Emmanuel Macron, France, Politique

Pour la destitution du Président de la République Emmanuel Macron

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Nous vous demandons solennellement d’engager la procédure de destitution du Président de la République. L’article 68 de la Constitution stipule que « le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. »

Aujourd’hui, l’affaire Benalla empêche le chef de l’Etat de continuer à exercer ses fonctions. Elle contribue à mettre en lumière la façon dont des éléments, manifestement incompatibles avec l’intérêt national, infiltrent les plus hauts sommets de l’Etat sous la couverture complice de son premier magistrat.

Nous ne rappellerons que sommairement les privilèges exorbitants dont bénéficiait M. Alexandre Benalla, agent de sécurité devenu chargé de mission, adjoint au chef de cabinet à la Présidence de la République, à qui on a confié le soin de constituer une milice privée au sein, ou en parallèle, du Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) : accès à la vidéosurveillance de la Préfecture de Police de Paris ; badge de niveau H lui donnant accès à l’Assemblée nationale,y compris à l’hémicycle (c’est-à-dire au périmètre sacré) au même titre que les collaborateurs du président de l’Assemblée nationale ; Renault Talisman équipée d’accessoires de police, avec notamment feux de pénétration dans la calandre et derrière le pare-brise, digne des plus hauts fonctionnaires de la Police nationale ou de la Place Beauvau ; un appartement de fonction, Quai Branly, et une rémunération astronomique ; un grade de lieutenant-colonel de la réserve citoyenne, et même la promesse d’un poste de sous-préfet.

En outre, la liste des antécédents est longue : délit de fuite alors qu’il était au service d’Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif ; commande d’armement et d’équipements anti-émeute, conjointement avec Vincent Crase, pour le compte du parti En Marche ; port illégal d’arme ; recrutement du garde-du-corps surnommé Makao, lequel a été identifié aux côtés de Jawad Bendaoud, le logeur des terroristes du Bataclan ; agression de journalistes ou de manifestants, avec à chaque fois usurpation des pouvoirs conférés aux forces de l’ordre. Certains des privilèges cités plus haut ont été accordés ultérieurement à la révélation de ces faits.

Malheureusement, l’affaire Benalla semble n’être qu’une pièce, fort partielle, d’un scandale d’Etat, bien plus grand, où le Président de la République met en jeu la sûreté de l’Etat, la stabilité des institutions, et jusqu’à la sécurité des Français.

Les noms de Mohammed Saou, Yassine Bellatar, sont quelques autres exemples des étranges et dangereuses faveurs accordées par Emmanuel Macron à des individus douteux. Combien d’autres secrets doivent encore être détenus, en attendant la parution de la loi sur les fake news qui permettra de contrôler l’information ?

Parce que ce sont les Français qui veulent une République inaltérable, Emmanuel Macron doit ou démissionner, ou être destitué.

Il est vrai qu’une Commission d’enquête parlementaire est déjà constituée. Mais avons-nous besoin d’éléments nouveaux pour conclure à la responsabilité et à la culpabilité évidentes d’Emmanuel Macron en personne ? Faut-il apprendre, par exemple, que M. Benalla, en vertu d’une dérogation spéciale, était – imaginons ! autorisé à transporter la malette nucléaire ? Ou à éplucher le courrier diplomatique ? Ou encore à accéder aux bases de données des services secrets ? La Commission donnera ses conclusions, mais celles-ci ne peuvent désigner comme responsables que des boucs émissaires, alors que c’est Emmanuel Macron personnellement qui se rend coupable de haute trahison.

Alexandre Benalla n’est qu’un exemple de la voyoucratie qui a pris le pouvoir, avec la bénédiction explicite du locataire de l’Elysée. L’acharnement dont font preuve le Président de la République et ses collaborateurs dans la défense aveugle de ce délinquant, avec force mensonges, déshonore la République et fait injure à tous les Français.

Il ne peut plus gouverner, lui qui se qualifie lui-même, à raison, d’ « effraction » et se croit au-dessus des règles.

Nous appelons instamment les députés et les sénateurs à se constituer en Haute cour, et à voter la destitution d’Emmanuel Macron. Que chaque représentant de la Nation prenne ses responsabilités, en toute conscience et en toute honnêteté, pour l’honneur des institutions et par égard pour le mandat que les électeurs leur ont confié.

Signez la pétition ici.

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