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Trump ne devrait pas être destitué : une réponse de Wayne Grudem à Mark Galli et au Christianity Today.

Par Wayne Grudem

30 décembre 2019

Source : AP Photo/Pablo Martinez Monsivais.

Comme chrétien évangélique qui ai enseigné l’éthique pendant 42 ans en tant que professeur au niveau universitaire et des études supérieures dans les écoles, et en tant qu’auteur d’un important manuel sur l’éthique chrétienne et d’un autre livre très utilisé sur la relation entre la politique et la Bible, je voudrais respectueusement marquer mon désaccord avec l’éditorial de Mark Galli, « Trump devrait être démis de ses fonctions » (Christianity Today, 19 décembre 2019). Ceci est en accord avec la déclaration de Galli selon laquelle l’approche du CT est de « permettre aux chrétiens ayant des convictions politiques différentes de présenter leurs arguments sur la place publique ».

Les raisons de Galli pour lesquelles Trump devrait être démis de ses fonctions

Galli donne six raisons pour lesquelles M.Trump devrait être démis de ses fonctions, soit par destitution soit lors des prochaines élections : (1) Il a tenté de « forcer un dirigeant étranger à harceler et discréditer un de ses opposants politiques », et cela était « une violation de la Constitution ». (2) Cette action était aussi « profondément immorale ». (3) « Il a engagé et renvoyé un certain nombre de personnes qui sont maintenant des criminels condamnés par la justice. » (4) Il a « admis avoir commis des actes immoraux dans les affaires et dans ses relations avec les femmes », et il « reste fier » de ces choses. (5) Son fil Twitter contient une « chaîne habituelle de caractérisations erronées, de mensonges et de calomnies », ce qui en fait « un exemple presque parfait d’un être humain moralement perdu et confus ». Enfin, (6) bien que le président ait admis avoir fait de bonnes choses, « aucun des points positifs du président « ne peut l’emporter sur son « caractère grossièrement immoral ». Plus loin, il dit que M. Trump a un « caractère tordu et irrécupérable » et est coupable « d’immoralité grossière et d’incompétence éthique ».

Il conclut en avertissant les évangéliques qui soutiennent M. Trump de ne pas « continuer à faire abstraction des paroles et du comportement immoral de M. Trump pour des raisons d’opportunisme politique », car cela nuirait à « la réputation de la religion évangélique » et à « l’Évangile ».

Ce sont là des mots forts en effet. Mais sont-ils vrais ? Considérez-les dans l’ordre :

(1) M. Trump a-t-il violé la Constitution ?

Galli ne dit pas exactement quelle partie de la Constitution il pense que M. Trump a violée. Il prétend que M. Trump a essayé de « contraindre un dirigeant étranger », en référant à un appel téléphonique de M. Trump au Président Zelenskyy d’Ukraine le 25 juillet 2019. Voici la transcription de ce que M. Trump a dit :

« On parle beaucoup du fils de Biden, du fait que Biden a mis fin aux poursuites judiciaires et beaucoup de gens veulent le savoir, ainsi tout ce que vous pouvez faire avec le procureur général serait une bonne chose. Biden s’est vanté d’avoir mis fin aux poursuites judiciaires, donc si vous pouvez vous renseigner … Ça me paraît horrible. »

Le contexte de ce commentaire est qu’un procureur ukrainien nommé Viktor Shokin avait enquêté sur Burisma Holdings, une société gazière ukrainienne, et que cette société payait Hunter Biden, le fils de Joe Biden, environ 600 000 dollars par an pour être membre de son conseil d’administration. Mais Joe Biden s’est vanté d’avoir retenu, lorsqu’il était vice-président et lors d’une visite en Ukraine, 1 milliard de dollars de garanties de prêts afin de forcer le gouvernement ukrainien à renvoyer ce procureur.

En fait, on peut voir Joe Biden sur une vidéo YouTube du 23 janvier 2018 (qui a été rapportée par la suite par le Wall Street Journal), disant ceci :

« Je les ai regardés et j’ai dit : ‘Je pars dans six heures. Si le procureur n’est pas renvoyé, vous n’aurez pas l’argent’. Eh bien, fils de p*te. Il s’est fait virer. Et ils ont mis en place quelqu’un qui était solide à l’époque. »

Quand je comprends ce contexte, il me semble raisonnable que les responsables du gouvernement américain enquêtent pour savoir s’il y a eu des affaires de corruption liées au fait que Hunter Biden recevait plus d’un demi-million de dollars par an ; sur le procureur ukrainien qui enquêtait sur la société qui le payait ; et sur Joe Biden qui a retenu 1 milliard de dollars de garanties de prêts jusqu’à ce que ce procureur soit licencié. Je ne sais pas s’il y a eu corruption ou non. Ce que je veux dire, c’est que la situation soulève suffisamment de soupçons pour justifier une enquête.

En ce qui concerne la Constitution, je ne prétends pas avoir de compétences spécialisées ou de connaissances juridiques. Comme Galli lui-même, j’écris sur ce point en tant que citoyen intéressé, et non en tant qu’expert juridique. Mais je lis dans la Constitution que le président « veille à ce que les lois soient fidèlement exécutées » (art. II, section 1, 3). Cela implique que le président est habilité à enquêter sur les allégations d’activités illégales. Et (je parle ici en tant que citoyen ordinaire, pas en tant qu’expert) je ne connais rien dans notre Constitution ni nos lois qui dise qu’il y a quelque chose de mal à demander l’aide d’un gouvernement étranger pour enquêter sur une éventuelle corruption.

« Oh, mais la situation est différente parce que Biden est un opposant politique et que le Président Trump demandait au Président ukrainien d’enquêter sur Biden dans le but d’en tirer un avantage politique personnel », ont objecté certains critiques.

Ma réponse est que je ne vois rien de mal à ce que le Président fasse des choses qui lui apporteront des avantages politiques personnels. En fait, je m’attends à ce que tout président dans l’histoire des États-Unis ait fait des choses qui lui apportent un avantage politique personnel chaque jour de son mandat. Il est absurde de prétendre qu’il est inconstitutionnel pour le président d’agir d’une manière qui lui soit politiquement bénéfique. De plus, lorsque quelqu’un annonce qu’il se présente à une fonction politique, cela ne signifie pas qu’il ne peut plus faire l’objet d’une enquête pour des actes répréhensibles antérieurs. C’est plutôt le contraire qui devrait être vrai.

Qu’advient-il donc de l’affirmation de Mark Galli selon laquelle le président a violé la Constitution ? Son article ne fournit aucun fondement à cette affirmation, et ma conclusion est qu’elle est incorrecte.

(2) L’appel téléphonique de M. Trump était-il « profondément immoral » ?

Galli ne montre pas non plus en quoi la conversation de Trump avec le Président de l’Ukraine était « profondément immorale ». Il n’est pas immoral d’enquêter sur une éventuelle corruption – c’est ce que les gouvernements devraient faire.

Dans le Nouveau Testament, Pierre écrit que les fonctionnaires du gouvernement sont envoyés « pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien » (1 Pierre 2:14).

Mais est-ce mal d’enquêter sur les méfaits possibles de l’adversaire politique de quelqu’un ? Apparemment, les Démocrates ne le pensent pas, parce que la Chambre des Représentants contrôlée par les Démocrates a enquêté sur le Président Trump pendant toute l’année passée. Je ne vois pas comment il pourrait être « profondément immoral » de demander des informations sur une possible corruption de la part de Joe Biden. Je ne vois même pas comment cela pourrait être « au minimum immoral », et certainement pas « profondément immoral ». Galli utilise des mots forts, mais, jusqu’à présent, il ne nous a donné aucune preuve convaincante pour étayer ces mots.

(3) Qu’en est-il de l’association de M. Trump avec des criminels condamnés par la justice ?

Une autre raison de démettre Trump de ses fonctions, selon Galli, est qu’il a engagé puis renvoyé des gens qui sont devenus plus tard des « criminels condamnés par la justice ». C’est un nouvel argument. Auparavant, j’avais l’impression que notre pays tenait une personne responsable de ses propres actes répréhensibles, mais non de ceux des autres (à moins que le superviseur ne soit au courant des actes répréhensibles et n’ait rien fait à ce sujet). Cependant, Galli laisse maintenant entendre que M. Trump devrait être tenu responsable – et démis de ses fonctions ! – pour les actes répréhensibles des personnes qui travaillaient pour lui. C’est le principe injuste de la « culpabilité par association ». Je suis heureux que Dieu n’ait pas traité Jésus d’après cette même norme (souvenez-vous de Judas, qui travaillait comme trésorier pour les douze disciples et Jésus ; voir Jean 12:6 ; 13:29). Dans les Ecritures de l’Ancien Testament, Ezéchiel dit ceci : « Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui » (Ézéchiel 18:20).

Revenons à la Constitution : elle dit qu’un président doit être « démis de ses fonctions » sur la base d’une destitution et d’une condamnation pour « corruption ou autres crimes et délits » (Art. II, Sec. 4). Il n’est pas dit « ou les crimes de ceux qui ont travaillé pour lui ». Galli soutient que M. Trump devrait être « démis de ses fonctions » sur la base de motifs qui ne figurent pas dans la Constitution, et qui ne sont même pas moralement justes. Il semble ironique que, dans un éditorial exhortant à la révocation de Trump pour « incompétence éthique », Galli condamne Trump sur la base d’une norme (la culpabilité par association) qui est elle-même éthiquement mal fondée.

(4) Actions immorales de M. Trump avant son mandat présidentiel

Galli veut aussi démettre M. Trump de ses fonctions parce qu’il a admis « des actions immorales dans les affaires et ses relations avec les femmes ». À ce stade, Galli doit faire référence à des actions commises par Trump avant qu’il ne soit élu président, car il n’a pas admis avoir commis d’actions immorales pendant son mandat. De plus, je ne suis pas au courant que Trump ait admis des actions immorales en affaires, donc les accusations de Galli semblent trop larges.

Mais concernant les « actions immorales . . . avec les femmes », Galli a raison. Il fait apparemment référence à la bande d’Access Hollywood diffusée le 7 octobre 2016 (la bande contenait un enregistrement de commentaires obscènes faits par M. Trump en 2005 au sujet du fait d’embrasser et de tripoter des femmes). M. Trump a diffusé le lendemain une déclaration enregistrée sur bande vidéo disant : « Je n’ai jamais dit que je suis une personne parfaite, ni prétendu être quelqu’un que je ne suis pas. J’ai dit et fait des choses que je regrette, et les mots publiés aujourd’hui sur cette vidéo vieille de plus d’une décennie en font partie. Tous ceux qui me connaissent savent que ces mots ne reflètent pas ce que je suis. Je l’ai dit, j’avais tort, et je m’en excuse… Je m’engage à être un homme meilleur demain et je ne vous laisserai jamais tomber. » Alors, sur quelle base Galli dit-il que Trump « reste fier » de ces choses ?

L’épouse de Trump, Melania, a alors fait cette déclaration : « Les mots utilisés par mon mari sont inacceptables et offensants pour moi. Cela ne représente pas l’homme que je connais. Il a le cœur et l’esprit d’un dirigeant. J’espère que les gens accepteront ses excuses, comme je l’ai fait, et se concentreront sur les problèmes importants auxquels notre nation et le monde sont confrontés. »

Les responsables évangéliques font-ils abstraction du comportement immoral de M. Trump ?

Galli prétend que les évangéliques « font abstraction des paroles et du comportement immoral de M. Trump ». Mais je ne connais aucun responsable évangélique qui ait « fait abstraction » des paroles et du comportement de M. Trump, car ils ont été condamnés sans appel.

J’ai moi-même écrit le 9 octobre 2016 dans Townhall.com : « Je ne peux pas louer le caractère moral de Trump, et je l’exhorte fortement à se retirer des élections. Ses commentaires vulgaires de 2005 à propos d’agressions et de harcèlements sexuels contre les femmes étaient moralement mauvais et révélaient un orgueil dans un comportement qui viole le commandements de Dieu : « Tu ne commettras pas d’adultère » (Exode 20:14) … Sa conduite était détestable aux yeux de Dieu et je l’exhorte à se repentir et à demander pardon à Dieu, et à demander pardon à ceux qu’il a blessés. Dieu veut que les hommes honorent et respectent les femmes, et non qu’ils les abusent comme des objets sexuels. » Mon appel adressé à M. Trump pour qu’il se retire a fait les gros titres du Washington Post, du Wall Street Journal, de CNN et d’autres journaux.

Mais M. Trump ne s’est pas retiré, et j’ai quand même voté pour lui, parce qu’en fin de compte je pensais qu’il ferait un bien meilleur président qu’Hillary Clinton.

Alors, que devrait faire le peuple américain maintenant ? Est-ce que Galli veut toujours que nous le démettions de ses fonctions à cause de certains commentaires et actions vulgaires datant de 2005 ? Le problème, c’est que le peuple américain était au courant de ces choses lors des élections de 2016, et nous l’avons élu quand même. Prétendre que nous devrions le révoquer maintenant pour ces raisons est simplement une tentative de renverser les résultats des élections.

Galli n’affirme pas que Trump a « admis des actions immorales dans les affaires et ses relations avec les femmes » pendant ses trois années à la Maison Blanche. Ne devrions-nous pas évaluer Trump principalement en fonction de sa présidence ? L’Evangile chrétien délivre le message selon lequel les personnes peuvent se repentir de leurs péchés passés, demander à Dieu le pardon par Jésus-Christ et (souvent graduellement) devenir des personnes meilleures (voir Luc 24:47 ; Actes 20:21 ; 26:20). Est-ce que Galli pense qu’un tel changement est impossible pour M. Trump ? Ou pense-t-il que nous, comme l’inspecteur Javert des Misérables, devrions traquer un homme pendant toute une vie à cause de ses méfaits passés ?

Si nous jugeons le Président Trump sur la base de sa conduite pendant ses trois années de présidence, je pense qu’il n’y a aucune raison de prétendre qu’il a eu une conduite immorale, que ce soit avec les femmes ou dans les affaires.

(5) Est-ce que les tweets de M. Trump montrent qu’il est immoral ?

Mais qu’en est-il du flux Twitter de M. Trump ? Galli dit qu’il contient « une chaîne habituelle de caractérisations erronées, de mensonges et de calomnies » et qu’il est « un exemple presque parfait d’un être humain moralement perdu et confus ». Mais cela est-il vrai ?

Avant que les gens ne condamnent les tweets de M. Trump en les lisant simplement dans une presse hostile, ils devraient les lire eux-mêmes. Tout le monde peut faire cela sur Twitter.com. Je viens de lire chacun des tweets de M. Trump de la semaine passée (19-25 décembre), pour voir si Galli a raison dans son accusation. Voici un échantillon représentatif de ces tweets, avec les propres mots de M. Trump :

25 décembre : JOYEUX NOËL !

LES VENTES AU DÉTAIL DE LA PERIODE DES FÊTES 2019 ONT AUGMENTÉ DE 3,4 % PAR RAPPORT À L’AN DERNIER, C’EST LE PLUS FORT CHIFFRE DE L’HISTOIRE DES ÉTATS-UNIS. FÉLICITATIONS, AMÉRIQUE !

24 décembre : 187 nouveaux juges fédéraux ont été confirmés sous l’administration Trump, dont deux nouveaux juges à la Cour suprême des États-Unis. Nous pulvérisons tous les records !

23 décembre : LE MARCHE BOURSIER CLOT SUR UN RECORD ABSOLU ! Quel bon moment pour la Gauche Radicale, les Démocrates partisans du ne-rien-faire pour destituer votre Président préféré, surtout qu’il n’a rien fait de mal !

NASDAQ EN HAUSSE DE 72,2 % DEPUIS NOTRE GRANDE VICTOIRE AUX ÉLECTIONS DE 2016 ! EN HAUSSE DE 55,8 %. Le meilleur est encore à venir !

Nancy Pelosi, qui a déjà perdu la Chambre et la présidence une fois, et qui est sur le point de la perdre à nouveau, fait tout ce qu’elle peut pour retarder le vote des articles de destitution votés par zéro républicain. Elle essaie de prendre le contrôle du Sénat, & Chuck le Pleurnichard essaie de prendre le contrôle du procès. Pas question !…

… Quel droit a Nancy la Folle de retarder le procès du Sénat. Aucun ! Elle a un mauvais dossier et préférerait ne pas avoir une décision négative. Cette chasse aux sorcières doit se terminer MAINTENANT par un procès au Sénat, ou qu’on la laisse échouer et perdre. Il ne faut plus perdre de temps avec cette arnaque à la destitution !

22 décembre : Melania et moi transmettons nos voeux les plus chaleureux au peuple juif des Etats-Unis, d’Israël et du monde entier alors que vous commencez la célébration de Hanoukka sur 8 jours.

21 décembre : Hier soir, j’étais si fier d’avoir signé le plus grand projet de loi de défense jamais réalisé. La force spatiale, très vitale, a été créée. Nouveaux avions, navires, missiles, fusées et équipements de toutes sortes, tous fabriqués ici même aux Etats-Unis. De plus, nous avons obtenu le financement du Mur sur la frontière (en cours de construction). Bien !

20 décembre : Je viens d’avoir un appel important avec le Président du Brésil, @JairBolsonaro. Nous avons discuté de nombreux sujets, dont le commerce. La relation entre les États-Unis et le Brésil n’a jamais été aussi forte !

19 décembre : La raison pour laquelle les Démocrates ne veulent pas soumettre les articles de destitution au Sénat est qu’ils ne veulent pas que le politicien corrompu Adam Schiff le Sournois [1] témoigne sous serment, ni que le dénonciateur, le deuxième dénonciateur manquant, l’informateur, les Biden témoignent !

Ma question pour Galli est la suivante : comment pouvez-vous dire que de tels tweets sont « un exemple presque parfait d’un être humain moralement perdu et confus » ? L’expression « exemple presque parfait » suggère que quelque chose comme 90 ou 95 % de ses tweets reflètent des choix moralement mauvais. Mais, après avoir lu ces tweets, il me semble que Galli a avancé une fausse accusation. La chose la plus répréhensible que je vois dans ces tweets est que Trump étiquette ses adversaires politiques avec des surnoms désobligeants (Nancy Pelosi la folle, Chuck Schumer le pleurnichard, et Adam Schiff le sournois), mais cette impolitesse est une question comparativement triviale qui n’est pas du tout un « exemple presque parfait d’un être humain qui est moralement perdu et confus ».

Je vois dans ces tweets un Président qui est à juste titre fier d’une économie saine, d’une armée plus forte et de la nomination de 187 juges fédéraux qui s’engagent à juger selon ce que dit la loi et non selon leurs préférences personnelles. De telles réalisations sont moralement bénéfiques pour la nation dans son ensemble, et elles ont été accomplies par Trump face à l’opposition implacable des Démocrates. Loin d’être « moralement perdu et confus », Trump me semble avoir un sens aigu de la justice et de l’équité, et il est (à juste titre, je pense) contrarié par le fait que la procédure de destitution à la Chambre était tout sauf juste et équitable.

Les tweets de M. Trump sont-ils pleins de mensonges ?

Galli prétend aussi que les tweets de M. Trump contiennent « une série habituelle de fausses interprétations, de mensonges et de calomnies ». Les tweets de M. Trump contiennent-ils des mensonges ? Galli lui-même ne donne aucun exemple, mais le Washington Post du 16 décembre a publié un article intitulé « Le Président Trump a fait 15 413 déclarations fausses ou trompeuses en 1 055 jours. »

Quels sont exactement ces prétendus mensonges ?

L’économie la plus forte ? L’article du Washington Post contient un lien vers leur page web « Vérificateur de pistes », où les « mensonges » sont listés par catégorie. Le plus courant (répété 242 fois) est l’affirmation de Trump selon laquelle l’économie américaine est maintenant « peut-être la plus forte économie de l’histoire de notre pays ». Mais le Post dit que c’est un mensonge parce que « En utilisant à peu près n’importe quelle mesure importante, l’économie ne se porte pas aussi bien aujourd’hui que sous les présidents Dwight D. Eisenhower, Lyndon B. Johnson ou Bill Clinton – ou Ulysses S. Grant ».

Ce que le Post ne vous dit pas, c’est que cela dépend de ce que vous mesurez. La production économique totale des États-Unis au cours de la dernière année de la présidence d’Eisenhower (1960), mesurée par le produit intérieur brut (PIB) corrigé après l’inflation, a atteint un niveau record de 3,26 billions (1 billion = mille milliards) de dollars. En 1968 (dernière année de Lyndon Johnson), elle avait atteint 4,8 billions de dollars. Au cours de la dernière année de la présidence de Bill Clinton (2000), le PIB a atteint 13,1 billions de dollars. La projection actuelle pour 2019 est que le PIB sous le président Trump atteindra 21,4 billions de dollars. Par conséquent, à en juger par la production économique totale des États-Unis, il est tout à fait vrai de dire que nous vivons actuellement dans « l’économie la plus forte de l’histoire de notre pays ». Trump ne ment pas, mais le Post utilise une autre mesure (comme le taux de croissance en pourcentage) pour affirmer que M. Trump a raconté ce mensonge 242 fois.

Accord commercial de l’USMCA : Un autre prétendu « mensonge » est l’affirmation de M. Trump selon laquelle l’accord commercial États-Unis-Mexique-Canada (USMCA), qui a été signé par les dirigeants de ces trois pays le 30 novembre 2018, a maintenant été ratifié par la Chambre, et attend une certaine ratification par le Sénat, est « l’un des plus grands accords commerciaux jamais conclus pour notre pays ». Le Post appelle cela un mensonge parce que, bien qu’il « donne quelques victoires aux agriculteurs et aux cols bleus américains dans le secteur de l’automobile » et qu’il modernise certaines règles commerciales, il est encore à 85-90 % « identique à l’ancien ALENA ».

Le problème ici est que les accords commerciaux sont incroyablement complexes, contenant des centaines de détails précis sur des produits individuels. Il est tout à fait possible que l’accord de l’USMCA conserve entre 85 et 90 % des dispositions de l’ancien accord ALENA et qu’il soit aussi, en raison d’améliorations importantes, « l’un des meilleurs accords commerciaux jamais conclus pour notre pays ». Le Post dit que M. Trump a répété ce mensonge 73 fois, mais ce n’est pas un mensonge.

Des dépenses militaires record : Un autre prétendu « mensonge » : la déclaration de M. Trump : « Nous venons aussi de conclure un accord avec le Congrès pour investir un montant record, 738 milliards de dollars de plus dans notre grande armée. » Le Post appelle ça un mensonge parce que « en dollars indexés, ce n’est pas un record ». Eh bien, M. Trump n’a jamais dit que c’était un record en « dollars ajustés après l’inflation ». Le chiffre de 738 milliards de dollars avancé par M. Trump était exact et constituait en fait le plus gros budget militaire de l’histoire des États-Unis. En fait, 738 milliards de dollars était le chiffre exact utilisé par le Post lui-même dans plusieurs articles de presse. Je considère que le fait d’appeler cela un mensonge est un exemple flagrant d’une partialité étonnamment hostile dans la couverture médiatique de tout ce que fait Trump.

Appel téléphonique du 25 juillet : Un autre exemple de « mensonge » est la déclaration du Président Trump selon laquelle « il n’y a absolument rien eu de mal » dans son appel téléphonique au président ukrainien le 25 juillet 2019. Le Post dit que c’est un mensonge que Trump a répété 106 fois, mais, comme je l’ai expliqué plus haut, je pense que Trump dit la vérité sur cet appel téléphonique.

Et il en est ainsi avec l’un après l’autre des prétendus « mensonges ». En y regardant de plus près, les accusations ne tiennent pas la route.

Est-ce que je pense que Trump a déjà intentionnellement dit un mensonge ? Je ne sais pas. Peut-être. J’admets qu’il exagère souvent et se vante que quelque chose est le « plus grand » ou le « meilleur », une habitude qui vient probablement de ses années à promouvoir ses affaires immobilières à Manhattan. Dans certains cas, je pense qu’il a fait des affirmations incorrectes, non pas parce qu’il mentait intentionnellement, mais parce qu’on lui avait donné des informations induisant en erreur (comme dans sa déclaration selon laquelle la foule à son inauguration était la plus nombreuse de tous les temps), et je pense que la Maison Blanche devrait corriger de telles déclarations inexactes. Mais est-ce que je crois qu’il ment intentionnellement et habituellement ? Absolument pas.

(6) Est-ce que M. Trump a un « caractère grossièrement immoral » ?

La dernière raison de Galli pour démettre M. Trump de ses fonctions est qu' »aucun des points positifs du Président ne peut compenser le danger moral et politique que nous affrontons sous un dirigeant d’un caractère aussi grossièrement immoral ».

Il est très grave d’accuser quelqu’un d’avoir un « caractère grossièrement immoral », car si l’on croit l’accusation, cela détruit la réputation d’une personne pour la vie, et une bonne réputation a plus de valeur que des richesses incalculables. « La réputation est préférable à de grandes richesses, et la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or » (Proverbes 22:1). Par conséquent, avant d’avancer une telle accusation, il est important que nous la fondions sur une abondance de preuves claires et convaincantes, car une fausse accusation inflige un préjudice important à une autre personne. Dieu ordonne : « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain » (Exode 20:16), et le code de loi mosaïque impose des peines sévères à quiconque fait une fausse accusation (voir Deutéronome 19:18-19 ; comparer avec Proverbes 6:19.)

La stratégie de la gauche « Tu es une mauvaise personne » : Bien que je ne crois pas que Galli lui-même fasse partie de la gauche politique, il est également important de se rendre compte du type de climat politique dans lequel s’insère l’affirmation de Galli. Un commentateur de Fox News a observé à juste titre que la gauche politique a réalisé qu’elle ne peut pas battre les conservateurs en argumentant comme suit : « Vous avez de mauvaises politiques », donc elle s’est tournée vers des attaques qui prennent la forme : « Vous êtes une mauvaise personne ». Et le résultat est que le président Trump a été la cible d’incessantes diffamations de la part des médias au cours des trois dernières années (comme l’ont été de nombreux autres conservateurs).

Mais Jésus nous a dit comment évaluer le caractère de quelqu’un : nous devons regarder le fruit qui découle de sa vie. « Car aucun bon arbre ne porte de mauvais fruits, et encore moins un mauvais arbre ne porte de bons fruits, car on reconnaît un arbre à ses fruits. Car on ne cueille pas des figues sur des épines, ni des raisins sur un buisson de ronces » (Luc 6:43-44).

Juger le caractère de Donald Trump par les résultats de sa présidence

Nous avons maintenant trois années de résultats (ou « fruits ») qui résultent de la présidence de Donald Trump, et, à mon avis, les fruits ont été extrêmement bons.

1. La nomination de deux juges à la Cour suprême, de 50 juges à des cours d’appel du circuit fédéral et de 133 juges à des cours de district fédérales (plus deux autres juges de tribunaux spécialisés). Tous se sont engagés à interpréter la Constitution et les lois selon le sens original des mots et non selon leurs préférences personnelles en matière de politique. Il s’agit là d’un bon résultat, d’un avantage incommensurable pour l’avenir du pays, car cela garantit que les lois doivent être édictées par des législateurs élus qui sont responsables devant le peuple, et non par des juges qui sont nommés à vie et n’ont pas de responsabilité effective devant le peuple dans son ensemble. Nombre de ces juges exerceront leurs fonctions pendant des décennies.

2. Des réductions d’impôt importantes qui ont entraîné une croissance remarquable des emplois et des salaires. Les bons résultats sont déjà visibles dans les salaires de millions de travailleurs, le pourcentage de croissance le plus élevé étant enregistré dans les emplois à faible revenu, le taux de chômage le plus bas depuis 50 ans et les taux de chômage des Noirs et des Hispaniques les plus bas jamais enregistrés.

3. L’élimination massive des règlementations gouvernementales qui entraînent un gaspillage, ce qui donne un solide coup de pouce à la croissance des entreprises et de l’emploi.

4. Le renforcement de nos forces armées avec l’adoption du plus important budget de défense de notre histoire.

5. La tenue d’une position ferme face à la Chine et l’opposition ferme à ses vols de longue date de notre propriété intellectuelle, dont une grande partie des informations protégées par des droits d’auteur et des brevets.

6. Le déplacement de l’Ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, et en général le fait d’être un ami solide d’Israël.

7. La défense des lois et des actions qui protègent le droit à la vie des enfants à naître, notamment en permettant aux états de retirer le financement du Planning Familial, en rétablissant et en élargissant la politique de Mexico de l’administration Reagan qui met fin au financement des groupes qui font la promotion de l’avortement à l’étranger, en renforçant la défense de la conscience des personnes et des organisations qui ont des croyances religieuses sincères concernant le caractère sacré de la vie humaine, et en exigeant que les compagnies d’assurance divulguent aux clients l’information indiquant si leurs formules couvrent les avortements.

8. La construction d’un mur frontalier aussi véritablement efficace que possible face à l’opposition intransigeante des Démocrates.

9. Le retrait de l’Accord de Paris sur le climat, qui était malacontreux et qui aurait fait augmenter considérablement les prix de l’énergie aux États-Unis.

10. La publication de décrets qui protègent la liberté religieuse, comme l’annulation du mandat HHS d’Obamacare qui obligeait des groupes comme les Petites Sœurs des Pauvres à donner accès aux avorteurs par le biais de leurs plans de soins de santé sous peine d’amendes massives, la finalisation de nouvelles règlementations qui protègent le droit de conscience des professionnels médicaux pro-vie, et la publication par le Département de la Justice de 20 principes de liberté religieuse pour guider la stratégie de l’Administration en matière de litiges et protéger la liberté religieuse.

11. La révocation des règlementations sur les voies navigables des États-Unis, qui a pris, à tort, le contrôle de millions d’hectares de propriété privée des gens.

12. L’obtention de l’approbation pour le pipeline Keystone, le pipeline d’accès au Dakota, et pour l’exploration pétrolière dans une minuscule section de la Réserve faunique nationale de l’Arctique.

13. La conservation enfin de l’indépendance énergétique des États-Unis (nous produisons désormais plus d’énergie que nous n’en consommons).

14. L’abrogation des règlementations de l’époque d’Obama qui obligeaient les écoles à permettre aux garçons biologiques d’entrer dans les toilettes et les vestiaires des filles dans les écoles secondaires.

15. Le mise en retrait de l’Etat islamique hors des vastes zones qu’il avait contrôlées en Iran et en Syrie.

17. La fourniture à l’Ukraine des armes nécessaires pour sa défense contre la Russie.

18. Le fait d’avoir persuadé plusieurs alliés de l’OTAN d’augmenter leurs dépenses de défense.

19. La protection de la liberté d’expression sur les campus des universités publiques en refusant le financement fédéral aux établissements qui ne protègent pas le droit d’expression des étudiants.

20. La promotion d’une liberté accrue pour les parents de pouvoir choisir l’école de leurs enfants en nommant Betsy DeVos, un défenseur chevronné du choix libre de l’école, au poste de secrétaire à l’Éducation.

Beaucoup d’autres éléments pourraient être énumérés.

Je ne pense pas qu’un homme au « caractère grossièrement immoral » (comme le prétend Galli) pourrait produire autant de bons résultats. « Car aucun bon arbre ne porte de mauvais fruits, et encore moins un mauvais arbre ne porte de bons fruits, car on reconnaît un arbre à son fruit » (Luc 6:43-44). Le caractère de M. Trump n’est pas parfait, et je n’essaierai pas de défendre chaque chose qui sort de sa bouche. Parfois, ses paroles sont grossières et même vulgaires, et je m’y oppose. Mais aucun dirigeant ne sera parfait, et un langage aussi grossier perd de son importance par rapport à ces actions massives orientées vers le bien de la nation. Par conséquent, je pense toujours que ces résultats montrent qu’il est un bon président. Un très bon président. Et je suis impatient de voter pour lui à nouveau en novembre.

Qu’en est-il des résultats négatifs ?

À ce stade, quelqu’un demandera : « Mais qu’en est-il des fruits négatifs de la présidence de Trump ? N’est-il pas responsable de l’atmosphère politique toxique et très polarisée dans laquelle nous vivons ? »

Je ne pense pas qu’il y ait une cause unique, et je suis prêt à admettre que les injures de Trump sont un des facteurs. Mais rappelez-vous que c’est la gauche politique, et non les conservateurs, qui s’est constituée en « Résistance » et qui a continué à faire tout ce qu’elle pouvait pour empêcher l’administration Trump de travailler.

Je n’ai aucune objection à ce que les deux partis présentent leurs meilleurs arguments sur la place publique et tentent de persuader les autres de leur point de vue. C’est essentiel pour une saine démocratie.

Mais c’est tout autre chose que de « résister » au gouvernement légitime par la violence et l’intimidation. Ce ne sont pas les conservateurs, mais la gauche politique qui soutient les villes refuges (en entravant l’application des lois sur l’immigration plutôt qu’en cherchant à changer les lois par le biais du processus politique). C’est la gauche politique qui a incité à crier contre les responsables de l’administration de Trump et leurs amis jusqu’à ce qu’ils soient chassés des restaurants et que leurs familles soient terrifiées dans leurs propres maisons. C’est la gauche politique qui a perturbé à plusieurs reprises les audiences du Congrès en vociférant leurs protestations. C’est la gauche politique qui a abandonné les règles de procédure et les précédents établis, le jeu équitable et l’application régulière de la loi lors des auditions du Congrès. C’est la gauche politique qui a organisé des protestations de masse pour empêcher les orateurs conservateurs d’être entendus sur les campus universitaires. C’est la gauche politique qui a attaqué des personnes innocentes et a fait en sorte que des milliers de conservateurs (dont moi) aient peur de dire qu’ils soutiennent M. Trump, ou de porter une casquette MAGA, ou de coller un autocollant Trump sur les pare-chocs de leurs voitures. Ces actions n’ont pas leur place dans une société saine, car elles ne font pas partie d’une opposition politique acceptable, mais sont des caractéristiques de la Résistance.

Pourtant, le Nouveau Testament nous dit : « Que toute personne soit soumise aux autorités qui la gouvernent. Car il n’y a d’autorité que de Dieu, et celles qui existent ont été instituées par Dieu. C’est pourquoi quiconque résiste aux autorités résiste à ce que Dieu a établi, et ceux qui résistent encourent le jugement » (Romains 13:1).

D’autres peuvent ne pas être d’accord, mais il me semble que ces actions, conduites par une haine apparente envers Donald Trump, sont principalement responsables de notre climat politique toxique.

Un dommage causé à l’Evangile chrétien ?

Galli conclut en avertissant que les partisans évangéliques de M. Trump vont nuire à « la réputation de la religion évangélique » et « à la compréhension de l’Evangile par le monde ». Ma réponse est qu’il n’est pas correct pour Galli de dire que le caractère « n’a pas vraiment d’importance » pour les partisans évangéliques de M. Trump, car nous avons condamné de manière ferme et universelle son comportement immoral passé. Le caractère importe. Mais le caractère moral dont Trump a fait preuve à la Maison-Blanche, son engagement indéfectible envers ses promesses de campagne, son courage et son jugement sûr sur des questions politiques l’une après l’autre sont louables.

Et l’avenir de la nation compte aussi. Il compte beaucoup, non seulement pour nous, nos enfants et nos petits-enfants, mais aussi pour le reste du monde, pour qui des États-Unis forts constituent le principal rempart contre la tyrannie et l’oppression. Et cela compte pour l’avenir de l’Église, pour laquelle la liberté de religion reste un avantage précieux dont les chrétiens de nombreux autres pays ne jouissent pas aujourd’hui.

Si les évangéliques ne soutiennent pas Donald Trump après qu’il a tenu promesse sur tant de questions importantes pour les valeurs chrétiennes, beaucoup de gens concluront que nous ne nous soucions pas vraiment des juges conservateurs, de la protection des enfants à naître, de la protection des distinctions entre les sexes, de la liberté religieuse, de la protection de la conscience des chrétiens sur leurs lieux de travail, d’une armée suffisamment forte pour nous protéger contre les menaces de la Chine, de la Corée du Nord, de la Russie et de l’Iran, des emplois, des salaires, des opportunités économiques pour les minorités, d’une frontière sûre, d’Israël, d’une énergie abordable (surtout pour les pauvres), de l’indépendance énergétique, de la protection des droits de propriété, de l’élargissement du choix des parents concernant l’école, de la revitalisation de l’OTAN, de la protection de la liberté d’expression sur les campus, et de bien d’autres choses encore. Galli rejette ces préoccupations en les qualifiant d' »opportunisme politique », mais toutes ces questions affectent la vie ordinaire des gens. Ces questions sont vraiment importantes.

À chaque fois, le président Trump change l’orientation du pays pour le mieux. Lorsque je compare ces résultats à son discours parfois imprécis et grossier, il n’y a pas de comparaison possible.

Quelle est l’alternative ?

Quelle est l’alternative au président Trump ? Les candidats démocrates actuels proposent des impôts beaucoup plus élevés, beaucoup plus de règlementations, pas de mur frontalier, des dépenses de défense réduites, la protection des droits à l’avortement jusqu’au moment même de la naissance, l’obligation pour les entreprises chrétiennes et les organisations paraecclésiastiques d’affirmer le mariage homosexuel et d’approuver l’identité sexuelle des transgenres, l’imposition de restrictions massives sur le charbon et le pétrole, un impôt sur la fortune, le Medicare for All (qui nous apporte des soins de santé gérés par le gouvernement), et un mouvement général vers une sorte de socialisme dans lequel de plus en plus d’entreprises et d’industries sont placées sous le contrôle du gouvernement. Le thème commun à toutes ces propositions est la suppression d’un nombre croissant de nos libertés, le gouvernement contrôlant de plus en plus de détails de notre vie.

Je préfère la liberté. Je suis d’accord avec notre Déclaration d’indépendance selon laquelle la liberté est un « droit inaliénable » qui nous a été conféré par notre Créateur. Je vais voter à nouveau pour M. Trump.


Wayne Grudem

Wayne Grudem est professeur distingué de recherche en théologie et en études bibliques au Phoenix Seminary à Scottsdale, Arizona.

Les opinions exprimées ici sont les siennes propres et ne doivent pas être considérées comme représentant le point de vue du Phoenix Seminary.

Source : https://townhall.com/columnists/waynegrudem/2019/12/30/trump-should-not-be-removed-from-office-a-response-to-mark-galli-and-christianity-today-n2558657


Notes :

[1] Le surnom donné par Donald Trump à Adam Schiff est Adam Schifty Schiff, ce qui est un jeu de mots. Schifty signifie sournois.

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