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Le silence de Joe Biden sur les courriels de Hunter en dit long.

Par Michael Goodwin

1er novembre 2020

Ed Koch ne manquait jamais une occasion de raconter sa version d’une histoire. Lorsqu’un journal ou un reportage télévisé disait de lui quelque chose qu’il considérait comme faux ou injuste, le défunt maire de New York envoyait invariablement une lettre de plainte.

Cette habitude était si prononcée que je lui ai demandé un jour pourquoi il s’en souciait, surtout lorsque le problème était mineur. Sa réponse a été la suivante : si vous n’avez pas d’objection, votre silence est considéré comme un acquiescement.

Votre attention, Joe Biden. C’est pourquoi votre silence face à de graves allégations de corruption est très suspect. Il vous donne l’impression d’être coupable.

Si vous êtes innocent, pourquoi ne le dites-vous pas ?

Alors qu’une très étrange campagne présidentielle entre dans ses derniers jours, l’une de ses caractéristiques les plus étranges est en train de prendre le devant de la scène. Le candidat démocrate à la présidence, qui a passé la plupart de ses jours dans son sous-sol du Delaware, n’a pas contesté les accusations selon lesquelles il était secrètement impliqué dans les transactions commerciales de sa famille, y compris lorsqu’il était vice-président.

Doublement étrange, Biden a également gardé le silence sur les déclarations explosives d’un ancien partenaire dans une entreprise familiale. Le lieutenant de marine à la retraite Tony Bobulinski a déclaré au New York Post et à d’autres journaux qu’il avait rencontré Joe Biden en 2017 pour discuter d’un partenariat avec des cadres chinois liés au Parti communiste au pouvoir, un accord dans lequel M. Bobulinski affirme que l’ancien vice-président est le « grand manitou » qui avait une participation cachée de 10 %.

Le fait que Joe Biden n’ait pas offert de démentis directs est déconcertant car les accusations sont suffisamment sérieuses pour aider le président Trump [à se faire réélire]. Pourtant, même cette perspective n’a pas poussé le comité de campagne de Biden à l’action, ni n’a donné de mandat à des personnes déléguées pour faire des démentis à sa place.

Il n’y a que le silence. Au lieu d’un « NON, pas du tout » tonitruant, nous entendons des grillons.

Bien que Biden ait d’abord qualifié de « diffamation » et de « désinformation russe » les allégations liées aux courriels trouvés sur l’ordinateur portable de son fils Hunter Biden et qu’il ait affirmé lors du deuxième débat qu’il n’avait « jamais pris un centime à une source étrangère« , il refuse de répondre à des questions précises.

Par exemple, l’un des courriels sur l’ordinateur portable remerciait Hunter d’avoir organisé une rencontre avec Joe Biden lorsqu’il était vice-président. L’expéditeur était un conseiller de la société d’énergie ukrainienne Burisma, qui payait Hunter jusqu’à 71 000 euros par mois en tant que directeur.

Hunter et Joe Biden en 2016. Teresa Kroeger

Au début, le camp de Biden a déclaré qu’une telle réunion n’était pas programmée dans le planning de Joe, mais les assistants ont alors autorisé qu’elle ait lieu quand même. Que doivent en penser les électeurs ?

Une telle réunion démolirait la déclaration que Joe Biden a faite pendant des années, à savoir qu’il n’a « jamais » discuté avec Hunter des affaires commerciales de son fils avec l’étranger. Cette affirmation n’a jamais été crédible, mais il serait prouvé hors de tout doute qu’elle est fausse s’il avait réellement rencontré un officiel birman à la demande de Hunter. Ce qui, à son tour, amènerait l’ancien vice-président à être interrogé sur ce qu’il a fait d’autre pendant ses 47 ans à Washington pour aider Hunter à tirer profit du pouvoir de son père.

Le refus de contester les accusations initiales devient encore plus bizarre à la suite d’allégations supplémentaires de Bobulinski, qui comprennent des preuves irréfutables sous forme de courriels, de messages et d’enregistrements. Le fait que M. Biden ne conteste pas la deuxième série d’accusations serait fatal dans presque toutes les autres campagnes, car la situation semble sordide et le lie directement à la Chine alors que la plupart des électeurs ont une opinion défavorable de cette nation.

Bien que de nombreux organismes de presse aient ignoré les révélations du New York Post et que Twitter ait bloqué le compte du journal dans un complot évident visant à protéger Biden, l’interview de Tucker Carlson de Fox News avec Bobulinski a attiré à elle seule près de 8 millions de téléspectateurs. Et Trump aborde le sujet à plusieurs reprises lors de ses rassemblements de campagne, ce qui signifie que plusieurs millions de personnes ont entendu parler de ces accusations, rendant le silence de Biden risqué.

Ce dernier reste en tête uniquement parce que les Big Media font aussi quelque chose d’inédit : ils refusent d’inciter leur candidat favori à répondre sur cette question.

Agissant comme des mafieux qui ont fait vœu d’omerta au lieu de journalistes à la recherche de faits, la plupart des grands médias ont soit ignoré les articles du Post, soit fait des efforts évidents pour les discréditer. Plus flagrant encore, ces médias n’utilisent pas les rares occasions où M. Biden répond aux questions de la presse pour lui poser des questions sur les accords de Hunter ou les allégations de M. Bobulinski.

Que saviez-vous, Joe ? Et quand avez-vous su ? Ce serait un bon point de départ.

Naturellement, le New York Times mène le mur de protection. Il sait depuis des semaines que Biden est le « grand manitou » dans l’accord avec la Chine, mais il ne veut pas le publier. C’est absolument énorme. Le journal de samedi a publié une longue histoire sur la façon dont Biden « agonise sur un fils torpillé par la droite ».

L’écrivain Mark Leibovich ne mentionne même pas les allégations de Bobulinski, ni ne reconnaît que les accusations ne concernent plus seulement les affaires de Hunter, mais impliquent également Joe. Leibovich cherche plutôt à créer de la sympathie pour le candidat à la veille des élections.

L’article intentionnellement trompeur reflète la corruption totale du Times. Cette conclusion est confirmée par un autre article en première page samedi sur les impôts de Trump, qui déplore son utilisation de « prétendues pertes d’amortissement », comme s’il était le seul à utiliser cette option fiscale légale. Il est presque certain que le New York Times déclare également des pertes d’amortissement sur ses bâtiments et ses équipements, ce qui donne lieu à des réductions d’impôts qui aident à payer les salaires des journalistes.

Ces attaques de propagande incessantes contre le Président révèlent que le parti pris des médias et des grandes sociétés de technologies contre Trump s’est transformé en quelque chose d’immonde et de sinistre.

Le but d’un média libre est d’informer le public des faits importants. Mais le Times, le Washington Post, CNN et les chaînes de télévision nationales, ainsi que Twitter et Facebook, ont inversé ce devoir. Aujourd’hui, ils complotent pour cacher des informations cruciales aux électeurs.

Donald Trump est loin d’être un président idéal. Pourtant, ses politiques les plus importantes ont apporté à la fois la paix et la prospérité à notre nation, qui sont les critères fondamentaux du succès présidentiel.

Dans le même temps, Trump a été impitoyablement traqué par un média sans scrupules qui travaille en confédération avec des membres peu scrupuleux de l’administration Obama-Biden. Il est devenu le troisième président à être destitué grâce à un abus de pouvoir partisan orchestré par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et encouragé par des partisans de l’État profond qui ont donné des coups de poignards dans le dos du Président.

Le succès de Trump est une raison suffisante pour voter pour lui. Si vous en avez besoin d’une autre, considérez la conduite répréhensible des démocrates, des médias et des géants de la technologie.

Ils ne doivent pas être récompensés par une victoire. C’est ainsi que réside le désastre.

Source : https://nypost.com/2020/10/31/joe-bidens-silence-on-hunters-emails-speaks-volumes-goodwin/

Article original en anglais publié le 31 octobre 2020.

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