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L’HISTOIRE ALLIANCIELLE DE L’ÉGLISE DANS LE MONDE – Tome 2 – Par Jean-Marc Berthoud

Note de La Lumière : Ce Tome 2 de L’histoire alliancielle de l’Église dans le monde de Jean-Marc Berthoud est un ouvrage capital de philosophie politique chrétienne qui met en lumière le rôle prévalent et indispensable de la loi biblique dans le gouvernement civil des nations.


L’Association pour la publication et la diffusion des ouvrages de Jean-Marc Berthoud

vous présente
la parution du

Second Tome
de

L’HISTOIRE ALLIANCIELLE
DE L’ÉGLISE
DANS LE MONDE

Tome 2 : L’aboutissement thomiste, l’automne du Moyen Âge, le renouveau de la Réforme

734 pages

Paru le 23 octobre 2018

Jean-Marc Berthoud, né en 1939 en Afrique du Sud, vit à Lausanne (Suisse). Auteur de nombreux articles et de plusieurs livres, il est historien et défenseur de la foi chrétienne. Il a étudié l’histoire à Johannesburg, à la Sorbonne et à l’Université de Londres et fut libraire et directeur de collection à L’Âge d’Homme. Ce livre, « L’aboutissement thomiste, l’automne du Moyen Âge, le renouveau de la Réforme », est le deuxième de cinq volumes d’une Histoire de l’Église vue à travers les dures crises qu’elle dut subir au cours des âges. La croissance victorieuse de l’Église de Dieu est décrite à travers ces luttes. Il est écrit dans une langue simple et claire, a un caractère rigoureusement historique, mais aussi théologique et philosophique. Il s’agit d’un seul combat, toujours actuel : la défense du christianisme contre ses adversaires. Chaque chapitre peut être lu comme un récit indépendant qui s’insère cependant harmonieusement dans la trame d’une unique histoire.
_______________________________________

Extrait de la Préface de Paul Wells, Professeur émérite de la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence, France

« […] Ce n’est pas une autre histoire de l’Église que présente l’auteur, avec un récit d’événements, de faits exaltants ou déplorables, d’acteurs dignes ou des loups qui ravagent les brebis. Son projet est beaucoup plus ambitieux. Avec une vision du monde qui attribue à Dieu, le Seigneur, la gloire qui lui revient, il examine les agissements des êtres humains qui discernent leur juste raison d’être sur cette terre, ou qui, au contraire, agissent comme petits dieux et maîtres, et qui sont finalement destinés à disparaître, la vie de l’homme sur terre étant comme l’herbe qui sèche, alors que la gloire de Dieu est éternelle, comme le rappelle le Psalmiste (Psaume 90).
L’histoire n’est donc pas neutre, et les faits ne sont pas bruts, comme une pâte à modeler entre les mains de l’historien. Ils doivent être interprétés dans le cadre du plan de Dieu qui est en train de s’accomplir. L’histoire de la rédemption du monde – ordonnée par Dieu – est destinée à la transformation finale, qui fera paraître la nouvelle création de Dieu, comme l’Apocalypse biblique nous la présente.
Cette vision bouleverse les idées reçues du modernisme, avec la déification du progrès, et les espoirs de nouveauté par la révolution. Ces espoirs, toujours déçus, ne sont pas l’espérance biblique, les sauveteurs du monde ne sont pas le Sauveur, leur gnose n’est pas la sagesse, et leurs rédemptions ne sont que la déconstruction de l’ordre créé par Dieu et réglementé par sa Loi. Leur fin est le néant.
La réalité est qu’aujourd’hui — car l’homme moderne, comme l’a rappelé l’éminent théologien réformé, Pierre Marcel (1910-1992) il y a un demi-siècle, n’est pas un scientifique mais un technique, — nous vivons une période de régression et de désarroi, où les repères de la création et de la rédemption sont ensevelis sous les sables de l’opinion, et où les nouveaux habits des empereurs sont des loques. Nous sommes témoins des derniers paroxysmes du mouvement contre la transcendance, mis en marche par le nominalisme et l’humanisme d’Érasme, comme Jean-Marc Berthoud le présente ici. […]
La bibliographie et les index impressionnants complètent heureusement sa présentation et sont preuves d’un esprit cultivé et avide de discerner… la vérité. Cette vérité est que si l’Église, peuple de Dieu, est dans le monde, elle perd ses qualités d’Église quand elle est du monde. »

Table des matières

Avant-propos
Préface – Paul Wells

Chapitre I
Thomas d’Aquin (1225-1274) et la politique
Introduction
1. Rupture de la politique des temps modernes avec l’héritage chrétien et classique
2. Une vision chrétienne de la réalité : la doctrine thomiste de la loi
3. La distinction entre les trois aspects de la loi divine révélée
4. Quelques exemples tirés de la loi judiciaire
5. Jugement par « determinatio»
6. Exemple concret : le statut des étrangers
7. Le meilleur régime politique selon saint Thomas
8. Quelques aphorismes pour conclure
9. Remarques finales

Chapitre II
La tradition du contrat social et l’autonomie de la politique
Introduction
1. La politique vue par la Bible
2. Manifestations médiévales et réformées de la politique alliancielle
3. Thomas Hobbes, fondateur de la politique moderne autonome de Dieu et de la Loi de Dieu
4. Locke et la légitimité du consentement
Conclusion

Chapitre III
La fin de l’Empire hiérocratique pontifical
Introduction
1. Le combat spirituel dans l’Église et hors de l’Église
2. Poètes : Témoins des catastrophes du déclin de l’Âge de la Foi
Introduction : l’esprit prophétique dans la poésie médiévale

Chapitre IV
Georges Florovsky et Basile Krivochéine exposent l’enseignement de Grégoire Palamas sur la distinction, sans division, de l’essence de Dieu d’avec ses énergies divines

Introduction

(a) Apophatisme et cataphatisme. L’enseignement Patristique d’après Georges Florovsky

(b) L’apophatisme et le cataphatisme de saint Grégoire Palamas et ses rapports avec la simplicité Divine, selon Basile Krivochéine

La conclusion de Basile Krivochéine

Chapitre V
La décomposition de la pensée chrétienne et sa restauration

Introduction

1. La décomposition de la pensée chrétienne : John Duns Scot (c.1266-1308) et Guillaume d’Occam (1285-1349)

Conclusion

2. La restauration d’une pensée chrétienne : Thomas Bradwardine (1290-1349) et John Wycliffe (1329-1384)

Chapitre VI
La fin du Moyen Âge et la venue de la Réforme. Deux courants : le nominalisme conquérant et la réponse de la Parole de Dieu

Introduction
1. Le nominalisme conquérant
2. La réponse de la Parole de Dieu
3. Un historien de génie : Heiko Oberman
4. Gabriel Biel (1420-1495)
Conclusion
Annexe
John Wycliffe sur la Bible et l’Église

Chapitre VII
Louis Olivier, dit Pierre-Robert Olivétan. Le retour à la Bible et la fidélité des Vaudois du Piémont

En guise de Conclusion.
L’importance du texte du Nouveau Testament rétabli par Érasme

Chapitre VIII
Le combat central de la Réforme : une foi confessante Martin Luther (1483-1546) et Desiderius Érasme (1466-1536)
Le serf arbitre contre Le libre arbitre
Introduction
1. Le caractère réaliste et systématique du Serf arbitre
2. Thomas d’Aquin : défenseur du salut par la grâce de Dieu seule ?
3. Que reprochait donc Luther à Érasme ?
4. La nature véritable du conflit entre Martin Luther et Desiderius Érasme

5. Certains aspects du caractère dualiste de la tradition nominaliste sont cependant eux aussi présents chez Luther
6. Grégoire de Rimini, précurseur du dualisme de Luther
7. Érasme, Luther et les Frères de la vie commune
8. Le cœur de la Réforme : les Confessions de la Foi

Conclusion : Le caractère nécessairement doctrinal de la foi chrétienne : son anti-nominalisme intrinsèque
Annexe : L’Archimandrite Amphiloque Radovic et le caractère surnaturel et divin du don de la foi

Chapitre IX
Heinrich Bullinger (1504-1575) Un théologien complet
Introduction
1. Heinrich Bullinger (1504-1575) un aperçu de sa vie
2. Le rapport entre une Église fidèle et des magistrats pieux
3. L’importance de l’histoire et de la chronologie dans le théologie de Bullinger
4. L’Écriture, la prédestination et l’alliance
Conclusion : Une foi véritablement complète : biblique, orthodoxe et catholique

Chapitre X
Pierre Viret et le refus de l’Église de plier devant la puissance de l’État

Chapitre XI
Pierre Viret Théologien. Ce que Pierre Viret (1511-1571) a enseigné sur la connaissance de Dieu
Introduction
1. Ce que Pierre Viret a enseigné sur la connaissance de Dieu

Comment connaître Dieu ?
2. Contraste entre la théologie de Viret et celle de Calvin
3. Comment apprécier la théologie de Viret ?
Jean Calvin à la lumière de Pierre Viret
Conclusion
Annexe
Pierre Viret 1511-1571. Héraut d’une science réaliste : physique et biologique, théologique et morale d’un univers créé et ordonné par Dieu

Chapitre XII
L’homme, image de Dieu chez le Réformateur Pierre Viret. La lecture de Douglas F. Kelly
En guise de Préambule
Avant-Propos
Introduction
1. Deux visions du cosmos
2. La pensée des Réformateurs se rapportant à l’image de Dieu
3. L’image de Dieu chez Pierre Viret
Conclusion
Annexe
L’enjeu véritable du débat entre Science et Foi

Chapitre XIII
Pierre Viret et la Loi de Nature
Envoi
Première Partie
Pierre Viret et la Loi de la Nature
Introduction
Deuxième Partie
Sur la diversité nécessaire des lois entre nations et de l’abus moderne du Droit de Nature
Conclusion
Un ordre naturel privé de sens appelle au retour à l’ordre de nature selon la création divine
Didier Erne

Mot de la fin

Annexes

Bibliographie

XLVIII. Bibliographie générale

Index biblique
Index nominatif
Index thématique
Table des Matières

Le livre peut être commandé ici.

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