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Présidentielle américaine : la loi ou l’armée ?

Par Élisabeth Dancet

30 décembre 2020

Trump vs Biden. AFP.

Le résultat du jeu électoral dans chacune de nos démocraties satisfait un peu plus d’une moitié de la population et laisse frustrée l’autre moitié. Néanmoins, comme disait Churchill, « la démocratie est la pire forme de gouvernement, à l’exception de toutes les autres formes qui ont été essayées. »

Victoire de Trump ? Après sept semaines d’enquêtes, où en est-on ? Que cela plaise ou non à une partie des électeurs américains, les résultats de la présidentielle de 2020 semblent bien donner la victoire à Trump.

Les recours, les plaintes, les témoignages sous serment et les analyses statistiques et informatiques se sont multipliés depuis début novembre. Les fraudes électorales, comme nous l’avons rappelé dans un article précédent, ne sont pas nouvelles, mais en 2020, elles sont d’une autre nature. Grâce à l’intelligence artificielle, l’analyse statistique détaillée des données électorales des élections précédentes a permis de créer un système de fraude ciblé, intelligent, difficile à détecter. Simplement, il a déraillé dans la nuit du 3 au 4 novembre. Trump avait trop d’avance dans les états qui font traditionnellement basculer l’élection. Malgré les attaques systématiques des médias et la censure des réseaux sociaux, plus de 75 millions d’Américains sont allés voter pour lui le 3 novembre. Ce soir-là, alors que les résultats donnaient Trump largement gagnant, se sont produits des événements totalement inhabituels : plusieurs états, parmi lesquels ceux où se poursuivent actuellement les investigations, ont arrêté de compter les bulletins de vote. Pour quelle raison, alors que dans chaque bureau, les législatures organisent un roulement des équipes de dépouillement ?

La tromperie immaculée

Le rapport de Peter Navarro, conseiller spécial pour le commerce, intitulé « la tromperie immaculée » et rendu public le 17 décembre, aboutit à la même conclusion. Il synthétise les types de fraude qui se sont produits avant, pendant et après les élections dans les six états clés. La question est posée : alors que Trump était en tête avec une marge confortable le 3 novembre autour de minuit, comment les résultats ont-ils pu se retourner entre 1 h et 4 h du matin, pour finalement être certifiés le 7 décembre avec une faible avance pour Joe Biden dans ces mêmes états ?

Quelques exemples – commentés dans nos précédents articles – montrent l’ampleur des différentes fraudes commises durant ces élections. Elles font l’objet de plus de 50 actions en justice et de milliers de témoignages écrits, de vidéos, de déclarations publiques sous serment et d’analyses d’experts, malheureusement peu relayés par les médias dominants.

Plus de 100 000 faux bulletins ont été livrés en Pennsylvanie dans la nuit du 3 au 4 novembre, alors que l’avance supposée de Biden est de 81 660 voix. 

En Arizona, les plaignants affirment que 75 000 bulletins par correspondance n’ont pas été comptabilisés, avec un différentiel entre les deux candidats de 10 377 voix.

Plus de 70 000 votes sont déclarés inéligibles en Géorgie (électeurs n’habitant pas l’état ou n’ayant pas la nationalité, votes de personnes décédées, votes comptés plusieurs fois, faux bulletins…), quand Biden est donné en tête avec 11 779 voix.

Dans le Wisconsin, 170 000 bulletins ont été validés par les machines de vote, alors qu’ils ont été collectés dans des urnes installées dans certains quartiers stratégiques, en violation de la loi de l’état, soit plus de 8 fois la différence en faveur de Biden qui est de 20 682 voix…

Comme le dit P. Navarro en conclusion de son rapport :

« Si ces fraudes électorales ne font pas l’objet d’une enquête approfondie avant le jour de l’inauguration le 20 janvier, cette nation court le risque très réel de ne plus jamais avoir une élection présidentielle équitable. »

Malgré cela, le système judiciaire esquive et traîne des pieds. Les cours de justice au niveau des états comme au niveau fédéral sont politisées et, pour certaines, corrompues. Les juges sont menacés, les chambres des états clés parlementent et la Cour suprême, récipiendaire de plusieurs plaintes concernant les élections, se retranche derrière ses colonnes.

Les options pour un deuxième mandat

Quels sont les scénarios plausibles à ce stade ?

Les états font le ménage par eux-mêmes. Les législatures de chacun des états se réunissent pour prendre en compte les fraudes et votent pour changer le résultat de leurs élections et donc le choix des grands électeurs. Il suffit d’une majorité simple. Même si les chambres sont républicaines, elles restent frileuses, mais subissent la pression de leurs électeurs. Le mouvement #StopTheSteal (« Arrêtez le vol ») rassemblant de nombreux électeurs de Trump a pris de l’ampleur, et des manifestations ont lieu en Arizona, en Géorgie, devant la Cour suprême, exigeant de rétablir l’intégrité des résultats. La prochaine est prévue le 6 janvier à Washington. Leurs grands électeurs ayant déposé officiellement un vote alternatif pour Trump le 14 décembre dernier, renforcent encore la pression populaire sur les chambres. Si 3 états parmi les 6 incriminés choisissent cette option d’ici le 6 janvier, les résultats s’inversent, Donald Trump remporte plus de 270 grands électeurs et gagne les élections.

La loi gouvernant les élections présidentielles prévoit la possibilité pour le Congrès de se réunir s’il s’est produit des irrégularités légales et constitutionnelles dans la tenue des élections dans les états de l’Union. La Pennsylvanie, la Géorgie, le Michigan et le Wisconsin ont été accusés de violer la loi électorale durant ces élections. Ces états n’ont pas contesté le fait, ayant généralisé le vote par correspondance sans l’accord des chambres ni les publications requises pour informer le public. Cela permet à l’une ou l’autre des chambres du Congrès de rejeter les votes de leurs électeurs. Le Sénat a la possibilité de se réunir n’importe quand d’ici le 6 janvier pour statuer sur les élections et voter à la majorité simple pour rejeter les électeurs et les votes de ces états. Certains représentants républicains ont eu une réunion avec le Président dans le bureau ovale le 21 décembre. En cas de rejet, aucun des deux candidats n’obtient 270 votes des grands électeurs. Le Président est alors élu par l’Assemblée, une voix par état, les républicains étant majoritaires, Donald Trump est réélu.

Donald Trump met en œuvre l’ordre exécutif du 12 septembre 2018 prévoyant les actions à mener en cas d’interférence étrangère dans le déroulement des élections. Le DNI (Director of National Intelligence) John Ratcliffe a confirmé l’interférence étrangère de la Chine, de l’Iran et de la Russie dans les élections dans un communiqué de presse en date du 16 décembre. A cela s’ajoutent les preuves fournies par plusieurs experts via les avocats et les récentes cyberattaques contre plusieurs départements d’État. Dans ce cas, Trump ordonne la saisie immédiate des machines Dominion Voting Systems et exige l’organisation de nouvelles élections dans les états clés sous contrôle militaire, comme le conseille le général Flynn.

Les actions des prochains jours vont témoigner de la résistance de la République américaine et de sa capacité à respecter la volonté du peuple : « We the People ».

Source : https://www.francesoir.fr/amp/article/politique-monde/presidentielle-americaine-la-loi-ou-larmee

Article originellement publié le 23 décembre 2020 sur FranceSoir.

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