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Soutenons Vincent Lambert

Vincent Lambert : lancement du processus de mort sans préavis

Paris, le 20 mai 2019

Communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert :

Le docteur Sanchez, en violation de tous ses devoirs et de ce qu’il avait laissé croire, vient d’annoncer à la famille qu’il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours, sans tenir compte des mesures provisoires et sans même permettre à la famille de lui dire au revoir avant le début de la sédation.

Le coup de force continue.

Il est encore temps d’arrêter cette folie.

Strasbourg et Paris, le 20 mai 2019

Jean PAILLOT Jérôme TRIOMPHE


ACTUALITÉS

19 mai 2019 – COMMUNIQUE

COMMUNIQUE

Malgré le rappel par le défenseur des droits du caractère obligatoire des mesures provisoires réclamées par l’ONU le 2 mai 2019, malgré le rejet par l’ONU de la position de la France et la réitération des demandes provisoires le 17 mai 2019, malgré le rappel par les experts judiciaires d’absence médicale d’obstination déraisonnable, malgré le rappel par les experts judiciaires que la situation médicale de Vincent LAMBERT « n’appelle aucune mesure d’urgence », le docteur SANCHEZ n’a toujours pas annoncé à la famille la suspension de sa décision d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT.

De nouveaux recours seront donc déposés dès lundi pour faire respecter les mesures provisoires réclamées à deux reprises par l’ONU et dont le défenseur des droits a rappelé le caractère obligatoire.

Les parents de Vincent LAMBERT saisissent également les autorités et tribunaux compétents d’une plainte disciplinaire aux fins de radiation du docteur SANCHEZ ainsi que de poursuites pénales à son encontre.

18 mai 2019 – Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte au Président de la République des avocats des parents de Vincent Lambert :

Monsieur le Président de la République,

Nous vous écrivons la présente lettre ouverte en tant qu’avocats des parents, frère et sœur de Vincent LAMBERT qui défendent sa vie et son droit aux soins depuis six années.

À la suite de la décision du Conseil d’État du 24 avril 2019 validant la décision du médecin du CHU de REIMS d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de M. Vincent LAMBERT, nous avons saisi le même jour le Comité international des droits des personnes handicapées
(CDPH) relevant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU.

Ce dernier a enregistré notre recours et demandé le 3 mai 2019 à la France, conformément à l’article 4 du protocole additionnel à la convention internationale des droits des personnes handicapées, tous deux ratifiés par notre pays le 18 février 2010, de prendre toutes mesures provisoires pour que soient maintenues l’alimentation et l’hydratation de M. Vincent LAMBERT.

Or, le ministère des Affaires Étrangères a notifié à l’ONU le 7 mai dernier que la France ne respecterait pas ces mesures provisoires et leur déniait toute valeur obligatoire.

Cependant, ce vendredi 17 mai 2019, le Défenseur des Droits vient de rappeler que les mesures provisoires du CDPH de l’ONU, dont il est chargé de veiller à la bonne application par la France, constituent une obligation et s’imposent donc au gouvernement français, qui doit les faire respecter, conformément à ses engagements internationaux.

Ce même vendredi 17 mai 2019, le CDPH vient de rappeler solennellement à la France ses obligations résultant de l’article 4 du protocole qu’elle a ratifié et de l’article 64 du règlement du CDPH et lui demande à nouveau de respecter les mesures provisoires qu’il a réclamées le 3 mai dernier. Cette nouvelle réclamation constitue un rejet de la position exprimée par la France dans son mémoire du 7 mai 2019.

Or l’Agence France Presse nous apprenait hier soir que, selon une source gouvernementale, la France maintiendrait son refus insensé.

Si la France maintient son refus de respecter les mesures provisoires réclamées par deux fois par le CDPH, sans même respecter la procédure de contestation de ces mesures provisoires (article 64 du règlement du CDPH), Vincent LAMBERT mourra. Mais il est certain que la France sera sévèrement condamnée à l’issue de l’examen de notre recours et sera désignée à la communauté internationale comme ayant violé le droit de recours individuel et les droits de l’homme qui l’obligeaient.

Monsieur le Président, au moment même où la France prend la présidence du Conseil de l’Europe pour les six prochains mois, quel signal désastreux notre pays est-il en train de lancer, à la fois aux personnes handicapées et à la communauté internationale ?

Quelle est cette urgence à ce que Vincent LAMBERT meure, au prix d’un manquement de la France à ses engagements internationaux, alors que les experts judiciaires ont eux-mêmes écrit en novembre 2018 que son alimentation et hydratation ne constituaient pas un traitement relevant de l’obstination déraisonnable. Quelle est donc cette urgence ?

Quel est le signal que la France veut adresser aux milliers de personnes handicapées cognitives, aux personnes frappées de démence ou de la maladie d’Alzheimer et à toutes leurs familles ? Nous le savons et nous attirons avec gravité votre attention sur ce point : ces dernières vivent dans l’angoisse de ce qui est train d’arriver à Vincent et de ce qui risque d’arriver désormais aux leurs.

Comment comprendre que tout un appareil d’État se mobilise contre la vie d’un homme enfermé à clé dans la chambre d’un service hospitalier qui s’apparente depuis plus de cinq ans à un sinistre couloir de la mort ?

Les médias attendront devant sa chambre de pouvoir annoncer une mort qui apparaîtra aux yeux de la postérité comme un crime d’État commis au prix d’un coup de force contre l’État de droit.

Quelle que soit la position de chacun sur la situation de Vincent LAMBERT, personne n’a jamais compris qu’il ne puisse être pris en charge par une de ces unités spécialisées créées depuis 2002, qui réalisent un travail merveilleux de compétence et d’humanité dans l’accompagnement des patients et de leurs familles, plusieurs étant prêtes à l’accueillir.

Votre décision de faire respecter les mesures provisoires au profit de Vincent LAMBERT et d’éviter ainsi une violation caractérisée de la Convention ne remettrait pas en cause les décisions internes qui ont déjà été rendues. Elle viserait seulement à permettre le respect de ces mesures provisoires réclamées à nouveau ce 17 mai par le CDPH et à renforcer la légitimité de la France à présider le Conseil de l’Europe à partir de ce vendredi.

Monsieur le Président, Vincent LAMBERT mourra privé d’hydratation dans la semaine du 20 mai si vous ne faites rien et vous êtes le dernier et le seul à pouvoir intervenir.

Au temps maudit de la peine de mort, il était d’usage que le Président de la République reçoive les avocats pour leur permettre une ultime plaidoirie. Nous ne vous demandons cependant pas la grâce pour un condamné à mort. Nous venons vous demander de faire respecter par le ministre de la Santé les obligations de la France au profit d’un homme handicapé.

Aujourd’hui vous disposez en pratique du droit de vie et de mort sur Vincent LAMBERT.

Quel exemple magnifique donneriez-vous à la France, à l’Europe et au monde entier : celui du Président arbitre, au-dessus des mêlées, d’abord attentif à protéger dans l’urgence les plus vulnérables, et garant de la parole internationale de la France.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Maître Jean PAILLOT
Maître Jérôme TRIOMPHE

17 mai 2019 – COMMUNIQUÉ des avocats des parents de Vincent Lambert :

Ce vendredi 17 mai 2019, le défenseur des droits vient de rappeler que les mesures provisoires du CIDPH de l’ONU, dont il est chargé de veiller à la bonne application, s’imposent au gouvernement français conformément à ses engagements.
Ce même vendredi 17 mai 2019, le CIDPH vient de rappeler solennellement à la France ses obligations résultant de l’article 4 du protocole qu’elle a ratifié et de l’article 64 du règlement de la CIDPH et lui demande à nouveau de respecter les mesures provisoires demandées le 3 mai.

Le neurologue Xavier Ducrocq rétablit la vérité médicale sur le cas Vincent Lambert

« C’est parce que handicapé, et uniquement parce que handicapé, que Vincent Lambert va mourir. »
Chef du service de neurologie du CHR de Metz-Thionville, le professeur Xavier Ducrocq rétablit la vérité médicale sur le cas Vincent Lambert dans Valeurs actuelles : l’homme que l’on s’apprête à euthanasier n’est pas en fin de vie ou en situation d’obstination déraisonnable. “Arrêter ses traitements”, c’est simplement le laisser mourir de faim

Lire la tribune en entier : https://www.valeursactuelles.com/societe/le-neurologue-xavier-ducrocq-retablit-la-verite-medicale-sur-le-cas-vincent-lambert-106995

L’affaire Vincent Lambert inquiète les familles de cérébrolésés

Les débats autour du sort de Vincent Lambert sont suivis de très près par les proches des 1 500 personnes qui vivent, en France, dans un état de conscience altérée.
« Chez moi, ça provoque de l’incompréhension et de la stupeur. » explique à propos de la mort programmée de Vincent Lambert Marianne, maman de Thaïs, dans un état de conscience minimale depuis un accident de voiture il y a six ans et demi.
Ses mots sont proches de ceux employés par Philippe, père d’un jeune homme lui aussi victime d’un accident de la circulation il y a 16 ans : « J’avoue que lorsque j’ai pris conscience, fin 2013, qu’il était question de mettre fin à l’hydratation et à l’alimentation d’un jeune homme en état végétatif chronique, je suis tombé de l’armoire !, se souvient-il. Je me suis rendu compte que demain, je pourrais être pris à partie par un médecin qui me dirait : “Ce que vous faites de votre fils, c’est de l’obstination déraisonnable”. Aujourd’hui, il mange par la bouche, mais il est tout à fait possible que demain, s’il est affaibli, il soit lui aussi nourri grâce à une sonde, comme Vincent Lambert. Comme lui, il n’a pas de code de communication fiable et reproductible. Il exprime ses émotions mais ne parle pas. »

Lire l’article en entier dans La Croix : https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/Laffaire-Lambert-inquiete-familles-cerebroleses-2019-05-16-1201022359?fbclid=IwAR2DUeArqYKIpFhne60bHEJYwFSv107XQVrfjFciR9szYxUSrb4820bMjfo

Lire la suite ici : http://www.jesoutiensvincent.com

Lecture recommandée : La vie de Vincent Lambert, la survie de notre civilisation – par Laurence Trochu.

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