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Un colloque de plus sur « enfant » et « consentement » en matière de sexualité ! – par Ariane Bilheran

Par Ariane Bilheran

Encore un colloque sur « enfant » et « consentement » en matière de sexualité, c’est la mode on dirait !

Pourquoi cet oxymore n’est-il pas dénoncé clairement à la racine par les professionnels de l’enfance ?

Alors là ce n’est même plus une question, c’est une affirmation : « le consentement de l’enfant, une question d’âge ».

Vous voyez bien qu’il est marqué « enfant » (infans : celui qui n’est pas en capacité de parler, donc encore moins de consentir !), et non « mineur », on nage en plein délire sémantique (donc en plein délire tout court, le délire, c’est d’abord une affaire de langage, cf. mon livre sur « le délire » : https://livre.fnac.com/a1985373/Ariane-Bilheran-Le-delire).

Commentaire de Philippe Vergnes, qui me semble très éclairant pour penser la situation, comme d’habitude, merci Perversions narcissiques et psychopathies :

Bonjour Ariane, (et merci pour la « pub »😉)

J’ai lu et relu les réactions de ce fil de discussion (du moins, celles auxquelles j’ai accès, car malheureusement, certaines personnes qui écrivent sur la perversion – narcissique – peuvent prétendre que l’on peut discuter de tout, mais qui, dès lors que l’on pointe les failles de leur raisonnement lorsqu’elles parlent de sujet qu’elles ne connaissent pas, vous bloquent sans autre forme de procès).

Personnellement, je pense comme toi que la question ne devrait même pas se poser… cependant, elle l’est comme en atteste quelques récentes affaires. Et elle l’est d’autant plus que politiquement, nos zélus n’ont pas tenu leurs promesses à ce sujet. Ce qu’il convient donc d’interroger, c’est pourquoi une telle question a été rendue possible ?

Car le problème d’un paradoxe (et tu as raison de le souligner : « enfant » + « consentement », c’est déjà a minima un oxymore), c’est que lorsqu’il surgit, et de par sa capacité à sidérer le psychisme, il faut le dévoiler pour résorber la « charge traumatique » dont il est porteur.

Malheureusement, pour le dévoiler, autrement dit pour : « mettre à jour un objet en ôtant le voile qui le recouvrait » et rendre accessible aux regards ce que dissimule un tel rapprochement (« enfant » + « consentement »), il faut en débattre ET SURTOUT pointer le paradoxe que tu soulèves afin de l’éclairer pour qu’il n’obscurcisse plus les esprits sur lesquels il a DÉJÀ agi. Il n’y a guère d’autre possibilité (principe de la catharsis que tu connais bien).

Parce qu’en fait, il est bien là le problème : le paradoxe a déjà fait son effet à tel point que le consentement est devenu une notion de droit. D’ailleurs, le président de l’association, l’avocat Pascal Gussigh, ouvrira ce colloque par une « Présentation d’un paradoxe » dont le titre est « Selon la loi française, oui, l’enfant peut consentir ». Il convient donc de déconstruire une notion, le consentement, qui est déjà inscrite (tacitement par jurisprudence d’après ce que j’ai pu en lire, cf. Gérard Lopez) dans la loi.

Et je dois t’avouer que cela ne manque pas de « piments »… c’est plus complexe et plus profond que ce qu’on l’imagine.

Il faut revenir à la notion de consentement et comprendre son pervertissement au fil du temps afin de mettre à jour (dévoiler) les raisons de l’apparition d’un tel paradoxe.

A ce titre, je te mets en lien la conférence d’un historien qui travaille sur cette notion d’un point de vue historique depuis plus de vingt ans. En l’écoutant, tu feras facilement les liens qui s’imposent pour comprendre comment on a pu en arriver, dans notre société, à accoler deux termes contradictoires ensemble (« enfant » + « consentement ») sans que cela ne surprenne plus personne.

Extrait (15’00 ») : « consentir, suppose la capacité de se forger son opinion de façon autonome après délibération afin de pouvoir exercer un choix éclairé… », etc.

Même si cette conférence ne concerne pas le sujet directement, elle en dit long sur le problème du consentement qui ne se pose pas seulement au niveau des enfants qui, dès lors que l’on remet les mots à l’endroit, sont exclus du champ du consentement sexuel, d’où, comme tu le précises bien, le fait qu’on ait pu fixer une majorité sexuelle (en plus, cette conférence est sur un thème d’actualité).

https://www.rphfm.org/allez-savoir-penser-mouvement-gilets-jaunes-a-partir-de-lhistoire-de-grande-guerre-conference-de-frederic-rousseau/

Mon livre, pour rappel, qui confirme bien, par son sous-titre, « la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial », ce qui se passe dans les évolutions législatives, qui accolent ensemble deux termes INCOMPATIBLES, « enfant » et « consentement » en matière de sexualité :
En numérique :
https://www.arianebilheran.com/boutique/produits/limposture-droits-sexuels-loi-pedophile-service-totalitarisme-mondial-format-pdf.ab
En broché :
https://www.amazon.fr/Limposture-droits-sexuels-pedophile-totalitarisme/dp/1520919565/

#enfant, #consentement, #sexualité

Lien du colloque : https://www.midilibre.fr/2019/02/15/sexualite-enfant-et-consentement-en-colloque-a-beziers-ce-vendredi,8015737.php


Ariane Bilheran, normalienne, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, est auteur de Psychopathologie de la paranoïa(Armand Colin), Harcèlement. Psychologie et Psychopathologie (2ème édition augmentée), et L’imposture des droits sexuels (Amazon).

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