Livres, Théologie, théologie biblique

Les Dix Commandements d’Arthur Pink

Cette étude de 34 pages des dix commandements fut originellement rédigée par Arthur W. Pink (1886-1952) dans sa revue mensuelle Studies in the Scriptures, comme la plupart de ses écrits. Elle réunit ses « articles de fond » de l’année 1941. Il appelait ainsi le premier article de chaque numéro de sa revue. Chapel Library réédite les revues Studies in the Scriptures publiées à partir de 1932.

« Bien que nous ayons écrit plusieurs articles sur la Loi morale1 au cours des dix-neuf dernières années, nous nous sentons contraints d’écrire sur le décalogue divin. Voici quelques raisons : parce que Dieu lui attache une grande importance ; parce que nous avons la ferme conviction qu’il n’y aura aucun vrai réveil de piété parmi les croyants ou de moralité parmi les incroyants tant que nous ne donnerons pas aux dix commandements la place qui leur est due dans nos affections, nos pensées et nos vies ; parce que des amis nous ont demandé de le faire ; et parce que plusieurs de nos lecteurs ont reçu des enseignements erronés sur le sujet, les uns de la part des « dispensationalistes »2, les autres de la part des « antinomiens »3. Deux choses sont indispensables dans la vie chrétienne : une connaissance claire de notre devoir et la mise en pratique de ce dernier en proportion de la connaissance que nous en avons. Tout comme nous ne pouvons avoir aucune espérance légitime de salut éternel sans obéissance, nous ne pouvons pas avoir de règle certaine d’obéissance sans connaissance. Nous pouvons certes avoir la connaissance sans la pratique, mais nous ne pouvons pas pratiquer la volonté de Dieu sans la connaître. Il plut donc au Gouverneur et Juge de toute la terre de nous prescrire des lois pour réguler nos actions afin que nous sachions ce que nous devons faire et ce dont nous devons nous garder. Après que nous ayons lamentablement défiguré la Loi naturelle écrite originellement sur nos cœurs au point que nombre de ses commandements ne sont plus lisibles, le Seigneur jugea bon de transcrire cette Loi dans les Écritures, et les dix commandements sont le résumé de cette Loi. (…)

Toutefois, certains pourraient demander : « La Loi n’a-t-elle pas été totalement abrogée par la venue du Christ dans le monde ? Voulez-vous mettre sur notre cou ce joug que personne n’a jamais pu porter ? Le Nouveau Testament n’affirme-t-il pas explicitement que nous ne sommes point sous la Loi, mais sous la grâce ? N’affirme-t-il pas explicitement que Christ est né sous la Loi afin d’en libérer son peuple ? N’est-ce pas du légalisme que de tenter d’impressionner la conscience des hommes avec l’autorité du décalogue, en contradiction totale avec la liberté chrétienne apportée par le Sauveur au moyen de son obéissance jusqu’à la mort ? »

Nous répondons que bien loin d’abolir la Loi par sa venue dans le monde, le Christ lui-même déclara avec force : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes [qui l’ont imposée] ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli » (Mt 5:17-18). Il est vrai que le chrétien n’est pas sous la Loi en tant qu’alliance des œuvres ou en tant que ministère de condamnation, mais il est sous la Loi en tant que règle de conduite et en tant que moyen de sanctification. Ces commandements sont uniques. Cela se voit avant tout dans le fait que cette révélation de Dieu au Sinaï, qui devait servir dans tous les siècles comme grande expression de la sainteté de Dieu et comme résumé du devoir de l’homme, fut accompagnée d’un phénomène si stupéfiant, que la façon même dont le décalogue fut publié montre pleinement que Dieu lui-même lui conféra une importance particulière. Les dix commandements furent proclamés à voix haute par Dieu et accompagnés de redoutables nuées et ténèbres, de tonnerres et d’éclairs et du son d’une trompette. De toute la révélation divine, eux seuls furent proclamés de cette manière ; aucun précepte cérémoniel ou civil ne fut distingué ainsi. Seules ces dix paroles furent écrites par le doigt de Dieu sur des tables de pierre et elles seules furent déposées dans l’arche sainte pour être préservées. Ainsi, l’honneur unique conféré au décalogue nous permet de discerner son importance suprême dans le gouvernement divin » (Extrait de l’introduction.)

Le livret peu être téléchargé gratuitement sur le site de Chapel Library.

L’original peut être consulté à cette adresse : http://www.chapellibrary.org/files/4714/0079/0543/tcom.pdf


Arthur Pink

Arthur W. Pink (1886-1952) naquit en Grande-Bretagne et immigra aux Etats-Unis dans le but d’étudier à l’Institut Biblique Moody. Il avait la charge de pasteur dans différentes églises au Colorado, en Californie, au Kentucky et en Caroline du Sud avant de devenir enseignant itinérant de la Bible en 1919. Il retourna dans son pays natal en 1934, établissant sa résidence dans l’Île de Lewis, en Ecosse, en 1940, et y resta jusqu’à sa mort. La plupart de ses œuvres parurent d’abord sous la forme d’articles dans Studies in Scriptures, un magazine mensuel ayant uniquement pour objet l’exposition de la Bible.

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