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La spiritualité de la politique

par le Dr Peter Jones

26 septembre 2020

À l’approche des élections présidentielles de 2020, les chrétiens devraient réfléchir profondément à leur vote. De toute évidence, aucun parti politique actuel n’a le droit de prétendre être le GOP, «God’s Own Party (le parti de Dieu)». Traditionnellement, les croyants (moi y compris) ont cherché à éviter de prendre une position politique publique afin à la fois de respecter les choix politiques des autres croyants ainsi que d’éviter les dangers de se concentrer sur des questions secondaires et de s’écarter de la primauté de la prédication de l’Évangile. Mais à mesure que le temps passe et que la politique devient de plus en plus religieuse, avec des implications morales plus profondes, la différence entre les questions primaires et secondaires devient floue. À mon avis, la politique est devenue profondément spirituelle.

Ceux qui, il y a quelques années, se tournaient vers des formes étranges de «spiritualité» dans leur recherche de paix intérieure ont commencé à ancrer leurs espoirs sur la politique plutôt que sur les pratiques apparemment obscures de la méditation ou des chakras. Bien que beaucoup barbotent encore dans la philosophie orientale, les jeunes générations placent leurs espoirs dans une utopie politique de ce monde. Ils ont bu de la croyance enivrante dans le «moi souverain impérial»[1] qui constitue la théorie spirituelle qui se trouve derrière la «politique identitaire». Une telle foi spirituelle en soi n’est plus tempérée par la notion chrétienne selon laquelle l’humanité est déchue ou que le Créateur est la source ultime du sens. Comme l’a dit un expert du gnosticisme moderne (le philosophe Eric Voegelin), la tentation actuelle est «d’immanentiser l’eschaton» – c’est-à-dire de ramener la fin des temps dans le présent et de créer une utopie finale dans le présent. C’est peut-être le vrai sens du «progressisme», qui peut être compris comme une sorte de gnosticisme politique. 

Qu’est-ce que le gnosticisme ? En termes très simples, cette ancienne hérésie dans l’Église des deuxième et troisième siècles enseignait que les humains sont divins et n’ont pas besoin d’un Créateur. Si cela devait être vrai, alors nous n’aurions plus besoin d’un point de référence biblique, comme celui sur lequel la culture américaine a commencé. Des notions comme la loi naturelle, les distinctions normatives entre l’homme et la femme, la famille, une société civile garantissant la liberté d’expression et la place particulière de l’Église – toutes autrefois considérées comme des institutions naturelles et nécessaires servant d’intermédiaires entre l’État et l’individu – sont écartées d’emblée. Une vision gnostique de la vie ne reconnaît pas de telles institutions naturelles ou nécessaires. Le salut ne peut être qu’a-théiste, sans aucune référence à Dieu. Si le progressisme devrait l’emporter lors des l’élection présidentielle de 2020, quel en sera le résultat pratique ? 

Il n’est pas difficile de le deviner.

L’Equality Act, dont Kamala Harris, le choix de Joe Biden comme vice-président, a été l’un des principaux partisans, a déjà été adoptée par la Chambre. Cette loi élève l’orientation sexuelle et l’identité de genre au rang de catégorie anti-discrimination dans la loi, au même niveau que la race. Ce que les gens ressentent à  propos de leur identité sexuelle a maintenant le statut de loi fédérale. Un éthicien chrétien a qualifié ce projet de «menace la plus invasive à la liberté religieuse jamais proposée en Amérique…. Ses effets radicaux sur la liberté religieuse, la liberté d’expression et la liberté de conscience seront à la fois historiques et effrayants[2]. Si les progressistes gagnent une majorité au Sénat cet automne et adoptent l’Equality Act, il y aurait des implications immédiates pour tout ce qui est chrétien. En voici quelques-unes :

  • Les universités chrétiennes seront obligées d’accepter les étudiants LGBTQ et de leur fournir les arrangements qu’ils souhaitent dans les dortoirs. Si elles refusaient, elles perdraient très probablement le financement du gouvernement et leurs diplômes deviendraient inutiles pour leurs diplômés sur le marché du travail.
  • Davantage d’entreprises chrétiennes seront poursuivies et fermées.
  • Davantage de médecins chrétiens seront licenciés de leurs postes dans les hôpitaux que se conforment à cette loi.
  • Davantage d’agences d’adoption chrétiennes qui refusent d’envoyer des enfants dans des foyers de même sexe seront fermées.
  • Les enseignants chrétiens des écoles publiques qui refusent de se conformer aux programmes imposés et aux pronoms de genre (une attaque contre le binaire sexuel biblique) seront licenciés. 

Ce projet de loi a des crocs. Les entreprises qui enfreignent la nouvelle loi seront passibles d’amendes allant jusqu’à 250 000 $. Le projet de loi éliminera la loi fédérale sur la restauration de la liberté religieuse (RFRA), une loi qui a été introduite il y a 27 ans par nul autre que le membre du Congrès Chuck Schumer et signée par le Président Clinton le 16 novembre 1993, afin de «garantir que [dans toutes les lois fédérales] les intérêts en matière de liberté religieuse soient protégés par la loi»[3].

L’un de leurs objectifs est l’abolition de «l’amendement Hyde». Adopté par le Congrès en 1976, cet amendement a été l’un des premiers progrès législatifs majeurs du mouvement pro-vie, car il exclut l’avortement de l’ensemble des services de soins de santé offerts par Medicaid. Avec son abolition, les impôts des chrétiens serviront à promouvoir l’avortement et l’avortement deviendra un programme parrainé par le gouvernement et officiellement promu.

Quelquefois, nous devons choisir le moindre de deux maux. Les deux partis politiques comprennent des pécheurs, mais l’un d’eux, dans les déclarations claires émanant de son programme de parti, tente de saper les principes de la liberté d’expression, du gouvernement constitutionnel, en faisant du meurtre d’enfants une loi pour tous, et en imposant le mariage homosexuel aux citoyens via l’Equality Act, tandis que l’autre parti s’oppose à ce programme. Quelquefois, nous devons faire une distinction en politique entre les opinions personnelles d’un politicien qui flottent et changent, et les lois qui obligent tout le monde à se conformer. Trump a peut-être dit qu’il était pour le mariage homosexuel, mais il le fait par ignorance théologique et il pourrait changer d’avis à tout moment, mais nous ne devrions jamais voter pour lui ni son parti s’ils approuvaient l’Equality Act, comme l’ont fait les démocrates. Nous devons également garder à l’esprit que, bien que Trump exprime son soutien au mariage homosexuel, il a également pris une position ferme en faveur de la liberté de conscience chrétienne. Dans un monde déchu, ce sont les choix que nous devons faire.

Où finira l’Amérique ?

Pendant des années, les lois sur les discours de haine ont été utilisées pour censurer les points de vue et faire taire les critiques. Les écoles publiques ont remplacé l’éducation par des narratifs «politiquement corrects», tandis que le christianisme est interdit de la vie publique et de la place publique. Déjà, la liberté d’expression est minée sur les campus universitaires, où elle est censée prospérer. La liberté d’expression religieuse sur les questions de morale sexuelle et de «santé des femmes» (avortement) sera sans doute bientôt menacée pour les individus, les institutions et les églises.

Actuellement, les progressistes penchent durement vers le socialisme/marxisme. Nous voyons cela dans l’intégration des politiques socialistes de Bernie Sanders dans le programme démocrate. S’ils prennent le pouvoir en 2021, les États-Unis ressentiront la morsure d’une administration dirigée par des politiciens déterminés à donner au socialisme une chance de plus dans le monde. 

Un exemple du genre de politicienne qui sera sans aucun doute nommée à un poste administratif clé est Karen Bass, l’une des dernières prétendantes à la nomination à la vice-présidence. Bien que non sélectionnée, Bass représente la destination du parti. Elle est la présidente du Congressional Black Caucus et ses tendances politiques ne sont pas simplement socialistes, mais communistes très marquées. Cela l’a conduite pendant des décennies à s’impliquer dans la Brigade Venceramos dans le Cuba communiste. Un chef de policice infiltré a déclaré que «pour être membre de la brigade, il fallait être confirmé comme marxiste-léniniste»[4]. Un transfuge qui a fui aux États-Unis en 1971 a décrit le service de renseignement cubain comme une filiale directe du service de renseignement de l’Union soviétique[5].

Bass était également membre des Black Panthers[6]. Bass était également connectée à une organisation peu structurée de marxistes-léninistes radicaux qui s’alignaient avec le Nouveau Mouvement Communiste Maoïste, appelés rectificationistes qui cherchaient à aller plus à gauche que Marx en suivant Mao. David Horowitz, jadis aussi radical que Bass, déclare à partir de sa connaissance de première main de la situation : «Si [Bass] faisait partie d’un mouvement de rectification, elle est maoïste[7]. Bass elle-même déclare que ses antécédents militants forment son «programme» de gouvernance : 

Une des choses que j’essaie de faire dans mon travail est d’insérer ma politique chaque fois que j’en ai l’occasion et j’essaie également de chercher un domaine où je peux apporter des changements et repousser les limites… Une chose qu’un progressiste peut faire est d’aller avec un programme politique, en reconnaissant qu’il y a beaucoup de gens qui n’ont aucun programme et qui ne se préoccupe pas d’avoir un programme [8].

De toute évidence, des marxistes comme Bass, dans une autre version de «la longue marche à travers les institutions», sont sortis du désert et trouvent leur place dans un parti politique reconnu, à travers lequel ils entendent «transformer l’Amérique», pour citer le président Obama. Un rapport du FBI de 1976 révèle que l’objectif des responsables du renseignement cubain qui dirigent la brigade Venceremos (en ligue avec les Soviétiques) «est le recrutement d’individus qui sont politiquement orientés et qui pourraient un jour obtenir un poste, électif ou nommé, quelque part dans le gouvernement américain, ce qui donnerait au gouvernement cubain accès aux renseignements politiques, économiques et militaires» [c’est moi qui souligne.]

Combien, comme Bass, sous influence socialiste ou communiste, graviront les sommets de l’influence politique américaine, en tant que sénateurs, juges, maires et gouverneurs ? Je dois dire : «Presque, mais manqué», puisque Bass n’a pas été choisie comme candidate à la vice-présidence 2020. Le service de renseignement cubain, cependant, a fait ses preuves au-delà de ses rêves les plus fous.

Bass a parlé de trois politiques principales qu’elle aimerait mettre en œuvre : résoudre les problèmes raciaux de la nation, donner un leadership là où il n’y en a pas actuellement, et vaincre la COVID-19. Contrôler une pandémie n’est pas une chose sur laquelle un politicien a vraiment le pouvoir d’intervenir. Cependant, la question raciale affaiblira la culture américaine pour les générations à venir. Les progressistes utilisent la tourmente de la pandémie, en plus des désaccords émotionnels sur les questions raciales, pour déstabiliser le tissu conservateur et la confiance morale de la nation, permettant à une révolution néomarxiste de prendre le pouvoir. 

Les conflits raciaux d’aujourd’hui ne sont pas tant une révolte découlant d’un véritable scandale moral que la répétition d’une tentative marxiste d’il y a 60 ans de créer un mécontentement à l’égard de la culture américaine. Dans son livre Color, Communism and Common Sense[9], Manning Johnson, témoin direct de cette tentative, décrit les activités des adhérents communistes dans les années 1930 et 1940. Ils décidèrent de saper la foi dans les institutions américaines en exposant l’Amérique comme une société profondément raciste. Johnson, qui se qualifie lui-même de «camarade» autrefois dévoué, chercha à libérer ses compatriotes noirs de la culture tyrannique des blancs. Pour ce faire, les communistes soviétiques et blancs américains formèrent des enthousiastes noirs comme lui à «des manifestations de rue organisées, à la violence de foule, à la lutte contre la police et à la manière politique de « jeter une brique et de se cacher »»(7). Le but était de créer «un front commun contre les oppresseurs blancs» (15). Il apporte les preuves documentées de ce que le complot visant à utiliser «les nègres comme fer de lance [consommable]» de la déstabilisation de l’Amérique a été créé par Staline en 1928, dix ans après la création du Commintern (Organisation mondiale du communisme). «Les principaux dirigeants communistes blancs» utilisèrent hypocritement l’idée des conflits raciaux dans «une lutte  acharnée pour le pouvoir afin de faire avancer la cause du communisme en Amérique» (37). 

Johnson vit l’hypocrisie du projet, puisqu’il se rendit compte que «les hommes blancs vendaient des hommes blancs comme esclaves [et] les hommes noirs vendaient des hommes noirs comme esclaves» (43). Tous deux étaient capables de racisme. Néanmoins, l’objectif hypocrite était «de rendre le système de l’homme blanc, le gouvernement de l’homme blanc responsable de tout» (44), en utilisant «la calomnie comme technique fondamentale, en cherchant à diviser l’Amérique» (52). Fait intéressant, il nota la tendance communiste des médias libéraux de l’époque, faisant preuve «d’attitudes biaisées contre les blancs» et omettant de signaler tout progrès racial qu’ils «anéantissaient» délibérément et accusaient calomnieusement d’être «un canular entaché de propagande» (54).

Ce que nous voyons aujourd’hui est une tentative renouvelée, cette fois par les néomarxistes, d’accomplir ce que le projet n’a pas réussi à réaliser il y a quelques générations. Le mouvement actuel a rallié de nombreux alliés puissants : les Black Lives Matter d’inspiration marxiste, les terroristes Antifa, la théorie critique des races négatrice de l’Évangile, la notion de racisme blanc malfaisant inhérent désormais enseignée dans les écoles primaires, et le message manifestement faux que la police fait la guerre aux Afro-Américains. Si les progressistes qui partagent les convictions de Bass, et il y en a beaucoup, gagnent la Maison Blanche, le Congrès et de nombreux postes d’autorité locale lors de nos prochaines élections, les États-Unis seraient vulnérables à la révolution très spirituelle/culturelle que Marx, Lénine et Mao ont accomplie dans le passé. Dans ce cas, tôt ou tard, le pays connaîtrait la suppression de la liberté humaine et religieuse, le rejet de Dieu et de ses lois, la destruction massive des églises et la persécution systématique des croyants chrétiens.

Certains m’accuseront de verser dans le sensationnalisme. Cela ne pourrait jamais arriver ici ! Mais les chrétiens pensaient cela à propos de l’Allemagne dans les années 1930, alors que 92 % de la population était chrétienne. Ils ont observé et voté naïvement pour ce qui s’est avéré être un système impie et inhumain. Puis, soudainement, quelques années plus tard, il était trop tard. Ronald Reagan a fait une remarque célèbre il y a près de soixante ans : «La liberté n’est jamais à plus d’une génération de l’extinction.»

Les chrétiens américains qui votent doivent réaliser la nature antichrétienne comme jamais auparavant du programme politique progressiste. Lors de votre vote, contribuez à arrêter le massacre de millions de bébés, noirs et blancs, dans et hors de l’utérus. Prenez position contre une culture de plus en plus hostile et opposée au Dieu de la Bible. Pour le bien de vos enfants et pour l’amour de votre prochain, défendez la beauté culturelle, issue de la création et honorant Dieu, du mariage et de l’identité sexuelle, tout en continuant à annoncer l’Évangile du Créateur qui s’est fait chair pour porter Lui-même les péchés du monde. Évidemment, vous ne votez pas pour des gens parfaits, mais votre vote devrait s’exprimer en faveur d’autant de candidats que vous pouvez trouver qui respectent encore les principes que Dieu a ordonnés dans la création et dans Sa Parole. Les utopies humaines anti-Dieu se terminent toujours par la destruction et le désastre. 

Seul notre Dieu bienveillant connaît le cours de l’histoire humaine. Lui seul aime suffisamment Ses créatures rebelles pour mourir pour elles dans la personne de son Fils. Ce n’est qu’en nous soumettant aux lois de la création de Dieu et en recevant Son acte de salut découlant de Sa grâce qu’un jour, lorsque Christ reviendra, nous goûterons à une vie dans laquelle le mal sera vaincu et nous vivrons, rendus parfaits et dans le plein bonheur, en compagnie du Dieu personnel : Père, Fils et Esprit, dans un ciel et une terre transformés. Nous attendons avec patience cette utopie finale. En attendant, la gloire de Dieu est notre but, le Christ est notre seule espérance et le Saint-Esprit notre puissance nous permettant de vivre dans la sainteté devant notre Seigneur et devant le monde en témoignage de Sa sainteté. C’est vrai : Dieu n’appartient pas à un parti politique, mais qu’Il vous accorde la sagesse, lors des prochaines élections, de soutenir des politiques qui témoignent de Sa bonté en tant que Créateur omniscient et bienveillant qui, par la loi, nous conduit au Christ, notre Rédempteur rempli de grâce. Je vous invite à vous inscrire et à voter !

Notes :

[1]  Andrew Latham, «The Foundering of the American Republic», The Imaginative Conservative  (6 août 2020).

[2]  Telle est l’opinion acquise après étude d’Andrew T. Walker, membre principal chargé d’éthique chrétienne à la Southern Baptist Ethics and Religious Liberty Commission : https://www.thegospelcoalition.org/article/equality-act-anti-christian

[3] https://www.govtrack.us/congress/votes/103-1993/s331.

[4]  Mansour, «Five Facts».

[5]  Mansour, «Five Facts».

[6] https://www.discoverthenetworks.org/individuals/karen-bass. Voir aussi l’auteure progressiste Laura Flanders dans son livre Blue Grit (2008), qui identifie Bass comme «une ancienne Black Panther».

[7]  https://www.discoverthenetworks.org/individuals/karen-bass

[8]  Darnell Hunt et Ana-Christina Ramon, Black Los Angeles: American Dreams and Racial Realities (New York University, 2010).

[9]  Johnson, Manning, Color, Communism and Common Sense (NY: The Stuyvesant Press Corp, 1958).

Source : https://truthxchange.com/2020/08/the-spirituality-of-politics/. Article original publié le 24 août 2020.


A propos de l’auteur

Dr Peter Jones
Le Dr Peter Jones est un ministre ordonné de l’Église presbytérienne d’Amérique. Il est le directeur de TruthXchange. Il s’est marié avec Rebecca Clowney en 1971 alors qu’il était doctorant au Princeton Theological Seminary. En 1973, ils ont emmené leurs deux premiers enfants en France, où le Dr Peter Jones a enseigné le Nouveau Testament à la Faculté Libre de Théologie Réformée d’Aix-en-Provence, dans le cadre d’un accord de coopération avec Mission to the World (PCA).
En 1989, une lettre lui demandait d’envisager de retourner aux États-Unis pour y enseigner. Après beaucoup de prière et de réflexion, il a décidé d’accepter une invitation à enseigner à la Faculté théologique de Westminster en Californie. Mais l’Amérique n’était pas le même pays que celui qu’il avait vu pour la première fois en 1964 (lorsque les Beatles avaient débarqué sur les côtes américaines). Le choc culturel qu’il avait subi lors de son retour l’a amené à publier l’ouvrage Gnostic Empire Strikes Back (1992). Ce qu’il avait d’abord identifié comme le « Nouvel Âge » était bien plus qu’une mode déferlant sur la côte Ouest. Une nouvelle spiritualité s’était emparée de l’Amérique. Plusieurs années de recherche l’ont conduit à la publication de Spirit Wars (1997), qui explore la nature de la Nouvelle Spiritualité et ses manifestations dans la société et l’Église. Dans une tentative de rendre le message accessible aux jeunes lecteurs et aux groupes, il a publié Gospel Truth, Pagan Lies: Can You Tell the Difference? (2000). L’engouement pour le DaVinci Code l’a amené à écrire Cracking DaVinci’s Code avec Jim Garlow en 2004 et cela a abouti à un livre qui analyse le Jésus gnostique contre le Jésus chrétien, intitulé Stolen Identity: The Conspiracy to Reinvent Jesus. En 2006, il a publié deux autres livres : The God of Sex: How Worldview Determines Sexuality, et Capturing the Pagan Mind: Paul’s Blueprint for Thinking and Living in the New Global Culture. En plus de ses deux volumes de compendium de ses groupes de réflexion truthXchange (Global Wizardry et The Coming Pagan Utopia), il a publié One or Two: Seeing a World of Difference (2010) et The Other Worldview (2015). Un livre provisoirement intitulé Whose Rainbow? devrait être disponible en 2020.
De juillet 1991 à décembre 2002, il a enseigné le Nouveau Testament et le grec au Westminster Theological Seminary en Californie. Son intérêt pour le paganisme émergent et sa menace pour l’Église lui a progressivement demandé plus de temps et d’énergie. Il a finalement décidé de consacrer toutes ses énergies à cette tâche qu’il accomplit au sein de l’organisation TruthXchange.

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