Cosmologie, Science

L’ORIGINE DE L’UNIVERS – par Louis Boné  

« Quand je contemple les cieux, ouvrage de Tes mains, la Lune et les étoiles que Tu as créées…»

(Psaumes 8 : 4)

« Les cieux ont été faits par la parole de l’Eternel, et toute leur armée par le souffle de Sa bouche… Car Il dit, et la chose arrive ; Il ordonne, et elle existe. »

(Psaumes 33 : 6 et 9)

« …car Il a commandé, et ils ont été créés. Il les a affermis pour toujours et à perpétuité ; Il a donné des lois, et Il ne les violera point. »

(Psaumes 148 : 5-6)

« Le Créateur des cieux, le seul Dieu, qui a formé la terre, qui l’a faite et qui l’a affermie… »

(Esaïe 45 : 18)

« Ainsi parle l’Eternel, qui a fait le soleil pour éclairer le jour, qui a destiné la lune et les étoiles à éclairer la nuit… »

(Jérémie 31 : 35)

« C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles. »

(Hébreux 11 : 3)

« Selon le modèle standard, ce nuage gazeux est parfaitement homogène, sans la moindre variation locale de densité. Comment, dans ce cas-là, ce gaz a-t-il pu se condenser pour former les nébuleuses d’où sortiront les galaxies, depuis cent millions d’années après le Big Bang jusqu’à aujourd’hui ? C’est l’une des contradictions les plus frappantes du modèle : l’homogénéité devrait interdire l’existence de galaxies, et pourtant il y a des galaxies. »

(Jean Andouze, Docteur au CNRS)

« Le public pose souvent les mêmes questions : et avant le big bang ? Un univers en expansion dans quoi ? Qu’avez-vous à répondre ? Rien. Ces questions n’ont pas de sens scientifique. Elles sont grammaticalement correctes mais, physiquement, ne veulent rien dire. Il y aura toujours un flou au-delà duquel la physique ne peut rien dire. Au-delà, nous ne voyons que nos phantasmes. »

(Jean Andouze, Docteur au CNRS)

Les théories scientifiques les plus fantastiques et les plus fantasques sont toujours dans le domaine de l’astrophysique parce que l’homme n’a à sa disposition que très peu de données véridiques et vérifiables dans ce domaine pour pouvoir limiter leur plausibilité. Certains scientifiques prennent cette situation comme une opportunité pour se prêter à des hypothèses sans fin, basées sur leurs spéculations. Le principe de base des sciences, qu’ils présupposent comme leur position fondamentale, est que rien n’a jamais été créé par la puissance divine et que toutes choses sont apparues toutes seules après le Big Bang. C’est une autre question de savoir d’où est venu le matériel pour permettre au Big Bang d’avoir lieu, mais elle n’est jamais posée ! Parce qu’il n’y a pas d’autre réponse que : « Au commencement Dieu créa… »

Mais, ayant fait cette présupposition, les scientifiques se sont empressés de l’appliquer à toutes les sciences. Et cette application devint alors « la preuve » de ce qu’ils cherchaient au début à produire, c’est-à-dire leur vision de l’origine de l’univers, du monde et de l’homme lui-même. Raisonnement circulaire par excellence ! Raisonnement basé entièrement sur la foi, et coupable du même processus dont ils accusent les chrétiens ! Mais parce que toutes choses ont été créées par Dieu, rien n’est compréhensible par rapport à soi, mais uniquement par rapport au Dieu Créateur. Aucun fait, aucun homme ne peut être compris en référence à lui-même seulement, mais uniquement par rapport à Dieu. Si Dieu est supprimé, le sens même de la vie est supprimé. Chaque fois que nous essayons de nous débarrasser de Dieu, nous éliminons en même temps nos valeurs. Il est clair : pas de Dieu, pas de sens !

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La cosmologie est l’étude du cosmos dans tous ses aspects. Le cosmos, dans les termes les plus simples, est l’Univers constitué d’espace, de matière, d’énergie et de temps, avec l’ensemble de ses systèmes très complexes. Depuis la nuit des temps, il y a eu des « cosmologistes » à commencer par Epicure, Aristote et Copernic, qui cherchaient des réponses à ce qu’ils voyaient dans le ciel. Plus récemment, nous connaissons Johannes Kepler (1571-1630), Isaac Newton (1642-1727), Willem de Sitter (1872-1934), Albert Einstein (1879-1955), Edwin Hubble (1889-1953), George Lemaître (1894-1966), Alexander Friedman (1889-1925) et George Gamow (1904-1968), qui ont chacun apporté, des contributions majeures à la compréhension des différentes théories et lois scientifiques. La science de la cosmologie a commencé avec des observations sur l’environnement astronomique le plus proche de nous : le système solaire. Il existe énormément de théories sur l’origine de notre système solaire et la plupart peuvent directement être rejetées. C’est pourquoi nous allons nous arrêter seulement sur les plus importantes.

L’hypothèse cartésienne. Concoctée par Descartes (1596-1650), elle postule que notre système solaire a été formé à partir d’un vaste système de vortex tournant simultanément. A partir de ces vortex sont sorties les étoiles, les comètes et les planètes. Cette conjecture très particulière, on le comprend facilement, n’a pas été bien accueillie par ses contemporains. Sir Isaac Newton est allé jusqu’à dire clairement que « l’hypothèse cartésienne… est totalement erronée ».

L’hypothèse de la Nébuleuse. L’auteur de cette hypothèse, le savant français Pierre S. Laplace (1749-1827) a présenté son hypothèse en 1796. Elle est une variante de l’hypothèse d’Emanuel Swedenborg (1688-1772) et d’Emmanuel Kant (1724-1804). Laplace croyait que notre système solaire est issu d’une nébuleuse en rotation. En tournant, la nébuleuse s’est refroidie et contractée, causant ainsi une plus grande vitesse de rotation qui, à la fin, a forcé la matière se trouvant au bord du disque, à surmonter l’attraction gravitationnelle et à être éjectée de la nébuleuse. Cette matière éjectée s’est unie, formant une planète au dehors de la nébuleuse. Ceci s’est reproduit jusqu’à ce qu’il se soit formé une portion centrale de gaz denses en rotation au centre de la nébuleuse à partir de la matière restante – ce que nous connaissons aujourd’hui comme étant notre soleil – avec ses planètes. Après la faillite complète de cette hypothèse devant les tests mathématiques et physiques, cette vue fantaisiste a été abandonnée pour laisser place à une autre hypothèse.

L’hypothèse planètésimale. Présentée par T. C. Chamberlain (1843-1928) et F. R. Moulton (1872-1952), cette nouvelle hypothèse commence avec deux étoiles présentes, l’une d’entre elles est notre soleil. La deuxième étoile passe très près du soleil et lui arrache deux « bras » de matière, chacun de ses côtés. Avec le temps, ces « bras » se groupent pour former les planètes. Comme beaucoup d’autres de ses prédécesseurs, ainsi que celles qui vont suivre, cette construction hypothétique manque complètement d’exactitude scientifique. Il a été prouvé par Lyman Spitzer de l’Université de Yale que la matière hypothétiquement arrachée au soleil ne se groupera pas, mais continuera à se dilater ; et qu’on ne peut pas réconcilier la distribution du moment angulaire du système solaire par l’interaction de deux étoiles passant l’une à proximité de l’autre.

L’histoire de la cosmologie moderne commence au début du XXème siècle. Jusque-là, l’univers, pour les astronomes, était statique, éternel et limité dans l’espace à la Voie Lactée. Edwin Hubble et Vesto M. Slipher (1875-1969), avec l’aide du télescope le plus puissant à leur disposition, conclurent que l’univers était, en fait, beaucoup plus vaste que notre galaxie, et que les nébuleuses, se trouvant à des millions d’années lumière de distance, ne faisaient pas du tout partie de notre galaxie, mais étaient des galaxies elles-mêmes. Une année-lumière est la distance que la lumière parcourt dans le vide interstellaire en l’espace d’un an – approximativement 9,46 milliards de kilomètres.

Dans les années 1910 à 1920, ils découvrirent l’effet de redshift (décalage vers le rouge). En étudiant les fréquences lumineuses des galaxies, ils trouvèrent que leur lumière se décalait vers la portion rouge du spectre, ce qui voulait dire qu’elles s’éloignaient de la terre.

En 1913, Slipher rapporta que la vélocité radiale de la galaxie d’Andromède avec laquelle elle s’approchait de notre soleil était de 300 km/s. En 1914, il rapporta les vélocités radiales de 13 galaxies, et à part deux, toutes les autres manifestaient ce phénomène de décalage vers le rouge (redshift). Vers 1925, il avait établi une liste de 41 galaxies, et d’autres astronomes en avaient ajouté encore quatre. Des 45 galaxies au total, 43 exhibaient un redshift, ce qui veut dire que deux seulement s’approchaient de nous, tandis que le reste s’éloignait de notre galaxie. Dès le début, beaucoup d’astronomes attribuaient le décalage vers le rouge à ce qui était connu sous le nom d’ « effet de Doppler ». Nommé ainsi d’après le nom du physicien autrichien Christian Johann Doppler (1803-1853) qui découvrit le phénomène en 1842, l’effet de Doppler se réfère au changement spécifique de la fréquence observée de n’importe quelle onde se produisant quand la source et l’observateur sont en déplacement relatif l’un par rapport à l’autre : la fréquence augmente quand la source et l’observateur s’approchent l’une de l’autre, et diminue quand ils s’éloignent. Donc la longueur des ondes augmente (redshift) quand un objet s’éloigne de nous, et diminue (blueshift) quand l’objet s’en approche. En fait, la couleur est sans importance dans ces termes, puisque les termes eux-mêmes s’appliquent à la radiation électromagnétique, visible ou non. La lumière « bleue » a tout simplement une longueur plus courte que la lumière « rouge », d’où la commodité des termes. Bien sûr, c’est beaucoup plus complexe que cela, mais cette simplification est nécessaire afin de comprendre les grandes lignes du débat en question. D’après l’interprétation standard de l’effet Doppler donc, une galaxie démontrant un décalage vers le rouge est une galaxie qui s’éloigne de nous. Hubble et son collègue Milton Humason (1891-1972) calculèrent la distance des galaxies d’après la vitesse avec laquelle elles s’éloignaient. Ils croyaient que le taux d’éloignement d’une galaxie est directement proportionnel à sa distance de la Terre, c’est-à-dire que plus lointaine est la galaxie, plus grande est la vitesse de l’éloignement. C’est la « Loi de Hubble ». Aujourd’hui, l’idée que le décalage vers le rouge est proportionnel à la distance est une partie cruciale de la mesure des distances en astronomie. Mais ce n’est pas tout.

Les concepts d’un univers en expansion et de l’exactitude des mesures du décalage vers le rouge constituent des fondements très importants de la cosmologie du Big Bang moderne. Voici ce qu’en dit David Berlinski : « La Loi de Hubble incarne l’hypothèse générale de la cosmologie du Big Bang – notamment que l’univers est en expansion… » L’un sans l’autre ne marche pas. Si l’un tombe, l’autre tombe aussi.Tandis que les astronomes observaient l’univers par des télescopes de plus en plus perfectionnés, les physiciens théoriciens essayaient de le décrire de différentes façons. Les deux premiers modèles ont été présentés par Albert Einstein et Willem de Sitter en 1917. Les deux étaient basés sur la Théorie Générale de la Relativité d’Einstein. Avec l’augmentation des connaissances sur le phénomène du décalage vers le rouge, l’expansion de l’univers fut introduite dans la science comme un fait, et ce sont le décalage vers le rouge et l’expansion de l’univers qui devinrent les deux « colonnes » sur lesquelles la cosmologie du Big Bang fut construite.

L’hypothèse de la création continue.

Le plus grand problème auquel se heurtaient toutes les hypothèses précédentes était le problème de l’origine littérale de l’univers. Chaque hypothèse commençait au milieu des choses. Bien sûr, la meilleure position pour les évolutionnistes est que l’univers est éternel, évitant ainsi le problème du commencement. Pour éviter ce problème énorme, les évolutionnistes Sir Fred Hoyle, Thomas Gold et Hermann Bondi développèrent l’hypothèse de la création continue en supprimant le besoin d’un commencement et d’une fin, et ainsi ils adoptèrent le présupposé d’un univers éternel. Cette hypothèse suppose l’expansion de l’univers en demi-cycles. Hoyle inventa des points imaginaires de génération spontanée, appelés « irtrons », où l’hydrogène était produit à partir de rien puis dispersé dans l’univers. Mais ces nouveaux atomes sont si peu nombreux et si éloignés les uns des autres que nous ne pourrions jamais les détecter. Ils indiqueraient cependant que l’univers n’a jamais eu de commencement. Il n’y aurait donc pas d’explication à donner.

On dit que la matière est créée continuellement, mais d’une façon imperceptible afin de s’assurer que cette déclaration ne peut être réfutée. Quand nous demandons pourquoi nous devons croire une telle ineptie, la réponse est que « le principe cosmologique parfait » le requiert : l’univers doit être identique à lui-même non seulement en tout lieu mais aussi de tout temps ! Et quand nous demandons pourquoi nous devons accepter ce « principe », la réponse est que le principe doit être vrai parce que les gens qui l’affirment l’acceptent. Avec tout le respect pour lesvrais scientifiques, je trouve cela inadéquat, malsain et absolument anti scientifique.Quand on lui posa la question de l’origine de cette matière, Hoyle répondit que c’était une recherche « sans aucun sens et sans intérêt ». Malgré le « grand intérêt » de ce concept, les scientifiques ont pourtant reconnu que « cette théorie spécifique qu’ils ont proposée, était depuis longtemps en conflit avec les observations ».

Tout d’abord, les observations empiriques ne soutiennent plus ce modèle : on sait maintenant que l’univers a eu un commencement.

Deuxièmement, de nouveaux concepts, scientifiquement prouvés, sont en désaccord avec le modèle ; et troisièmement, le modèle viole la première loi de la thermodynamique qui déclare que ni la matière, ni l’énergie ne peuvent être créées, ni détruites, mais seulement conservées.Incapables de surmonter les défauts de l’hypothèse de la création continue, les scientifiques l’abandonnèrent. Ils retournèrent à la théorie proposée par George Lemaître et George Gamow, théorie mise précipitamment de côté quelques années plus tôt à cause de la « théorie » précédente. Il existe, en revanche, beaucoup de raisons de penser que l’univers a eu un commencement. Quant à ce qu’il y avait avant ce commencement, la science ne pourra jamais nous le dire. Dans le contexte de la « théorie » du big bang, l’hypothèse de la création continue réapparaît avec une variation : l’idée que l’univers peut osciller sans fin entre explosion, expansion, contraction et renaissance due à une nouvelle explosion. Ne nous imaginons donc pas qu’en rejetant cette hypothèse, nos philosophes matérialistes ont abandonné définitivement leurs efforts pour mettre au panier l’idée d’une origine ultime de l’univers.

LA THEORIE DU BIG BANG

Au commencement était le « ylem »… ou c’est ce que les théoriciens nous disent. Le « ylem » – une construction totalement hypothétique – était une substance primordiale d’une densité 1014 (14 zéros) plus élevée que celle de l’eau, et pourtant plus petite en volume qu’un simple proton. Le « ylem » (connu aussi sous le nom d’ « œuf cosmique ») était un atome avec une super densité incroyable, et qui contenait déjà tout l’univers.[1]

D’où exactement est supposé être venu cet œuf merveilleux, personne ne le sait ; on n’a pas encore vu la poule cosmique, non plus ! A un certain moment, d’après les théoriciens, le « ylem » est parvenu à sa contraction maximale (à la température de 1032 degrés Celsius !) et s’est alors décidé d’exploser soudainement. C’est le temps « zéro », survenu il y a quelques 10 à 20 milliards d’années. Pourquoi autant de temps ? Mais pour donner une chance à l’évolution, bien sûr. Nous allons voir plus tard que même les 20 milliards d’années ne sont pas suffisantes, loin s’en faut. Pas plus d’une heure plus tard a commencé la nucléosynthèse. Ce qui veut dire que les atomes légers que nous connaissons aujourd’hui (l’hydrogène, l’hélium et le lithium) ont été produits dans cette énorme chaleur.

Ensuite, l’univers a commencé à se refroidir, les atomes ont commencé à se rassembler, et quelques centaines de millions (pourquoi pas de milliards ?) d’années plus tard, les amas refroidis se groupèrent en étoiles et en galaxies. On a supposé que les éléments lourds se sont formés plus tard via la fusion nucléaire à l’intérieur du noyau des étoiles.

Cette « théorie » est acceptée largement aujourd’hui par la plupart des scientifiques et le public, mais pas par tous les scientifiques. Beaucoup se sont réveillés et pas des moindres. Hoyle, lui-même, a admis : « …J’hésite très peu à dire qu’un drap mortuaire pend sur la théorie du big bang. Quand beaucoup de faits se lèvent contre une théorie, l’expérience nous montre que cette théorie se rétablit rarement. »[2]

Il est clair que cette « théorie » n’est pas encore rétablie, et qu’elle ne se rétablira jamais. En 1981, un éminent astronome, Jayant Narlikar a écrit : « Ces arguments doivent démontrer aux personnes neutres que l’image du big bang n’est pas établie du tout, ni théoriquement, ni par les observations, tout à fait contrairement de ce que l’on veut nous faire croire – les astrophysiciens d’aujourd’hui qui soutiennent la position que « le problème cosmologique ultime » a été plus ou moins résolu peuvent bien être sujets à quelques surprises avant la fin de ce siècle. »[3]

En 1983, l’évolutionniste Don Page a écrit : « Il n’y a pas encore de mécanisme connu qui puisse permettre à l’univers de commencer dans un état arbitraire pour ensuite évoluer jusqu’à l’état hautement organisé d’aujourd’hui. »[4] En 1986, le cosmologiste bien connu, John Gribbin, a affirmé à propos du big bang : « Beaucoup de cosmologistes pensent maintenant que les défauts de la théorie standard dépassent largement son utilité… »[5] En 2001, le scientifique Jeff Lindsay a admis : « Tandis que très peu de gens ont vu la notice nécrologique … la réalité est que la théorie immensément populaire du Big Bang est morte… Le big bang ne peut pas expliquer la nature de l’univers que nous connaissons ».[6]

LES RAISONS SCIENTIFIQUES DEMONTRANT QUE LA THEORIE DU BIG BANG NE PEUT PAS ETRE VRAIE

En mettant à part la propagande « scientifique » concernant le Big Bang et en examinant avec attention les fondations sur lesquelles son concept est bâti, on se rend compte que la « théorie » se tangue au bord du précipice, c’est-à-dire qu’elle est bâtie sur des suppositions incroyables. Chaque supposition instable s’appuie sur une autre aussi volatile que la précédente. Et on s’aperçoit, en remontant cette pile d’hypothèses « scientifiques », que chaque supposition suivante jette une ombre qui cache au public les incertitudes de la précédente. Et quand on essaye de voir le début, on n’arrive à… rien. Le big bang est, comme on va le voir, scientifiquement plein de défauts. Un article[7] paru dans le numéro de novembre 1994 de ScientificAmerican a révélé que le big bang est « scientifiquement mort » depuis quelque temps déjà. L’auteur, cosmologiste très connu, énumère une demi-douzaine de problèmes très graves, connus des scientifiques depuis longtemps. Et il pose plusieurs questions simples, mais auxquelles il est très difficile de répondre sur la base des présupposés bigbangistes :

1. Qu’y avait-il avant le big bang ?

John Gribbin avait posé la même question déjà en 1976 : « Le plus grand problème avec la théorie du big bang[8] de l’origine de l’univers est philosophique – et peut être même théologique – qu’y avait-il avant le bang ? David Berlinski, dans le magazine Commentary, a conclu : « C’est la version standard de la cosmologie chaude du big bang – « chaude » en contraste avec des scénarii dans lesquels l’univers est froid, et « big bang » en contraste avec d’autres cosmologies de création continue dans lesquelles il n’y a jamais ni commencement, ni fin. Apparemment, ce scénario archéologique laisse des questions sans réponse sur la manière dont tout le show a commencé et décrit seulement les conséquences d’une Cause Première, qu’il ne peut pas spécifier et qu’il ne comprend pas. »[9]

Andrei Linde, lui, a admis qu’il y avait ici une implication du problème « œuf-poule ». Dans son article, il a noté : « Le premier et le plus important problème est l’existence même du big bang. On peut se demander : qu’y avait-il avant ? Si l’espace-temps n’existait pas, alors comment le tout est-il apparu de rien ? Qui était le premier : l’univers ou les lois qui le gouvernent ? Expliquer cette singularité initiale – comment tout a commencé – reste toujours le problème le plus insoluble de la cosmologie moderne. »[10]

Le scientifique britannique Stephen Hawking, mondialement connu, s’est déjà posé la même question en 1988 : « Que souffle le feu dans les équations et cela rendrait possible l’univers qu’elles décrivent ? L’approche scientifique normale de la construction d’un modèle mathématique ne peut répondre à la question : pourquoi doit-il y avoir un univers pour la description du modèle… Même s’il n’y avait qu’une seule théorie unifiée possible, elle n’est qu’un ensemble de règles et d’équations. »[11]

Même un humaniste comme Martin Gardner n’est pas en paix : « … Il faut des lois quantiques pour que les températures puissent fluctuer. Et pourquoi y a-t-il des lois quantiques ? … Il n’y a pas d’échappatoire à la question ultime : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien, et pourquoi ce quelque chose est-il structuré comme il l’est. »[12] Le clou est enfoncé par le cosmologiste britannique John Barrow : « Au début, l’absence d’un commencement apparaît comme un avantage pour l’approche scientifique. Il n’y a pas de questions gênantes concernant l’origine à déduire ou à expliquer. Mais c’est une illusion. Nous devons toujours expliquer pourquoi l’univers a pris certaines propriétés particulières – son taux d’expansion, sa densité, et ainsi de suite – à un moment infini dans le passé. »[13]

Ils ont raison, la science, aussi impressionnante qu’elle soit, ne peut pas répondre à cette question.

2. Un univers entier à partir de trous noirs ?

L’éminent cosmologiste Hannes Alfven a émis l’opinion que le « ylem » n’aurait jamais pu atteindre la densité incroyable postulée par la théorie du big bang.[14]

Mais l’astronome Paul Steidl est allé encore plus loin : « Si l’univers est d’une telle taille aujourd’hui, disent-ils, alors il a dû être plus petit dans le passé, puisqu’on l’observe comme étant en expansion. Si nous continuons à reculer suffisamment longtemps dans le temps, l’univers a dû être très petit, aussi petit que nous voulons le faire.

Mais ceci mène à toutes sortes de problèmes qui ne seront même pas soulevés. Si les scientifiques pouvaient réaliser qu’ils ne peuvent remonter dans le temps que jusqu’à un certain point et qu’ils n’ont pas une somme indéfinie de temps à dérouler… Pour ramener toute la matière de l’univers au même point, il faudrait 10 à 20 milliards d’années. Les astronomes postulent qu’à ce moment-là toute la matière de l’univers était à un seul point et qu’une explosion d’une force inimaginable l’a dispersée à une vitesse proche de celle de la lumière. Qu’était-ce comme matière et d’où venait-elle? Comment a-t-elle pu être dispersée telle qu’elle est maintenant ? Ce sont les questions de base auxquelles les modèles cosmologiques essayent de répondre, mais les solutions continuent d’être élusives. Avec l’univers entier de la taille d’une pointe d’épingle, les lois physiques que nous connaissons ont dû être drastiquement différentes. Les scientifiques n’ont aucun moyen pour déterminer quelles conditions régnaient dans ces circonstances. On ne pouvait même pas faire la différence entre la matière et l’énergie. Et pourtant les astronomes continuent de faire des affirmations assurées de ce qu’il s’est exactement produit pendant le premier milliardième de seconde ! » [15]

Pourquoi alors l’univers n’est-il pas devenu un trou noir ? La réponse est fournie par Gerardus Bouw : « Afin de sauver la cosmologie du big bang, devons-nous croire que … la physique des trous noirs ne marche pas pour l’univers ? »[16]

Si toute la matière et toute l’énergie de l’univers se trouvaient dans un point beaucoup de milliards de fois plus petit qu’un seul proton, pourquoi cela n’a-t-il pas constitué un trou noir ? C’est intéressant de noter que certains savants ont déjà commencé à suggérer que l’univers a évolué à partir d’un trou noir ![17]

Dans les pages 297 à 302 du livre The Third Culture sont citées les réponses de beaucoup d’astronomes qui ne sont pas d’accord avec cette hypothèse. Et leurs réponses sont très intéressantes. Le cosmologiste britannique Sir Martin Rees déclare que « … nous n’avons aucune idée de la physique dans ces densités extrêmes… » Et Berlinski écrit : « Il n’y a aucune preuve en faveur de cette théorie absurde… (elle) ne peut être confirmée par les expérimentations. Ou par quoi que ce soit d’autre.» Question : La théorie du big bang est-elle confirmée par les expérimentations ? Ne rentre-t-elle pas aussi dans la catégorie des théories farfelues ? Nous allons voir que oui. Les cosmologistes modernes se sentent libres de dire n’importe quoi, tout ce qui leur passe par la tête ; ils trouvent tout : des trucs bizarres pour arriver à une inflation cosmique ; des univers qui se multiplient, mais qui sont tellement éloignés de nous qu’on ne peut pas les observer (oui, mais on sait qu’ils se multiplient) ; des trous blancs ; des trous noirs, des trous verts ; des théories de plus en plus incroyables et bien sûr non testables ; et toutes affranchies d’une vraie critique. Les astrophysiciens poursuivent sans jamais s’arrêter parce qu’ils peuvent se permettre ce luxe, il n’y a personne qui puisse leur dire le contraire, et toutes les folies sont permises. Jusqu’à quand ?

3. Décalage vers le rouge et problèmes d’expansion.

Nous avons déjà vu que l’exactitude des mesures du décalage vers le rouge et de l’expansion de l’univers forme la base de la cosmologie du big bang. En 1979, un choc a parcouru la communauté scientifique lorsqu’elle a appris que deux des méthodes utilisées pour mesurer les âges et les distances dans l’univers – la constante de Hubble et les mesures du décalage vers le rouge – étaient erronées. La valeur de la constante de Hubble (la constante de proportionnalité entre la vitesse relative et la distance utilisée pour calculer le taux d’expansion de l’univers) est exprimée en km par seconde par mégaparsec (un parsec représente un peu plus de 3 années-lumière (al) – 3,2616 al plus exactement; un mégaparsec (Mpc) représente 1 millions de parsecs). Initialement, cette constante était fixée à 500 km/sec/Mpc par Hubble lui-même en 1929. Depuis elle a été révisée plusieurs fois :

tableau_agesUnivers

En étudiant ce tableau, on a envie de dire : mais ils ne savent rien. Il y a autant de valeurs que d’astronomes qui ont essayé de la mesurer. Le physicien Don DeYoung, dans un article concernant « La Loi de Hubble », a écrit : « La constante de Hubble ne peut être mesurée exactement tout comme la vitesse de la lumière et la masse de l’électron. Excepté la question de ses variations possibles dans le passé, il n’y a aujourd’hui aucun consensus sur sa valeur. »[18]Il y a aujourd’hui deux valeurs en compétition pour la constante de Hubble parmi les astrophysiciens : une à H = 50, ce qui donne un âge de 19,3 milliards d’années pour l’univers ; et l’autre à H = 100, ce qui donne un âge se rapprochant de 9 milliards d’années ; suivant le facteur de gravité utilisé. John Gribbin a observé : « La constante de Hubble est la clef de lacosmologie. Armé d’une valeur exacte de H et des mesures du décalage vers le rouge, il sera possible de calculer la distance de n’importe quelle galaxie. » Mais notons que la valeur exacte de H a, jusque-là, échappé aux scientifiques. Pour nous, il est important de comprendre que la valeur de H n’est pas une chose insignifiante. Un H donne un âge donné de l’univers.

L’autre grand problème de la cosmologie du big bang est le concept du décalage vers le rouge (redshift). Illingworth et Clark se sont exprimés ainsi : la vitesse peut être mesurée avec précision par le décalage vers le rouge dans le spectre de la galaxie. »[19] La controverse du décalage vers le rouge a été élucidée le mieux par l’astrophysicien américain Halton Arp. Il a travaillé avec Edwin P. Hubble lui-même. Il a étudié la relation entre les quasars et ce qu’il appelle les galaxies « irrégulières », et il a suggéré que les décalages vers le rouge ne sont pas nécessairement attribuables à l’effet Doppler. Sur la base de ses propres observations, il s’est opposé à la croyance courante en la corrélation entre le décalage vers le rouge de l’objet et sa vitesse. Il a trouvé beaucoup de « cas énigmatiques et troublants », où deux objets apparemment connexes qui semblent être éloignés de la même distance de nous, ont en fait, des valeurs du décalage vers le rouge significativement différentes.[20]

Le Dr Arp a aussi fourni beaucoup de photographies impressionnantes de couples de quasars caractérisés par une vitesse du décalage vers le rouge très élevée, localisés symétriquement de chaque côté de leurs parents, qui ont, eux, des vitesses de décalage vers le rouge très faibles. La cosmologie du big bang ne peut expliquer ces anomalies. Au lieu de changer sa cosmologie et de l’adapter suite à de nouvelles observations, l’établissement scientifique a préféré licencier le Dr Arp de son poste à l’Observatoire du Mont Palomar pour qu’il ne les dérange plus. De nouveau, nous voyons qu’on éjecte l’homme qui apporte des données nouvelles véridiques si ces données ne corroborent pas la « théorie » officielle. Le Dr Arp travaille maintenant à l’Institut d’Astrophysique à Munich, en Allemagne, et il est toujours « l’astronome le plus controversé du monde » et « le plus craint ».Tout ceci nous fait comprendre que le décalage vers le rouge est inutilisable pour le calcul de la vitesse des galaxies et, de là, pour le calcul de l’âge de notre univers. Toute la cosmologie moderne tombe à l’eau ! L’astronome William Kaufmann a écrit un article concernant le Dr Arp avec le titre « L’astronome le plus craint de la terre » :

« Si Arp a raison, si ses observations sont confirmées (elles le sont), lui seul aura secoué toute l’astronomie moderne jusque dans ses fondements. S’il a raison, l’un des piliers de l’astronomie moderne va s’écrouler dans un bouleversement sans précédent depuis Copernic… »[21]

Apparemment, au temps de Copernic, les gens étaient perméables à la vérité, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le big bang subsiste toujours, bien que toutes les observations et les données obtenues lui soient contraires. Les astronomes de l’établissement travaillent toujours inutilement. Et cela coûte cher : dans le journal de 20 heures sur TF1, le 16 octobre 2002, il a été annoncé que la Communauté Européenne avait prévu 350 millions d’euros pour l’envoi d’un satellite de 4 tonnes afin de vérifier l’exactitude du big bang ! Mais où vont nos impôts ?

Dans la même année (2002), Karen Fox s’est lamenté : « Les décalages vers le rouge ne sont pas… un signe de l’âge ou de la distance d’une étoile, et pourtant les décalages vers le rouge sont devenus intrinsèquement enlacés avec la façon dont nous déterminons non seulement la vitesse d’un objet, mais aussi sa distance et son âge. Si l’interprétation du décalage vers le rouge est fausse, alors la preuve entière que l’univers est en expansion va disparaître. Ceci va saper tout ce qui a été décrit concernant le ciel. Non seulement le big bang va s’effondrer, mais les scientifiques ne seront plus capables de déterminer comment la galaxie la plus proche se déplace, et encore moins comment l’univers se comporte. »[22]

Il faut savoir que les quasars ont toujours joué un rôle singulier en astrophysique. Dans les années 1960, Maarten Schmidt a découvert que leurs lignes spectrales étaient décalées largement vers le rouge. Si la loi de Hubble était correcte, les quasars devraient être au bord le plus éloigné de l’espace et du temps. Comble de l’embarras, beaucoup de quasars semblent liés à des galaxies proches de la nôtre. Cette situation ne corrobore point la cosmologie standard. Si les quasars possèdent des décalages vers le rouge très importants, ils doivent, d’après la loi de Hubble, être très éloignés ; s’ils semblent proches, alors de deux choses l’une : soit ils sont fantastiquement lumineux, soit leur décalage vers le rouge ne vient pas de leur vitesse. Et ce vice caché concernant les quasars est le concept de ce qu’on appelle le « vieillissement précoce ».

Les cosmologistes placent aujourd’hui le big bang à 13,7 milliards d’années en arrière, et le début de la formation des galaxies entre 800 000 et 1 000 000 d’années plus tard. Ce qui veut dire que les objets éloignés de nous d’approximativement 12 milliards d’années-lumière doivent montrer peu de signes de développement. Mais les observations de ces dix dernières années contredisent ces spéculations. Par exemple, le satellite Röentgen a trouvé d’énormes amas de quasars à plus de 12 milliards d’années-lumière[23] et les astronomes ont détecté des quasars individuels à 12 – 13 milliards d’années-lumière[24]. Le problème, ici, est qu’on pense que les quasars – ces astres d’apparence stellaire de très grande luminosité – se sont formés après l’émergence de leurs sources énergétiques hypothétiques et de leurs galaxies de résidence. De là, les quasars et les amas de quasars, très distants, représentent trop d’organisation trop tôt dans l’histoire de l’univers. C’est un très grave problème. Comme un savant l’a présenté : les théoriciens du big bang « se trouvent dans la position du fournisseur de ciment qui arrive après la construction de la maison. »[25]

Dans le numéro du 31 janvier 1997 de Science, Hans-Dieter Radecke a émis l’opinion que la dépendance de la cosmologie moderne vis-à-vis des « interprétations des interprétations des observations » doit nous éclairer et nous empêcher « de ne pas tomber victimes de l’orgueil cosmologique, mais de rester ouverts pour n’importe quelle surprise. » C’est un très bon conseil. Ces surprises commencèrent six années plus tard. Tout d’abord, dans le numéro du 7 janvier 2003 du magazine Science News, une équipe de scientifiques a trouvé « la galaxie la plus vieille et donc la plus éloignée qui soit connue ». Ce qui veut dire que des galaxies étaient en place et formaient des étoiles à une cadence rapide quand l’univers, aujourd’hui de 13,7 milliards d’années, n’était qu’un freluquet de 800 millions d’années.

Ensuite, lors d’une rencontre scientifique dédiée à la formation des galaxies, à la mi-janvier 2003 à Aspen, Colorado, Etats-Unis, Richard Ellis de l’Institut de Technologie de Pasadena, Californie, a apporté d’autres preuves que l’univers, à l’âge de 2 milliards d’années, avait été peuplé d’autant de galaxies marquées par le rouge (vieilles), que par le bleu (jeunes)… Voilà ce qui devrait forcer les astronomes à repenser leurs fondements à propos de la formation de galaxies. Enfin, le numéro du 1er mars 2003 du Science News a dévoilé plusieurs de ces surprises qui ne corroborent nullement la cosmologie officielle : un nombre surprenant de galaxies d’apparence très âgées et très massives qui connurent une très rapide croissance, lorsque l’univers était encore très jeune. Ce qui demande une révision complète de la vue officiellement acceptée de la formation des galaxies. A la mi-décembre 2002, les scientifiques avaient trouvé un groupe de galaxies éloignées qui étaient déjà citoyennes du quatrième âge, pleines à craquer avec des étoiles rouges à seulement 2 milliards d’années après le big bang.

Et certaines de ces galaxies étaient aussi vastes que les plus vastes galaxies qui peuplent l’univers d’aujourd’hui.[26] Ce ne sont pas seulement nos enfants qui sont précoces ! Une chose est sûre, c’est que l’univers n’est pas suffisamment discipliné d’après le goût de certains scientifiques, et ne se comporte pas d’après les prédictions de la « théorie » du big bang. Le test critique de la cosmologie big bang, c’est la vérification ou la non vérification de la Loi de Hubble, parce que c’est par l’observation des galaxies que l’on peut trouver ou non la preuve de la cosmologie big bang.

Pendant 20 ans, I. E. Segal, mathématicien américain et membre de l’Académie des Sciences Nationale des Etats-Unis, a fait des recherches avec son équipe, notamment sur la Loi de Hubble. La relation linéaire que Hubble avait vue et sur laquelle sa loi est basée, Segal et ses collègues ne l’ont ni vue, ni trouvée. La conclusion de Segal et de son équipe était : « Par les standards normaux d’un processus vraiment scientifique, les résultats de la cosmologie (du big bang) sont illusoires. » Et il renchérit : « L’acceptation de la cosmologie du big bang en tant que principe physique est due tout d’abord à la présentation prématurée et non critique de la relation décalage vers le rouge – distance, comme un fait empirique. »[27] Tout comme la « théorie » de l’évolution. Si l’on s’en souvient, l’idée que l’univers est en expansion est l’un des deux piliers soutenant la cosmologie du big bang. L’expansion ainsi que le taux d’expansion ont tous les deux leur fondement dans les valeurs du décalage vers le rouge des astres. Valeurs qui sont maintenant remises en cause d’une façon très rigoureuse par des astronomes et des mathématiciens reconnus.

Le temps de la réévaluation de ces hypothèses est arrivé. Karen Fox a bien compris la relation de cause à effet en disant : « Beaucoup … de personnes s’attaquent au cœur même de la théorie du big bang : l’expansion. Tandis que … un univers en expansion ne requiert pas nécessairement que l’univers ait commencé avec un bang, la théorie du big bang requiert certainement un univers en expansion. S’il ressort que les galaxies et les étoiles ne s’éloignent pas les unes des autres, alors la théorie tout entière va s’effondrer. »[28] Bien sûr qu’elle va s’effondrer. Mais il y a pire. Dans sa critique de la théorie, Andrei Linde mentionne ce qu’il appelle « les présupposés de base hautement suspectes ». Et en quatrième position, dans une liste de six éléments, il place le « problème d’expansion » : « Le quatrième problème traite du minutage de l’expansion. Dans sa forme standard, la théorie du big bang présuppose que toutes les parties de l’univers ont commencé leur expansion simultanément. Mais comment pourraient-elles synchroniser le commencement de leur expansion ? Qui en a donné l’ordre ? ».[29]

Qui, en effet ? C’est la grande question ! George Lemaître qui, le premier, avait supposé l’idée du big bang, a suggéré que l’univers avait débuté dans un état super concentré qui a explosé et ensuite s’est rapidement mis en expansion. Cette expansion s’est ralentie et est arrivée à une sorte d’arrêt, pendant lequel les galaxies ont été formées. Par la suite, l’expansion a continué et continue encore aujourd’hui. Quel miracle opportun ! On ne sait trop comment, mais l’expansion a repris après que les galaxies ont eu le temps de se former dans un univers statique. Mais voilà, d’après la première loi de la mécanique de Newton, un objet continuera dans l’état où il se trouve, à moins qu’une force extérieure ne l’en sorte. Ce qui veut dire que si l’objet est immobile, il va rester immobile en l’absence d’une force extérieure qui peut lui donner une impulsion. Mais dans la « théorie » du big bang, l’univers « décide » tout seul de reprendre l’expansion comme si de rien n’était, après la formation des galaxies. Comme c’est gentil de la part de l’univers de faire ce qu’on lui demande, quand il le faut, pour être utile à cette hypothèse ! Sir Fred Hoyle, se rapportant à ce même point, se moque du modèle du big bang en disant : « … (cette) expansion ennuyeuse comme la pluie qui se dégrade de soi-même adiabatiquement (sans perte, ni gain de chaleur)[30] jusqu’à ce qu’elle soit incapable de faire quoique ce soit. La notion que les galaxies se forment, suivies par une histoire astronomique active, est une illusion. Rien ne se forme ainsi, la chose est morte comme tout ce qu’il y a de plus mort. »[31]

L’idée de cette « pause », pour permettre que les galaxies puissent se former, est l’une de ces hypothèses ad hoc rapidement improvisées afin de pouvoir maintenir en vie la « théorie » du big bang. Il n’y a aucune base physiquement saine pour cette hypothèse. Un « bang » ne permet pas d’arrêts et de recommencements. Une fois la bombe explosée, les morceaux ne pourront jamais s’arrêter pour permettre aux gens présents de pouvoir se cacher et ensuite de reprendre leurs trajectoires. Cela serait très utile, si c’était possible, mais cela ne correspond malheureusement pas à la réalité.

Un autre problème encore est celui de l’abondance prédite de certains éléments légers : l’hélium, le deutérium et le lithium, supposés avoir été créés par des réactions nucléaires quelques minutes après l’explosion primordiale. Ce pilier observationnel du big bang s’est tout simplement effondré. La « théorie » prévoit que l’abondance de ces éléments est fonction de la densité moyenne de matière dans l’univers. Pour que la théorie soit juste, il faut qu’il y ait une densité unique. Mais les observations sur la quantité d’hélium ont démontré que la théorie surestimait de beaucoup cette évaluation. Aussi, lorsqu’on réajuste la « théorie » de manière à ce qu’elle donne des chiffres corrects pour l’hélium, ses prédictions pour le deutérium deviennent huit fois plus élevées que la réalité – ce qui est très supérieur à la marge d’erreur de ces observations. Afin de sauver le big bang, Alan Guth, de l’Institut de Technologie de Massachusetts, proposa en 1980 une hypothèse supplémentaire, l’hypothèse de l’inflation. D’après cette hypothèse, entièrement ad hoc, l’explosion primordiale aurait été précédée d’une courte période d’expansion-inflation extrêmement rapide qui aurait créé la portion de l’univers observable. Les prédictions sur la densité de la matière se révélèrent être cent fois plus élevées que les résultats des observations.

Il y a un autre problème avec lequel les scientifiques se battent depuis le début : le rayonnement diffus cosmologique appelé aussi le rayonnement fossile de l’univers. Et ce rayonnement diffus requiert l’existence d’une matière neuf fois plus importante de ce que l’on trouve dans le cosmos. En d’autres termes, 90% de la matière, d’après l’hypothèse du big bang, qui devrait se trouver dans l’univers, manquent. Cette « masse manquante » est constituée d’une « chose » inconnue dont l’existence n’est plus contestée, mais qui n’est décelable que par ses effets et ainsi reconnue par la science. Mais la science est « encore » dans l’incapacité de la « voir ». Voilà pourquoi on lui a donné des noms différents : masse cachée, manquante, noire, sombre, froide et enfin invisible. Les astronomes ne peuvent pas la voir, ne peuvent pas la trouver, mais elle doit être là si le big bang est vrai. Il s’agit là d’une foi incroyable, mais d’une bien pauvre science. Si, comme le suppose la spéculation bigbangiste, l’évolution de l’univers a bien été marquée par une structuration progressive de la matière primitive en galaxies, on devrait alors en trouver des traces dans le rayonnement fossile de l’univers. Si ce n’était pas le cas, le big bang devrait être abandonné. Le rayonnement diffus fut découvert en 1964 et fut présenté comme une confirmation de la « théorie », alors que la quantité de rayonnement mesuré était 10 000 fois moins importante que celle prévue.

Mais probablement que le plus grand problème qui se présente au big bang est la question de l’espace. L’espace est-il fini ou infini ? Qu’est-ce que l’infini ? Existe-t-il? Les mathématiques nous disent que oui, mais Dieu ne nous a pas donné une intelligence qui puisse appréhender l’infini. Quand nous essayons de le comprendre, nous demandons toujours un début et une fin, des limites. Mais même si nous, en tant qu’humains, ne pouvons pas le comprendre, cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas. Cela veut dire tout simplement que notre intellect n’est pas parfait. Sommes-nous prêts à admettre que nous ne représentons pas la forme de vie la plus avancée? Sommes-nous prêts à admettre que Dieu peut exister ? C’est intellectuellement confortable d’avoir affaire à un univers fermé. Là, nous sommes en sécurité, parce que nous n’avons pas à nous occuper du concept de l’infini. Mais posons-nous une question simple : si l’univers est en expansion, où va-t-il ? Dans quoi se déploie-t-il? S’il est fini, fermé, n’a-t-il pas encore atteint ses limites ? S’il doit être expansible au-delà, il doit y avoir un espace pour que cela se fasse. Peu importe où l’on place la limite. Si je vais jusqu’à cette limite et que je fais encore un pas au-delà, où suis-je ? La seule réponse logique est : l’espace. Donc l’univers est nécessairement infini.

Nous avons le même problème avec l’éternité. Nos intelligences réclament aussi un début et une fin par rapport au temps. Qu’y avait-il avant le big bang ? Où était le temps ? Si je me place avant le bang, où suis-je ? Combien de temps sera-t-il nécessaire d’attendre pour voir ce bang ? Dieu nous dit qu’Il a créé le temps en même temps que l’univers. Il nous dit aussi que nous serons avec Lui dans l’éternité. Mais même en tant que chrétiens nous ne comprenons pas toujours ce que cela veut dire. Ne voit-on pas toujours des affiches d’évangélisation qui demandent : avec qui passeras-tu l’éternité ? Et nous ne pouvons pas comprendre que l’éternité est …éternelle, c’est quelque chose qui ne s’écoule pas ! Nous y serons, c’est sûr ; mais nous ne la passerons pas ; nous serons éternellement dans la présence de notre Père ! Alléluia ! Est-ce que cela veut dire que nous comprenons l’éternité ? Nullement ! Mais nous devons apprendre à l’accepter. Si je ne comprends pas l’éternité, cela ne veut pas dire que l’éternité n’existe pas. Cela veut seulement dire que je ne la comprends pas, que je suis un humain.

Tous ces problèmes nous montrent combien les évolutionnistes, dans leur quête désespérée de trouver des réponses concernant notre existence, doivent s’accorder avec les coïncidences accidentelles de l’évolution avant d’émettre leurs « idées ».Tandis que les questions soulevées restent sans réponse, les preuves en défaveur du big bang s’accumulent de façon accablante. On peut se demander pourquoi alors ce modèle fait encore figure de théorie dominante. Pour la plupart des cosmologistes, ce n’est plus une hypothèse qui doit être confirmée ou infirmée par des preuves, mais un véritable dogme. A chaque nouvelle contradiction rencontrée, on ajoute une nouvelle hypothèse aussi ad hoc que les précédentes. Dans toutes les sciences « fondamentales », quand la vieille garde s’efface pour laisser place aux jeunes chercheurs, toute hypothèse contredite est vite abandonnée. Mais dans le domaine de l’évolutionnisme, et ici plus spécialement de la cosmologie, ce processus est retardé par le fait que les fonds destinés à la recherche sont attribués par un tout petit nombre d’instances gouvernementales, et cela dans tous les pays. Particulièrement aux Etats-Unis où les fonds sont alloués par des comités constitués exclusivement de défenseurs du big bang, qui refusent de financer toute théorie offrant une autre approche.

Aujourd’hui encore, malheureusement, les affirmations les plus farfelues, détachées de toute théorie vérifiée par l’expérience ou l’observation, sont acceptées sur la simple base de l’autorité de celui qui les a émises. Ainsi le big bang a bien mérité sa place d’honneur dans le cimetière des théories mortes.[32] Aujourd’hui, l’univers a reçu deux nouveaux adjectifs : « chaud » et « ouvert » (infini). Un univers de type big bang est un univers avec un début. Un univers chaud implique un seul début, un univers où les rebondissements ou les réincarnations sont impossibles parce que le niveau de l’entropie est extrêmement élevé. Un big bang ouvert implique un univers qui ne s’arrête jamais dans son expansion parce que sa masse est insuffisante pour l’arrêter. Si nous pouvions rembobiner le film, nous pourrions retracer le big bang chaud et ouvert dans le temps fini, d’après les déclarations de la Bible. Et tout cela a été confirmé par le travail de cinq équipes scientifiques travaillant toutes indépendamment les unes des autres à la fin du siècle dernier.[33]

Personne ne sait, ni n’a jamais essayé de savoir d’où l’œuf cosmique tire son origine. Pourquoi a-t-il explosé, qui a provoqué cette explosion ? Pourquoi le nuage homogène de gaz en dilatation ne s’est-il pas dilaté à l’infini, au lieu de former des galaxies ? Les cosmologistes ont dit que le noyau originel devait contenir des « grumeaux ». Comment est-il possible que dans une matière super dense il y ait des parties de cette matière encore plus super denses ? Et si nous supposons leur existence, que cela prouve-t-il ? Qu’il devait y avoir dès avant son origine un dessein, un plan, c’est-à-dire que les galaxies étaient prévues d’avance ! Mais il y a d’autres problèmes encore, d’autres situations qui contredisent l’hypothèse du big bang, entre autres choses :

la condensation du soleil et des planètes à partir d’une nébuleuse de gaz et de poussière contredit directement toutes les lois de la physique et de la chimie connues ;

la petite rotation du soleil (son moment angulaire) : le soleil contient plus de 99% de la matière du système solaire, mais ne contient que 2% de son moment angulaire ;

le moment angulaire dans les systèmes planètes-lunes : c’est la planète qui porte la plus grande partie du moment angulaire contrairement au système soleil-planètes, où les planètes (les lunes du soleil) portent la plus grande partie du moment angulaire ;

les orbites des planètes : la plupart des planètes ont leur orbite presque circulaire et sur le même plan (correspondant au plan de l’équateur du soleil), mais pas toutes. Pourquoi y a-t-il des planètes ayant des orbites excentriques et inclinées ?

la rotation rétrograde d’Uranus et de Vénus. Bien que toutes les planètes tournent autour du soleil dans la même direction, deux d’entre elles tournent en sens inverse sur leur axe ! Pourquoi ? Personne n’est capable de résoudre ces problèmes non plus.

La Première Loi de la Thermodynamique stipule que la quantité totale de la matière et de l’énergie dans l’univers est constante. La Deuxième Loi de la Thermodynamique déclare que la matière et l’énergie tendent toujours vers une dégradation d’états complexes et ordonnés en états désordonnés. Il ressort de ces deux lois fondamentales que l’univers n’aurait jamais pu se créer tout seul ! Il est très significatif que la matière possède des défauts dans sa structure, ce qui la rend susceptible de se désintégrer. On pense que l’origine des étoiles vient d’un processus de condensation du gaz uniformément dispersé qui, avec l’aide de la gravité, se groupe dans de grands amas de matière. Un tel processus requiert une grande diminution de l’entropie. Par la Deuxième Loi pourtant, une diminution de l’entropie dans une partie de l’univers requiert une augmentation encore plus importante de l’entropie quelque part ailleurs. Et quand nous parlons de l’origine des étoiles, ce « quelque part ailleurs » n’existe pas. Cette idée est entièrement impossible, tout spécialement parce que les particules doivent initialement être dispersées au loin pour pouvoir être sujettes à des mouvements intra gravitationnels. En ce qui concerne les étoiles d’aujourd’hui – et ce sont les seules au sujet desquelles la science sait quelque chose – elles sont toutes dans un processus de désintégration. Elles consomment de l’hydrogène, émettent de l’énergie qui se dissipe dans l’espace, perdent de la matière dans les éruptions. Aucune n’est en état d’ordre ou de complexité croissante. Il existe beaucoup de « théories » de l’origine du système solaire, mais aucune n’est acceptée de façon consensuelle et toutes comportent des erreurs sérieuses. En ce qui concerne l’origine de notre système solaire, il existe trois classes de modèles :

1. Les planètes, ou le matériel utilisé pour leur formation, ont été attirées par notre soleil de l’espace, où elles se déplaçaient au gré des vents : les planètes se sont formées originellement quelque part au-delà de notre système solaire par un processus inconnu. Remarquons qu’on fait toujours appel à des choses inconnues quand on est dépassé et qu’on ne connaît pas la réponse. On ne sait pas pourquoi, ni comment, mais cela a dû se passer comme cela ! Croit qui voudra ! Après avoir voyagé pendant des âges sans fin à travers l’espace, les planètes (ensemble, ou une par une ?) ont été attirées par le soleil. Quelle chance, il ne faisait que passer par là ! Il n’y a aucune réponse scientifique ici, le problème est seulement déplacé loin de chez nous, mais cela marche dans la plupart des cas. On fait confiance à ceux qui « savent » bien qu’ils ne sachent rien. Un problème supplémentaire est qu’une seule planète ne peut entrer en orbite autour d’une étoile. Deux objets attirés gravitationnellement l’un vers l’autre ne peuvent passer d’une configuration ouverte vers une configuration fermée sans l’aide d’une troisième masse. Pour expliquer la possibilité de la chose, il existe une quantité de variantes de modèles, mais elles sont toutes inadéquates pour expliquer la régularité des orbites planétaires de notre système solaire. Toutes ces hypothèses construites ad hoc sont largement insuffisantes comme explication de l’origine du système solaire.

2. Ce matériel à la base de notre système a été pris par le soleil d’une étoile de passage dans son voisinage. Quand deux étoiles s’approchent l’une de l’autre, des marées formées à partir de leur matériel gazeux se lèvent. Si le passage entre les deux étoiles est étroit, alors le matériel gazeux peut être tiré loin de l’étoile de passage et se mettre en orbite. Après le passage, ce matériel peut se refroidir et se condenser en planètes. La question que l’on doit se poser est la suivante : pourquoi ce gaz va-t-il rester en orbite et se condenser au lieu de se disperser dans l’espace, ce qui est de loin la chose la plus normale ?

3. Les planètes et le soleil se sont formés simultanément à partir du même nuage cosmique. Les planètes ne sont qu’un sous-produit de la formation des étoiles quand un nuage de gaz et de poussière se condense. Cette « théorie » a été proposée pour la première fois par Immanuel Kant à la fin du XVIIIème siècle et par Laplace au début du XIXème siècle. Les données scientifiques amassées depuis ont apporté beaucoup de modifications et de révisions, mais certaines variantes de cette croyance sont soutenues par la plupart des astrophysiciens d’aujourd’hui. La tendance naturelle de la matière est de se désintégrer et non de se synthétiser toute seule. La fission nucléaire est beaucoup plus facilement accomplie que sa fusion. Le processus naturel qu’expérimentent les éléments lourds est la désintégration radioactive et non pas la synthèse à partir d’éléments légers.En imaginant des conditions non observables, des conditions que personne n’a observées ou démontrées comme étant possibles, on « peut » expliquer tout ce que l’on veut. Tout est possible à celui qui croit ! Mais ici, il ne s’agit pas de miracles faits par le Tout-Puissant. Si nous nous limitons à la science, la Deuxième Loi de la Thermodynamique rend impossible la formation fictive de la matière ou de l’univers par des processus dits naturels. Voilà pourquoi nous pouvons être sûrs que la matière et l’univers ont été créés par des forces surnaturelles.

Tout ce que nous pouvons lire dans la presse « populaire » ne constitue que des essais de la part d’humanistes athées afin de prouver l’inexistence de Dieu, mais si nous suivons attentivement les écrits des astrophysiciens les plus renommés, nous voyons que tôt ou tard ils se tournent vers le Créateur, parce que toutes les données scientifiques nous dirigent finalement vers Lui. Pendant des siècles, la plupart des scientifiques croyaient que l’univers était éternel. Ils étaient persuadés que la matière avait existé depuis toujours et qu’il n’y avait aucun besoin d’un Dieu pour la créer. Mais le big bang a changé tout cela. Cette hypothèse nous dit que la matière n’est pas éternelle après tout. Elle a eu un commencement. Et si l’univers a eu un commencement, alors il est logique de demander quoi, ou Qui, lui a donné l’existence. Mais tout n’est pas positif avec le big bang. Pour beaucoup d’astronomes, le big bang est le premier pas vers une théorie d’évolution cosmique qui vise à expliquer l’origine des étoiles et des galaxies, et tout le reste de l’univers par des causes purement naturelles. Peut-être que Dieu a donné la poussée initiale au moment de l’explosion, disent les évolutionnistes, mais après ce sont les lois naturelles qui se sont occupées du reste. Mais de quelles lois parlent-ils exactement ? Y a-t-il des processus naturels qui peuvent bâtir un univers à partir d’un nuage gazeux ? Qui peut créer de l’ordre à partir du désordre ? Si nous étudions les processus cosmiques aujourd’hui, nous voyons exactement le contraire : des processus de désordre et de dissolution. Si nous regardons le ciel, nous voyons des étoiles et des galaxies qui perdent constamment de leur masse et de leur énergie. Quelquefois même, des étoiles explosent : on les appelle des supernovae. Alors où sont les processus naturels qui sont supposés avoir créé l’univers ?

Si nous nous limitons aux observations – après tout, la science est supposée être basée sur des observations – nous ne voyons pas un univers qui évolue dans le sens positif, nous le voyons se désintégrer. Et si l’univers se désintègre, il est logique de penser qu’à un certain moment, il a été mis en place. A un certain moment, les feux stellaires ont été allumés et les planètes ont été placées sur leurs orbites. En tant que créationnistes, nous croyons qu’il y a deux phases distinctes : une période de création, pendant laquelle le cosmos a été mis en place, et une période de fonctionnement pendant laquelle le cosmos est en train de se désintégrer. C’est la version scientifique de la doctrine de la Création et de la Providence divines. Alors, la prochaine fois, quand vous lirez des titres sensationnels concernant le big bang, soyez prêts à poser les bonnes questions ! Où est la preuve que l’univers peut se créer tout seul ? Où le voit-on aujourd’hui ? La vérité est qu’il n’y a pas de preuves. L’idée que l’univers s’est créé tout seul ressort d’une foi incroyable. En tant que chrétiens, nous ne devons plus être gênés d’avoir la foi. Tout le monde croit en quelque chose. Ce que nous devons montrer aux gens, en revanche, c’est que notre foi est corroborée par les faits !


[1] Karen Fox, The Big Bang Theory – What It Is, Where It Came from, and Why It Works, New York: John Wiley & Sons, 2002, p. 69.
[2] Fred Hoyle, The Big Bang Under Attack, en Science Digest, mai 1984, p. 92.
[3] J. Narlikar, Was There a Big Bang, en New Scientist, 2 juillet 1981, p. 91.
[4] D. Page, Inflation does not Explain Time Asymmetry, en Nature, 7 juillet 1983, p. 304.
[5] J. Gribbin, Cosmologists Move Beyond the Big Bang, en New Scientist, 1986, p. 110.
[6] Jeff Lindsay, 2001, The Bursting of the Big Bang, (On-line), site URL: http://www.jefflindsay.com/BigBang.shtml.
[7] Andrei Linde, The Self-Reproducing Inflationary Universe, Scientific American, p. 271.
[8] La plupart des astronomes ne mettent plus de majuscules quand ils parlent de cette « théorie », car à leurs yeux elle est morte depuis bien longtemps.
[9] David Berlinski, Was There a Big Bang?, Commentary, février 1998, pp. 28-38.
[10] Andrei Linde, The Self-Reproducing Inflationary Universe, Scientific American, 1994, p. 271.
[11] S. Hawking, A Brief History of Time, NY: Bantam Books, 1988, p. 174.
[12] M. Gardner, Did Adam and Eve Have Navels?, NY: W. W. Norton, 2000, p. 303.
[13] J. D. Barrow, The Book of Nothing: Vacuums, Voids, and the Latest Ideas about the Origins of the Univers, NY: Pantheon, 2000, p. 296.
[14] G. Mulfinger, Examining the Cosmogonies – A Historical Review, en Creation Research Society Quarterly, septembre 1967, p. 4.
[15] P. M. Steidl, The Earth, the Stars and the Bible, Phillipsburg, NJ: Presbyterian & Reformed, 1979, p. 195.
[16] G. D. Bouw, Cosmic Space and Time, Creation Research Society Quarterly, juin 1982, p. 19.
[17] Lee Smolin, A Theory of the Whole Universe, chapitre entière dans le livre de John Brockman The Third Culture, NY: Simon & Schuster, 1995, pp. 285-297.
[18] Don B. DeYoung, The Hubble Law, dans Creation Ex Nihilo Technical Journal, 1995, p. 9.
[19] Valerie Illingworth et John O. E. Clark, The Facts on File Dictionary of Astronomy, NY: Checkmark Books, 4ème édition, 2000, p. 198.
[20] Carl Sagan, Cosmos, NY/ Random House, 1980, p. 255; Halton Arp, Quasars, Redshifts and Controversies, Berkeley, CA: Interstellar Media, 1987 et Seeing Red: Redshifts, Cosmology and Academic Science, Montréal, Canada: Apeiron, 1999; Ron Cowen, Enigmas of the Sky: Partners or Strangers?, en Science News, 24 mars 1990, 137:181.
[21] W. III Kaufmann, The Most Feared Astronomer on Earth, en Science Digest, juillet 1981, p. 89.
[22] Karen Fox, The Big Bang Theory – What It Is, Where It Came from, and Why It Works, NY: John Wiley & Sons, 2002, p. 129.
[23] Ron Cowen, Quasars Clumps Dim Cosmological Theory, dans Science News, 26 janvier 1991, 139:52.
[24] Ron Cowen, Quasars: The Brightest and the Farthest, dans Science News, 4 mai 1991, 139:276.
[25] Trevor J. Major, The Big Bang in Crisis, dans Reason & Revelation, juin 1991, p. 11.
[26] Valable pour tous les trois exemples susmentionnés : Ron Cowen, Mature Before Their Time,en Science News, 1er mars 2003, 163:139-140.
[27] David Berlinski, Was There a Big Bang?, en Commentary, février 1998, pp. 28-38.
[28] K. Fox, The Big Bang Theory – What It Is, Where It Came from, and Why It Works, NY: John Wiley & Sons, 2002, p. 126.
[29] A. Linde, The Self-Reproducing Inflationary Univers, en Scientific American, novembre 1994, 271: 48-55.
[30] Adiabatique(ment) : transformation adiabatique, sans échange de chaleur avec l’extérieur.
[31] Fred Hoyle, The Big Bang in Astronomy, en New Scientist, 19 novembre 1981, 92:521527.
[32] Eric J. Lerner, Science et Avenir, avril 1993, p. 54.
[33] David L. Chandler, « Scientists Decide There’s Not As Much There in the Universe”, Orange County Register, Health and Science, 9 janvier 1998, p. 10. James Glanz, “New Light on Fate of the Universe”, Science, 278, 1997, pp. 799-800.

Source : http://creation.biblique.free.fr/?p=6

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