cette déclaration forte de votre identité vous avez compris ce qu’il faut faire. Unis par la solidarité vous vous êtes opposé à l’oppression, aux actions illégales de la police secrète, au système cruel et méprisable qui appauvrissait vos villes et vos âmes. Et vous avez gagné. La Pologne a gagné. La Pologne gagnera toujours ! L’alliance forte des nations libres de l’Occident qui se sont opposées à la tyrannie vous a soutenus dans cette victoire sur le communisme. Aujourd’hui, la Pologne fait partie des membres les plus fidèles de l’OTAN, en revenant à sa place de chef de file fort, indivisible et libre de l’Europe. La Pologne forte est une bénédiction pour les nations de l’Europe, cela est connu de tout le monde. Et une Europe forte est une bénédiction pour l’Occident et pour le monde entier.

Cent ans après l’engagement de l’armée américaine dans la Première Guerre mondiale, l’union transatlantique entre les Etats-Unis et l’Europe est plus forte que jamais. Le spectre du communisme ne menace plus ce continent. Mais aujourd’hui l’Occident doit faire face aux autres menaces sérieuses pour notre sécurité et notre façon de vivre. Ce sont des menaces réelles que nous combattrons. Et nous vaincront très certainement. Nous devons faire face à une autre idéologie qui a pour but d’exporter l’extrémisme et le terrorisme dans monde entier. L’Amérique et l’Europe sont régulièrement victimes d’attentats terroristes. Nous les arrêterons. Lors de la rencontre historique en Arabie Saoudite, j’ai appelé les dirigeants de cinquante pays musulmans à s’unir afin d’éradiquer cette menace qui met en danger l’humanité toute entière. Nous devons nous unir face aux ennemis communs et les priver de territoire, de financement, de réseau et de toute forme de soutien idéologique. Nous accueillerons toujours de nouveaux citoyens qui partagent nos valeurs et qui aiment notre peuple, mais nos frontières resteront toujours fermées au terrorisme et à l’extrémisme. Nous combattons vraiment le terrorisme islamiste radical. Et nous gagnerons cette bataille. Nous ne pouvons pas accepter ceux qui se servent de la haine pour justifier la violence qui vise les innocents.

Actuellement, l’Occident doit faire face aussi aux forces qui cherchent à éprouver notre volonté, à ébranler notre détermination et à menacer nos intérêts. Nous devons adapter notre alliance et la rendre efficace dans de nouveaux champs de bataille, dans de nouvelles formes d’agression telles que la propagande, la criminalité financière et les cyberattaques.

Nous appelons la Russie à arrêter ses agissements qui déstabilisent l’Ukraine et d’autres pays, à arrêter de soutenir les régimes ennemis en Syrie et en Iran et à rejoindre la communauté des nations responsables qui combattent l’ennemi commun en défendant la civilisation.

Nos citoyens des deux côtés de l’Atlantique doivent affronter encore un autre danger et nous pouvons y parvenir. Ce danger est invisible pour certains, mais connu des Polonais. Il s’agit de la croissance excessive de la bureaucratie gouvernementale qui enlève aux gens leur volonté d’action et de richesse. L’Occident a réussi non pas grâce à la bureaucratie et aux régulations, mais parce que les hommes ont pu poursuivre leurs rêves et les réaliser.

Les Américains, les Polonais et les autres nations européennes apprécient la liberté individuelle et la souveraineté. Nous devons travailler ensemble afin de contrer les forces pouvant venir de l’intérieur aussi bien que de l’extérieur, du Sud ou de l’Est, qui peuvent mettre en danger ces valeurs et rompre les liens de la culture, de la foi, de la tradition, et qui déterminent notre identité. Si nous ne les controns pas, ces forces nous enlèveront le courage, affaibliront notre âme et notre volonté qui sont indispensables pour nous défendre nous-mêmes ainsi que pour défendre nos sociétés.

Mais comme nos ennemis l’ont appris dans le passé en Pologne, nous savons que ces forces sont vouées à l’échec. Elles sont vouées à l’échec non pas parce que notre alliance est forte, que nos pays sont résistants et que notre puissance est inégalable, même si tout cela est vrai. Nos adversaires ne peuvent pas réussir car nous n’oublierons jamais QUI NOUS SOMMES. Si nous n’oublions pas notre identité, personne ne nous vaincra. Les Américains n’oublieront pas. Les nations de l’Europe n’oublieront pas.

Nous sommes la communauté la plus libre et la plus extraordinaire que le monde ait connue. Nous composons des symphonies, nous cherchons des innovations. Nous rendons honneur à nos anciens héros, nous cultivons nos vieilles traditions, nous cherchons toujours et nous découvrons de nouvelles possibilités. Nous récompensons les brillants talents, nous vison la perfection et nous adorons les chefs d’œuvre qui inspirent et rendent grâce à Dieu. Nous apprécions l’état de droit et nous défendons la liberté d’expression. Nous soutenons les femmes qui sont les piliers de notre société et de notre succès. Nous mettons au centre de notre vie la foi et la famille, et non le pouvoir ni la bureaucratie. Nous soumettons tout au débat. Nous voulons tout connaître afin de mieux nous connaître nous-mêmes. Avant tout, nous estimons la dignité de vie de chaque être humain, nous défendons les droits de chaque homme et nous partageons l’espoir de vivre en liberté qui se trouve à l’intérieur de chaque âme humaine. Voilà qui nous sommes. Les liens qui nous unissent en tant que nations, en tant qu’alliés et en tant que civilisation, sont inestimables. Ce que nous possédons nous l’héritons de nos ancêtres, cela n’existait nulle part auparavant. Vous le savez mieux que quiconque car nous sommes aux côtés des héros de ces événements-là. Si nous n’arrivons pas à protéger cet héritage, il ne pourra jamais renaître à nouveau. Il nous est donc interdit de le perdre. Il existe encore un élément commun qui unit cette communauté internationale : c’était LA NATION et non les puissants de ce monde qui constituait le fondement de notre liberté et la pierre d’angle de notre force. La nation constituait le fondement de ces valeurs en Pologne, ici à Varsovie et en Amérique depuis le début de son existence.

Si les citoyens de nos pays ont combattu ensemble pour la liberté, s’ils ont survécu aux horreurs des guerres, s’ils ont résisté ensemble au mal, c’est pour ne pas anéantir cette liberté par manque de fierté et de foi dans les valeurs que nous partageons. Nous n’avons pas permis cela et nous ne le permettrons pas. Tant que nous savons d’où nous venons, nous saurons aussi où aller. Les Américains sont conscients qu’une forte alliance de pays libres, souverains et indépendants constitue le meilleur moyen de défendre nos libertés et nos intérêts. C’est pourquoi mon administration exige de tous les membres de l’OTAN d’honorer pleinement leurs engagements financiers, établis de manière équitable. Cette position a déjà produit quelques milliards de dollars supplémentaires. A mon avis, ces milliards ne seraient pas venus autrement. Je voudrais rappeler à ceux qui critiquent notre position ferme que les États-Unis ont fermement soutenu l’article 5 des engagements multilatéraux de défense, non seulement en parole, mais SURTOUT PAR LES ACTES.

Il est facile de lancer des paroles en l’air, mais ce qui compte ce sont LES ACTES. L’EUROPE DOIT FAIRE PLUS pour son propre bien. Elle doit démontrer qu’elle croit en son avenir en y investissant SES PROPRES CAPITAUX. C’est pourquoi nous applaudissons la décision de la Pologne d’acheter aux États-Unis des systèmes de défense aérienne et antimissile PATRIOT qui ont fait leurs preuves dans les combats. Ce sont les meilleurs systèmes au monde. C’est pourquoi nous apprécions le fait que la nation polonaise soit une des rares au sein de l’OTAN à satisfaire les besoins en investissements nécessaires pour la défense commune. Merci à la Pologne d’être un modèle à suivre pour les autres pays membres de l’OTAN.

La défense, ce ne sont pas seulement des engagements financiers, c’est aussi un engagement de la VOLONTE. L’histoire de la Pologne nous apprend que la défense de l’Occident ne dépend pas finalement de l’argent, mais de la volonté de la nation de survivre. Ici se pose la question essentielle de notre temps : l’Occident a-t-il LA VOLONTE de survivre ? Croyons-nous suffisamment à notre système de valeurs pour le défendre à tout prix ? Accordons-nous suffisamment de respect à nos citoyens pour défendre les frontières dans lesquelles ils vivent ? Aurons-nous suffisamment de volonté et de courage pour défendre notre civilisation face à ceux qui essayent insidieusement de l’anéantir ?

Même les plus grandes puissances et les armes de destruction massive ne serviront à rien en absence de la famille et d’un système solide de valeurs. J’invite ceux qui ont oublié leur importance à rendre visite au pays qui ne l’a pas oublié – qu’ils viennent en Pologne. Qu’ils viennent ici, à Varsovie afin de connaître l’histoire de l’Insurrection de Varsovie. Qu’ils apprennent l’histoire des Allées de Jérusalem. En août 1944, comme aujourd’hui, cette avenue était l’une des principales artères dans l’axe Est-Ouest. L’un des enjeux de la bataille de Varsovie pour les deux parties était de garder son contrôle. Pour l’armée allemande, c’était le chemin le plus court pour se déplacer sur le front. Pour les militants de l’Armée Polonaise de l’Intérieur (AK), la possibilité de pénétrer dans les quartiers Nord et Sud à travers cette avenue était capitale pour conserver le centre-ville, ce qui était indispensable pour continuer l’insurrection. Chaque nuit, les Polonais, en dépit des tirs d’armes automatiques, apportaient des sacs de sable afin de défendre ce petit passage à travers l’avenue de Jérusalem. Mais tous les jours l’ennemi saccageait les sacs. Alors les Polonais firent une tranchée, puis une barricade. Ainsi, les vaillants insurgés purent traverser cette artère, ce qui a été décisif pour la poursuite de l’insurrection. Les habitants et les insurgés traversèrent ce passage étroit en courant, au péril de leur vie, afin de porter secours à leur ville.

« C’étaient seulement quelques mètres » – racontait une jeune femme qui s’appelait Greta. « Ce fragment de rue extrêmement dangereux était imbibé du sang des insurgés, des femmes relais et des courriers ». Les snipers les prenaient pour cibles. Les soldats de ennemis brûlaient chaque maison et utilisaient les Polonais comme boucliers humains protégeant leurs tanks pour attaquer une barricade. L’ennemi attaquait sans cesse ce petit fronton de la civilisation et les Polonais n’arrêtaient pas de le défendre. Ce petit passage à travers l’avenue de Jérusalem exigeait une défense permanente, des réparations et des fortifications. Mais la volonté des défenseurs était inébranlable, même face à la mort ; le passage continua d’exister jusqu’aux derniers jours de l’insurrection. Il ne fut jamais oublié et, grâce aux Polonais, il était toujours accessible. La mémoire des victimes de cet événement héroïque crie depuis des décennies, et les souvenirs des défenseurs du passage de l’avenue de Jérusalem sont toujours très vivants. Ces héros nous rappellent que l’Occident a été sauvé grâce au sang des patriotes et que chaque génération a un rôle à jouer dans cette défense. Et que chaque pouce de terre, chaque centimètre de notre civilisation mérite d’être défendu.

Notre défense de l’Occident ne commence pas sur un champ de bataille – elle commence dans nos esprits, nos âmes et notre volonté. Aujourd’hui les liens qui soudent notre civilisation ont toujours la même importance et demandent la même ardeur dans la défense – que ce pouce de terre sur laquelle s’est concentré l’espoir de la Pologne continue d’exister. Notre liberté, notre civilisation et notre survie dépendent précisément de ces liens d’histoire, de culture et de mémoire.

Aujourd’hui comme toujours, la Pologne est dans nos cœurs pendant que sa nation lutte. Je déclare aujourd’hui au monde que PERSONNE NE BRISERA JAMAIS LA VOLONTE DE L’OCCIDENT, de même que l’on n’a pas réussi à briser la volonté de la Pologne.

Le système de nos valeurs VAINCRA. Nos nations S’EPANOUÏRONT et notre civilisation TRIOMPHERA. Donc combattons tous comme les Polonais – pour LA FAMILLE, LA LIBERTE, LA PATRIE et pour DIEU.

Je vous remercie. Que Dieu vous bénisse ! Que Dieu bénisse la nation polonaise ! Que Dieu bénisse nos alliés ! Que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique !

Traduit du polonais par Czesław Noster. Traduction révisée par nos soins.

Source : https://m.niezalezna.pl/102025-discours-de-donald-trump-varsovie-le-7-juillet-2017

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