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Le Christ, et non César, est le chef de l’Église.

31 juillet 2020

John McArthur

Note de La Lumière :

L’église Grace Community, dirigée par le pasteur John MacArthur, enseignant bien connu dans l’Église, a annoncé cette semaine qu’elle ne se soumettrait pas à l’ordre du gouverneur de Californie Gavin Newsom d’arrêter les services religieux en salle, déclarant que « le Christ, et non César, est le chef de l’Église. »

La déclaration de l’église fait suite à l’annonce récente du gouverneur selon laquelle tous les rassemblements religieux en salle et dans les maisons, ainsi que les restaurants, bars, clubs de gymnastique, salons de coiffure et salons de barbiers dans au moins 32 comtés doivent cesser leurs activités.

Le vendredi 24 juillet 2020, MacArthur a déclaré dans un billet de blogue de l’église que son église continuerait à pratiquer le culte en personne. Cette déclaration est remarquable en tous points de vue, parce que :
  • Elle prend appui directement sur les Écritures dont l’autorité seule est affirmée sans détour, au-dessus des lois de l’État. Cette prise de position claire et ferme est en elle-même extrêmement courageuse et contraste fortement avec l’attitude courante des églises qui, dans leurs discours dans l’espace public, se contentent d’arguments fondés sur la loi naturelle, la raison, la science ou le droit, de peur de ne pas être « audibles » et d’être qualifiées de « fondamentalistes ».
  • Les rédacteurs de la déclaration affirment sans concession que Christ est le chef véritable de l’Église, et non l’État, le César moderne. En cela, ils font valoir une loyauté et une allégeance à Christ sans faille, célébré comme le seul Kurios, le seul Seigneur. L’Église primitive était confrontée à la fois à la Synagogue et au pouvoir impérial de Rome, et une telle allégeance exclusive à Jésus-Christ était vue comme un défi, une menace politique, un trouble à l’ordre public. Les chrétiens refusaient de se soumettre à un César qui s’élevait au-dessus du Roi des rois. Aujourd’hui, la situation de confrontation entre l’Église et un César autoritaire est la même que dans l’Église primitive : l’État laïc moderne cherche à régir le contenu du culte, à redéfinir le bien et le mal, à changer la religion et à usurper la place qui revient à Dieu seul, en déclarant qu’aucune religion ne peut s’élever au-dessus des lois de la République. Affirmer aujourd’hui que seul Christ est le Seigneur implique de ne pas plier le genou devant la laïcité maçonnique. En France, une telle position est impensable, elle équivaudrait à un crime de lèse-majesté.
  • John MacArthur est dispensationnaliste dans son eschatologie, ce qui lui a fait dire qu’il se « fiche de la guerre culturelle« , dans le sens que l’Eglise n’a pas à se soucier des aspects extérieurs du développement culturel sans l’Évangile, ce qui compte étant uniquement de se défendre contre les attaques publiques contre la morale chrétienne. Malgré cette conception déficiente de la culture et du Royaume de Dieu, il est à la fois surprenant et heureux que a) John McArthur ait beaucoup plus de discernement face au Léviathan moderne qu’est l’État laïc antichrétien qui cherche à imposer une utopie marxiste, que bien des chrétiens, y compris ceux adhérant à la théologie de l’alliance, b) qu’il affirme avec force la seigneurie de Christ sur l’Église.

  • Déclaration de l’église Grace Community Church

    Un argument biblique en faveur du devoir de l’Église de rester ouverte

    Le Christ est le Seigneur de tous. Il est le seul vrai chef de l’Église (Éphésiens 1:22 ; 5:23 ; Colossiens 1:18). Il est également le roi des rois, souverain sur toute autorité terrestre (1 Timothée 6:15 ; Apocalypse 17:14 ; 19:16). L’église Grace Community Church s’est toujours appuyée sur ces principes bibliques. En tant que peuple de Christ, nous sommes soumis à sa volonté et à ses commandements tels qu’ils sont révélés dans les Écritures. Par conséquent, nous ne pouvons pas et ne voulons pas accepter un moratoire imposé par le gouvernement sur le culte hebdomadaire de notre congrégation ou sur d’autres rassemblements réguliers. Le respect de ce moratoire serait une désobéissance aux commandements clairs de notre Seigneur.

    Certains penseront qu’une déclaration aussi ferme est inexorablement en conflit avec le commandement d’être soumis aux autorités gouvernementales établi dans Romains 13 et 1 Pierre 2. Les Écritures imposent une obéissance prudente et consciencieuse à toutes les autorités, y compris les rois, les gouverneurs, les employeurs et leurs agents (selon les mots de Pierre, « non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont déraisonnables » [1 Pierre 2:18]). Dans la mesure où les autorités gouvernementales ne tentent pas d’affirmer une autorité ecclésiastique ni d’émettre des ordres qui interdisent notre obéissance à la loi de Dieu, leur autorité doit être respectée, que nous soyons d’accord ou non avec leurs décisions. En d’autres termes, Romains 13 et 1 Pierre 2 lient toujours la conscience des chrétiens individuels. Nous devons obéir à nos autorités civiles en tant que pouvoirs que Dieu lui-même a ordonnés.

    Cependant, si le gouvernement civil est investi de l’autorité divine pour diriger l’État, aucun de ces textes (ni aucun autre) n’accorde aux dirigeants civils la juridiction sur l’Église. Dieu a établi trois institutions au sein de la société humaine : la famille, l’État et l’Église. Chaque institution a une sphère d’autorité avec des limites juridictionnelles qui doivent être respectées. L’autorité d’un père est limitée à sa propre famille. L’autorité des chefs de l’Église (qui leur est déléguée par le Christ) est limitée aux questions ecclésiastiques. Et le gouvernement est spécifiquement chargé de la surveillance et de la protection de la paix et du bien-être civiques dans les limites d’une nation ou d’une communauté. Dieu n’a pas accordé aux dirigeants civils d’autorité sur la doctrine, la pratique ni la politique de l’Église. Le cadre biblique limite l’autorité de chaque institution à sa juridiction spécifique. L’Église n’a pas le droit de se mêler des affaires des familles individuelles ni de mettre de côté l’autorité parentale. Les parents n’ont pas le pouvoir de gérer les affaires civiles tout en contournant les fonctionnaires du gouvernement. De même, les fonctionnaires n’ont pas le droit d’intervenir dans les affaires ecclésiastiques d’une manière qui sape ou ignore l’autorité donnée par Dieu aux pasteurs et aux anciens.

    Lorsque l’une des trois institutions dépasse les limites de sa compétence, il est du devoir des autres institutions de limiter cet excès. Par conséquent, lorsqu’un fonctionnaire du gouvernement émet des ordres réglementant le culte (tels que l’interdiction de chanter, la limitation de la participation ou l’interdiction de rassemblements et de services), il sort des limites légitimes de son autorité divine en tant que fonctionnaire civil et s’arroge une autorité que Dieu n’accorde expressément qu’au Seigneur Jésus-Christ en tant que souverain de son royaume, qui est l’Église. Son autorité est transmise aux églises locales par les pasteurs et les anciens qui enseignent sa Parole (Matthieu 16:18-19 ; 2 Timothée 3:16-4:2).

    Par conséquent, en réponse à la récente ordonnance de l’État exigeant des églises de Californie qu’elles limitent ou suspendent indéfiniment toutes les réunions, nous, pasteurs et anciens de la Grace Community Church, informons respectueusement nos dirigeants civils qu’ils ont outrepassé leur juridiction légitime, et que la fidélité au Christ nous interdit d’observer les restrictions qu’ils veulent imposer à nos services de culte collectifs.

    Autrement dit, le gouvernement civil n’a jamais eu la prérogative d’ordonner, de modifier, d’interdire ni d’imposer le culte. La question de savoir quand, comment et combien de fois les cultes de l’Église doivent être tenus n’est pas soumise à César. C’est César lui-même qui est soumis à Dieu. Jésus a affirmé ce principe lorsqu’il a dit à Pilate :

    « Tu n’aurais aucune autorité sur moi, si elle ne t’avait été donnée d’en haut » (Jean 19:11).

    Et parce que le Christ est le chef de l’Église, les questions ecclésiastiques relèvent de son royaume, et non de celui de César. Jésus a fait une distinction très nette entre ces deux royaumes lorsqu’il a dit :

    « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu » (Marc 12:17).

    Notre Seigneur Lui-même a toujours rendu à César ce qui était à César, mais Il n’a jamais offert à César ce qui appartient uniquement à Dieu.

    En tant que pasteurs et anciens, nous ne pouvons remettre aux autorités terrestres ni un privilège ni un pouvoir qui n’appartiennent qu’au Christ qui est chef de son Église. Les pasteurs et les anciens sont ceux à qui le Christ a donné le devoir et le droit d’exercer son autorité spirituelle dans l’Église (1 Pierre 5:1-4 ; Hébreux 13:7, 17) – et l’Écriture seule définit comment et qui ils doivent servir (1 Corinthiens 4:1-4). Ils n’ont pas le devoir de suivre les ordres d’un gouvernement civil qui tente de réglementer le culte ou la gouvernance de l’Église. En fait, les pasteurs qui cèdent leur autorité déléguée par le Christ dans l’Église à un dirigeant civil ont abdiqué leur responsabilité devant leur Seigneur et ont violé les sphères d’autorité ordonnées par Dieu tout autant que le fonctionnaire laïc qui impose illégitimement son autorité à l’Église. La déclaration doctrinale de notre église inclut ce paragraphe depuis plus de 40 ans :

    Nous enseignons l’autonomie de l’église locale, libre de toute autorité ou contrôle extérieur, avec le droit à l’autonomie gouvernementale et la liberté de ne pas subir l’ingérence d’aucune hiérarchie d’individus ou d’organisations (Tite 1:5). Nous enseignons qu’il est scripturaire pour les véritables églises de coopérer les unes avec les autres pour la présentation et la propagation de la foi. Cependant, chaque église locale, à travers ses anciens et leur interprétation et application de l’Écriture, devrait être le seul juge de la mesure et de la méthode de sa coopération. Les anciens doivent également déterminer toutes les autres questions relatives au statut de membres, à la politique, à la discipline, à la bienveillance et au gouvernement de l’église (Actes 15:19-31 ; 20:28 ; 1 Corinthiens 5:4-7, 13 ; 1 Pierre 5:1-4).

    En bref, en tant qu’Église, nous n’avons pas besoin de la permission de l’État pour servir et adorer notre Seigneur comme Il l’a ordonné. L’Église est la précieuse épouse du Christ (2 Corinthiens 11:2 ; Éphésiens 5:23-27). Elle lui appartient à Lui seul. Elle existe par sa volonté et sert sous son autorité. Il ne tolérera aucune atteinte à sa pureté et aucune violation de son autorité sur elle. Tout cela a été établi lorsque Jésus a dit :

    « Je bâtirai mon église, et les portes du séjour des morts ne la domineront pas » (Matthieu 16:18).

    L’autorité du Christ lui-même est

    « au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance et de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Et Il [Dieu le Père] a mis toutes choses sous les pieds de [Christ], et L’a donné comme chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Ephésiens 1:21-23).

    En conséquence, l’honneur que nous devons à juste titre à nos gouverneurs et magistrats terrestres (Romains 13:7) ne comprend pas l’obéissance lorsque ces fonctionnaires tentent de subvertir la saine doctrine, de corrompre la morale biblique, d’exercer l’autorité ecclésiastique ou de supplanter Christ comme chef de l’église de toute autre manière.

    L’ordre biblique est clair : le Christ est Seigneur sur César, et non l’inverse. C’est le Christ, et non César, qui est le chef de l’Église. Inversement, l’Église ne gouverne en aucun cas l’État. Là encore, il s’agit de royaumes distincts, et le Christ est souverain sur les deux. Ni l’Église ni l’État n’ont une autorité supérieure à celle du Christ lui-même, qui a déclaré :

    « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18).

    Notez que nous ne faisons pas valoir un argument constitutionnel, même si le Premier amendement de la Constitution des États-Unis affirme expressément ce principe dans ses premiers mots :

    « Le Congrès n’édictera aucune loi concernant l’établissement d’une religion, ni interdisant le libre exercice de celle-ci. »

    Le droit que nous invoquons n’a pas été créé par la Constitution. Il fait partie de ces droits inaliénables garantis uniquement par Dieu, qui a ordonné le gouvernement humain et qui établit à la fois l’étendue et les limites de l’autorité de l’État (Romains 13:1-7). Notre argument n’est donc délibérément pas fondé sur le Premier amendement ; il repose sur les mêmes principes bibliques que ceux sur lesquels cet amendement lui-même est fondé. L’exercice de la vraie religion est un devoir divin donné aux hommes et aux femmes créés à l’image de Dieu (Genèse 1:26-27 ; Actes 4:18-20 ; 5:29 ; cf. Matthieu 22:16-22). En d’autres termes, la liberté de culte est un commandement de Dieu, et non un privilège accordé par l’État.

    Il convient de faire une remarque supplémentaire dans ce contexte. Le Christ est toujours fidèle et vrai (Apocalypse 19:11). Les gouvernements humains ne sont pas aussi dignes de confiance. L’Écriture dit que « le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5:19). Cela se réfère, bien sûr, à Satan. Jean 12:31 et 16:11 l’appellent « le prince de ce monde », ce qui signifie qu’il exerce un pouvoir et une influence par le biais des systèmes politiques de ce monde (cf. Luc 4:6 ; Éphésiens 2:2 ; 6:12). Jésus a dit de lui : « il est un menteur et le père du mensonge » (Jean 8:44). L’histoire est pleine de rappels douloureux que le pouvoir de l’État est facilement et fréquemment abusé à des fins malveillantes. Les politiciens peuvent manipuler les statistiques et les médias peuvent dissimuler ou camoufler des vérités gênantes. Ainsi, une église qui fait preuve de discernement ne peut pas se conformer passivement ni automatiquement aux directives du gouvernement si ce dernier ordonne la fermeture des réunions collectives – même si la raison invoquée est une problème de santé et de sécurité publiques.

    L’Église est par définition une assemblée. C’est le sens littéral du mot grec traduit par « église » – ekklesia – l’assemblée des appelés. Une assemblée qui n’est pas une assemblée est une contradiction dans les termes. Les chrétiens ont donc reçu l’ordre de ne pas renoncer à la pratique de se réunir (Hébreux 10:25) – et aucun État terrestre n’a le droit de restreindre, de délimiter ni d’interdire le rassemblement des croyants. Nous avons toujours soutenu l’Église clandestine dans les nations où le culte des congrégations chrétiennes est jugé illégal par l’État.

    Lorsque les autorités limitent la fréquentation de l’Église à un certain nombre de personnes, elles tentent d’imposer une restriction qui, en principe, rend impossible le rassemblement des saints en tant qu’Église. Lorsque les autorités interdisent le chant lors des services religieux, elles tentent d’imposer une restriction qui, en principe, rend impossible pour le peuple de Dieu d’obéir aux commandements d’Éphésiens 5:19 et de Colossiens 3:16. Lorsque les autorités prescrivent la distanciation, elles tentent d’imposer une restriction qui, en principe, rend impossible l’expérience de l’étroite communion entre les croyants, ordonnée dans Romains 16:16, 1 Corinthiens 16:20, 2 Corinthiens 13:12 et 1 Thessaloniciens 5:26. Dans tous ces domaines, nous devons nous soumettre à notre Seigneur.

    Bien qu’en Amérique nous ne soyons pas habitués à l’intrusion du gouvernement dans l’Église de notre Seigneur Jésus-Christ, ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’Église que les chrétiens ont à faire face à des gouvernements trop autoritaires ou à des dirigeants hostiles. En fait, la persécution de l’Église par les autorités de l’État a été la norme, et non l’exception, tout au long de l’histoire de l’Église. « En effet », dit l’Écriture,

    « tous ceux qui désirent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Timothée 3:12).

    Historiquement, les deux principaux persécuteurs ont toujours été le gouvernement laïc et les fausses religions. La plupart des martyrs du christianisme sont morts parce qu’ils ont refusé d’obéir à de telles autorités. C’est, après tout, ce que le Christ a promis :

    « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15:20).

    Dans la dernière des béatitudes, Il a dit :

    « Heureux serez-vous lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Matthieu 5:11-12).

    Alors que la politique gouvernementale s’éloigne des principes bibliques, et que les pressions juridiques et politiques contre l’Église s’intensifient, nous devons reconnaître que le Seigneur peut utiliser ces pressions comme moyen de purge pour révéler la véritable Église. Le fait de succomber à l’emprise du gouvernement peut amener les églises à rester fermées indéfiniment. Comment la véritable Église de Jésus-Christ peut-elle se distinguer dans un climat aussi hostile ? Il n’y a qu’un seul moyen : l’allégeance audacieuse au Seigneur Jésus-Christ.

    Même lorsque les gouvernements semblent sympathiser avec l’Église, les responsables chrétiens ont souvent dû faire face à des fonctionnaires agressifs. Dans la Genève de Calvin, par exemple, les responsables de l’Église ont quelquefois dû repousser les tentatives du conseil municipal de régir certains aspects du culte, de la politique de l’Église et de la discipline de l’Église. L’Église d’Angleterre ne s’est jamais complètement réformée, précisément parce que la Couronne et le Parlement britanniques se sont toujours mêlés des affaires de l’Église. En 1662, les Puritains ont été expulsés de leur chaire parce qu’ils refusaient de se plier aux mandats du gouvernement concernant l’utilisation du Livre de la prière commune, le port des vêtements et d’autres aspects cérémoniels du culte réglementé par l’État. Le monarque britannique prétend toujours être le gouverneur suprême et le chef titulaire de l’Église anglicane.

    Mais encore une fois : le Christ est le seul vrai chef de son Église, et nous avons l’intention d’honorer cette vérité vitale dans tous nos rassemblements. Pour cette raison primordiale, nous ne pouvons pas accepter et nous ne nous inclinerons pas devant les restrictions intrusives que les responsables gouvernementaux veulent maintenant imposer à notre congrégation. Nous offrons cette réponse sans rancune, et non pas avec des cœurs combatifs ou rebelles (1 Timothée 2:1-8 ; 1 Pierre 2:13-17), mais avec la conscience que nous devons répondre au Seigneur Jésus pour l’intendance qu’Il nous a confiée en tant que bergers de son précieux troupeau.

    Aux responsables du gouvernement, nous disons respectueusement avec les apôtres :

    « S’il est juste aux yeux de Dieu de vous écouter plutôt que d’écouter Dieu, c’est à vous qu’il appartient de juger » (Actes 4:19).

    Et notre réponse sans hésitation à cette question est la même que celle des apôtres :

    « Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29).

    Notre prière est que toute congrégation fidèle se tienne à nos côtés dans l’obéissance à notre Seigneur, comme l’ont fait les chrétiens au cours des siècles.

    Addendum

    Les anciens de l’église Grace ont pris en considération et ont indépendamment consenti à suivre la directive gouvernementale initiale, non pas parce que nous pensions que l’État avait le droit de dire aux églises quand, s’il faut et comment pratiquer le culte. Pour être clair, nous pensons que les directives initiales ont été tout autant une intrusion illégitime de l’autorité de l’État dans les affaires ecclésiastiques que nous le pensons aujourd’hui. Cependant, comme nous ne pouvions pas connaître la véritable gravité du virus, et parce que nous nous soucions des gens comme notre Seigneur l’a fait, nous pensons que la protection de la santé publique contre les contagions graves est une fonction légitime des chrétiens comme du gouvernement civil. C’est pourquoi nous avons volontairement suivi les recommandations initiales de notre gouvernement. Il est bien sûr légitime pour les chrétiens de s’abstenir temporairement de l’assemblée des saints face à une maladie ou à une menace imminente pour la santé publique.

    Lorsque le confinement dévastateur a commencé, il était censé être une mesure provisoire à court terme, avec pour objectif d' »infléchir la courbe » – ce qui signifie que les autorités voulaient ralentir le taux d’infection pour s’assurer que les hôpitaux ne soient pas débordés. Et il y a eu d’horribles projections sur le nombre de décès. À la lumière de ces facteurs, nos pasteurs ont soutenu les mesures en observant les directives qui ont été émises pour les églises.

    Mais nous n’avons pas cédé notre autorité spirituelle au gouvernement laïc. Nous avons dit dès le début que notre respect volontaire des directives gouvernementales était susceptible de changer si les restrictions s’étendaient au-delà de l’objectif fixé, ou si des politiciens s’immisçaient indûment dans les affaires de l’Église, ou si les responsables de la santé ajoutaient des restrictions qui tenteraient de saper la mission de l’Église. Nous avons pris chaque décision en gardant à l’esprit notre propre charge de responsabilité. Nous avons simplement saisi l’occasion qui s’est présentée au début de nous soucier des préoccupations des responsables de la santé et de prendre en compte les mêmes préoccupations parmi les membres de notre église, mus par notre désir d’agir en manifestant une attention et une sagesse abondantes (Philippiens 4:5).

    Mais nous avons maintenant plus de vingt semaines de restrictions non levées. Il est évident que ces prédictions initiales de décès étaient fausses et que le virus est loin d’être aussi dangereux qu’on ne le craignait à l’origine. Pourtant, environ quarante pour cent de l’année se sont écoulés sans que notre église ait pu au fond se réunir de manière normale. La capacité des pasteurs de conduire leurs troupeaux a été sévèrement réduite. L’unité et l’influence de l’église ont été menacées. Les occasions pour les croyants de se servir et de se servir les uns les autres ont été manquées. Et la souffrance des chrétiens qui sont troublés, craintifs, angoissés, infirmes ou qui ont un besoin urgent de communion et d’encouragement a été amplifiée au-delà de tout ce qui pourrait raisonnablement être considéré comme juste ou nécessaire. Les grandes manifestations publiques qui étaient prévues pour 2021 sont déjà annulées, ce qui indique que les responsables se préparent à maintenir les restrictions en vigueur jusqu’à l’année prochaine et au-delà. Cela oblige les églises à choisir entre le commandement clair de notre Seigneur et les injonctions des fonctionnaires du gouvernement. C’est pourquoi, suivant l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, nous choisissons volontiers de Lui obéir.

    Source : https://www.gracechurch.org/news/posts/1988#. Article original publié le 24 juillet 2020.

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