Liberté d'expression, Médias et désinformation, Société

Comment tuer socialement un lanceur d’alerte ? Mode d’emploi en « démocratie » !

7 septembre 2018

Lanceurs d’alerte : principe de réalité

Lorsqu’un citoyen pointe une dérive de l’état dans un pays qui bat pavillon démocratique, ce n’est pas la simple fable d’un pot de terre et d’un pot de fer qui débute, c’est l’histoire d’une mise au pilori violente par tous moyens qui s’enclenche.

Le citoyen – impudent comme imprudent – se révèle être traité comme le serait l’ennemi public numéro un d’une Nation. Le citoyen lambda ne dispose pas de moyens équitables tels que l’accès prime time au médias de masse pour se défendre. Il n’a souvent pas les moyens financiers d’engager une armada d’avocats pour mener un combat qui sera (de toute façon) disproportionné.

La liberté à géométrie variable

Dans des affaires comme celles de Snowden, d’Assange, de Chelsea Elizabeth Manning, née Bradley Edward Manning (l’informatrice de WikiLeaks qui sera finalement graciée par Barak Obama) les « démocraties » prises la main dans le sac d’abus inacceptables ont invariablement lancé sans coup férir la machine à broyer socialement !

Faut-il rappeler que lorsque l’affaire Snowden éclate, l’état américain ignorera tous les fondements de la création même de l’Amérique et ses croyances. Tout du moins s’autorisera-t-il quelques écarts d’interprétation au regard du préambule de constitution des États-Unis adoptée par la Convention le 17 septembre 1787 :

« Nous, le peuple des États-Unis, en vue de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer la prospérité générale et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique. »

« Assurer les bienfaits de la liberté »… Après les révélations du lanceur d’alerte, l’histoire se souviendra des prises de position tièdement outragées de nombreuses gouvernances « démocratiques » comme l’Angleterre et la France ! On peut le comprendre, quand on sait que ces mêmes gouvernances « démocratiques » collaboraient dans différents programmes d’espionnage de masse de leur propre population

On se souviendra également de la posture de Barak Obama responsable de l’administration fautive et décriée : la National Security Agency(NSA). Il concédera que le programme d’espionnage mis en œuvre après le 11 septembre 2001 s’était fait à grande échelle et sans véritables garde-fous, n’hésitant pas à déclarer :

« Les critiques ont raison de dire que sans garde-fous appropriés, ce genre de programme pourrait être utilisé pour obtenir davantage de renseignements sur nos vies privées, et ouvrir la voie à des programmes de collecte plus indiscrets ».

Un discours configuré pour le grand public, mais peu en rapport avec celui moins connu d’un officiel du Pentagone qui avait fait part quelque temps plus tôt de ses bienveillants sentiments à l’égard d’Edward Snowden et du sort qui lui convenait le mieux : « I would love to put a bullet in his head ! », ce qui se traduit aimablement par « J’aimerai bien lui mettre une balle dans la tête ! » !

Derrière les discours officiels reconnaissant le bien-fondé des critiques. Derrière les promesses d’enquêtes approfondies, il y avait une réalité beaucoup plus sombre. Le citoyen américain devait-il comprendre que s’il refusait de se faire complice d’une transgression inacceptable en la portant à connaissance de ses compatriotes il deviendrait une cible à abattre « d’une balle dans la tête » ?

Lire la suite ici : https://www.infochretienne.com/tuer-socialement-lanceur-dalerte-mode-demploi-democratie/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.